‹ Traité des maladies cancéreusesChapitre 36 sur 121 · DE LA SURFACE DV CORPS · texte numérisé non relu

DE LA SURFACE DV CORPS

traitement des tumeurs cancéreuses , situées à la surface du corps, se déduisent facilement de ce qui a été dit à cet égard concernant les tumeurs de même nature, situées au sein ( 2' partie cil. i").

Les signes qui engagent à extirper la tumeur ou à ne pas y toucher sont les mêmes que ceux qui portent à opérer ou à ne point opérer le squirrhe et le cancer des mamelles ( 2* partie, ch. i , art. 7, § 2). Il seroit donc inutile de donner de nouveaux détails à ce sujet. Il en est de même du traitement palliatif. Lorsque ces tumeurs ne peuvent pas être enlevées elles exigent le même trailement palliatif que le cancer des mamelles qui ne peut pas être opéré ( 2^ partie, cli. 1, art. 7 ? § 4 )•

La plupart des tumeurs cancéreuses sous-cutanées qui se manifestent au visage ayant été confondues mal à propos, sous le nom de no/l me tan gère, avec le cancer rongeant de cette partie , nous serons obligés de dire quelques miots à cet égard dans le chapitre relatif au cancer de la face. Ainsi, c'est au chapitre huitième, art. ler que nous renvoyons ce qui a trait aux cancers sous-cutanés de la face.

Observation [\). Cancer au coude.

En i8o5, M. de F***, âgé de 82 ans, ayant fait extirper une tumeur cancéreuse située près de l'articulation du coude, la maladie repullula deux fois. A la seconde récidive , le condyle externe de l'humérus se trouva dénudé, et la sonde y faisoit reconnoître plusieurs inégalités qui n'étoient point naturelles. L'âge avancé du malade, joint à la nature funeste de la maladie faisoient regarder la carie de l'os comme au-dessus des forces de la nature. L'art devoit-

(1) Thèse de M. J^icod , Parie, an 1807 , n° 1 10, p. 8.

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il venir à son secours dans ce cas épineux ?... MM. Sabatier, Boyer et Pelletan , considérant la foi le constitution du malade et la vigueur qui lui restoit encore, cédèrent aux instances de ce vieillard respectable... M. Boyer pratiqua Topéralion,que le malade supporta avec un courage héroïque. La d ssection de la partie malade fit voir que la peau et le tissu cellulaire, environnant la plaie, formaient une masse squirrheuse qui adhéroit à l'os et qu'en outre celui-ci offroit dans l'endroit dénudé une cavité irrégulière d'un demi pouce d'étendue. Au bout de six semaines le malade étoit presque guéri et sortoit pour se promener. Peu de temps après, la guérison de la plaie fut complète.

Remarques. La description de l'état de la carie ne suffit pas pour faire juger si l'os étoit affecté de cancer, ou s'il yavoit une carie non cancéreuse, mais les parties charnues étoient cancéreuses, et ce fait peut être cité comme un exemple de la possibilité d'amputer avec succès les cancers des membres chez les sujets de l'âge le plus avancé. De même que des parties charnues peuvent s'enflammer et snppurer par le voisinage du cancer, sans devenir cancéreujses, les parties osseuses peuvent aussi se carier sans devenir cancéreuses.

CANCER DE LA FACE 5 ETC. ^y i

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