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CHAPITRE SEPTIEME

Tumeuj'S cancéreuses sous-cutanées des dwerses parties de la surface du corps.

Indépendamment du cancer desmamelles^ des squirrhes de la peau, de la dégénération cancéreuse des glandes lymphatiques, des cancers de la région parotidienne et de celui de la glande thyroïde, il peut se former, soit immédiatement au dessous de la peau , soit dans le tissu cellulaire in termusculaire de toutes les parties du corps, des tumeurs cancéreuses dont la structure intime et la marche sont les mêmes que celles du cancer des mamelles. Dans la plupart des cas il scroit impossible de savoir quel est le tissu naturel qui^, par sa dégénération a fourni les premiers élémens de ces tumeurs cancéreuses; c'est ce qui nous engage à réunir dans ce chapitre ce qui ies concerne.

Il est vrai que la plupart de ceux qui ont rencontré des cancers de cette nature, les ont attribués à la dégénéralion d'une glande lymphatique devenue squirrheuse. Mais ce qu'on a avancé à cet égard repose plutôt sur une vaine théorie que sur l'exacte observation des faits.

Quoi qu'il en soit, les délails dans lesquels nous sommes entrés relativement aux cancers des mamelles^ des glandes I. 3o

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lymphatiques, de la région parotidienne, etc., ne nous laissent presque rien à dire des tumeurs cancéreuses qui peuvent se développer dans les autres parties extérieures du corps. On observée ces tumeurs cancéreuses non seulement dans les endroits ou sont ramassées un grand nombre de glandes lymphatiques, mais encore dans presque tous les points de la surface du corps. On en a rencontré sous la peau du thorax, sous celle de l'abclomen, au dos, au cou, à la tête et aux membres. Elles offrent toujours la plus parfaite analogie avec le cancer des mamelles, non seulement par leur slruclure anatomique, mais encore parles changemens successifs qu'elles éprouvent et par leurs effeîs généraux sur l'économie animale. Cette analogie est telle que si l'on retranche de la description générale du cancer des mamelles , quelques symptômes dépendans de la sensibilité parliculière de ces organes et de leurs connexions, le reste de la description pourra convenir parfaitement à la plupart des tumeurs cancéreuses externes.

Toutes ces tumeurs commencent par un squirrhe indolent qui peut être confondu dans quelques cas avec vine phlegmasie chronique, avec un engorgement scrophuieux, vénérien, laiteux, dartreux , etc.

Quand la tumeur passe de l'état de squirrhe indolent à l'état de cancer occulte, ce qui arrive toujours après un tems plus ou moins long, il s'y manifeste presque toujours des élancemens douloureux. Enfin lorsque la tumeur est ulcérée, elle présente le même aspect que le cancer ulcéré des mamelles.

Les seules différences que peut présenter le cancer dont il s'agit ici, sont relatives aux fonctions des parties affectées. Ainsi, par exemple, un squirrhe situé au cou gênera la respiration ou la déglutition , selon qu'il comprimera la trachée artère ou l'œsophage; une tumeur lout-à-fait semblable gênera la mastication si elle est située dansTéchan-

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