CHAPITRE VINGT-QUATRIÈME
Cancer de la vessie.
Le cancer de la vessie est assez rare et très-difficile à distinguer des autres maladies des voies urinaires. On ne l'observe presque jamais avant la quarantième année. II est primitif lorsqu'il commence dans la vessie; consécutif, lorsqu'il s'est propagé d'une autre partie dans ce viscère.
ARTICLE PREMIER
Histoire de la maladie.
§ 1. Cancer primitif de la vessie. Les individus menacés de cette maladie en sont communément avertis, plus ou moins long-temps à l'avance, par un malaise dans la région des reins ou dans celle de la vessie, par quelques élancemens douloureux qui se font sentir à l'extrémité du canal de l'urètre à l'instant où cesse démission des urines, ou par quelqn'autre symptôme qui annonce une lésion commençante de quelqu'une des parties qui constituent les voies urinaires. La maladie débute quelquefois par des douleurs vives dans les reins ou même par une colique néphrétique; d'autres fois plusieurs des parties destinées au passage des urines sont prises, en même temps ou alternativement, de douleurs qui peuvent être continues ou périodiques et sujettes à des récidives rapprochées ou séparées par de longs intervalles. Après un certain temps il se manifeste ordinairement une dysurie légère
OU intense. Les urines deviennent un peu louches , ou glaireuses, ou chargées d'une malière furfuracée, ou même teintes de sang qui se dépose au fond du vase, surtout quand les urines sanguinolentes ne sont pas en même temps glaireuses. Chez quelques malades les élancemens douloureux de l'extrémité de l'urètre, à l'instant où cesse l'émission des urines, deviennent extrêmement difficiles à supporter.
Ces différens symptômes exigent qu'on s'assure à l'aide de la sonde s'il n'y a point de calcul dans la vessie.
A mesure que la maladie continue à faire des progrès, la souffrance devient plus pénible dans l'hypogastre ; les douleurs qui succèdent à l'émission des urines sont plus vives; t'urine est plus souvent sauglante, et le sang y est en plus grande proportion ; quelquefois elle sort perpétuellement et distille goutte à goutte ; d'autres fois elle sort involontairement, en'plus ou moins grande quantité au moment où les malades s'y attendent le moins. Il est rare qu^ils soient pris de strangurie. Quandi à raison de la complication du cancer de la vessie avec une autre maladie des voies urinaires , ou bien par toute autre cause impossible à découvrir , les douleurs lombaires sont violentes, ou tout l'abdomen douloureux, la douleur de la vessie est quelquefois si bien masquée que les malades n'en parlent point excepté lorsqu'on les interroge avec grand soin. Enfin la maladie, qui jusque-là n'avoit produit que des effets locaux, commence à faire sentir spn influence dans toute l'économie, et l'on voit s'établir successivement les signes de la cachexie cancéreuse (î'' partie, chap. m); la maigreur, le teint d'un jaune pâle, l'aspect terreux delà peau, etc., ne permettent plus de se flatter ; l'appétit devient bizarre. Plusieurs malades désirent ardemment les alimens de haut goût, ou même des boissons spiritueuses. il en est qui ont des ypqii^ÇjSeme^s^ aqueux, glaireux ou bi-
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lieux ; d'autres vomissent les alimens. Cependant le pouls ne s'éloigne presque pas de son ihythme naturel. Presque toujours il est plutôt lent que fréquent, excepté dans les derniers temps»
Dans les cas où la vessie squirrheuse, dans une plus ou moins grande étendue, n'est point ulcérée , les urines ne sont pas teintes de sang, et les douleurs de la vessie sont peu marquées, excepté lorsqu'il y a une autre maladie cancéreuse dans le voisinage.
Lorsque la vessie est ulcérée, on finit presque toujours par apercevoir dans les urines quelques petits fragmens de substance charnue détachée de la surface ulcérée, et plus souvent encore de petits grumeaux de sang caillé et brunâtre.
Si le malade n'a point encore été sondé et qu'on pratique le cathétérisme à cette époque, les urines deviennent plus sanglantes, et les douleurs de vessie, qui n'ont point paru devenir plus vives au moment de l'introduction delà sonde, prennent bientôt après une nouvelle intensité.
Ordinairement les urines^ qui ont éprouvé une altération par suite du cancer de la vessie, exhalent une odeur très-fétide; mais cela n'est pas constant, non plus que le mode d'altération qu'elles présentent. Après qu'elles ont été sanglantes, on les voit quelquefois devenir tout à coup presque naturelles ou à peine louches. Nous avons vu cet état naturel des urines persister pendant plusieurs jours dans des cas où la vessie étoit le siège d'un large vilcère cancéreux. Lorsque l'ulcération cancéreuse perfore la vessie, il en résulte tantôt un écoulement continuel et involontaire des urines, tantôt une péritonite promptement mortelle, selon le lieu où s'est faiie la perforation.
Le cancer de lu vessie conduit la plupart des jnalades au dernier degré de marasme ; ils succombent après avoir souffert, pendant plusieurs mois ou même pendant des an-
nées entières, les plus cruelles douleurs. Les uns meurent d'épuisement, quelques autres d'une fièvre adynamiqiie ou ataxique, et d'autres d'une péritonite provoquée par la propagation de la lésion organique de la vessie qui a enflammé les parties situées dans son voisinage.
Les causes occasionnelles du cancer primitif de la vessie nous sont peu connues. Les dartres, la goutte, les calculs^ et divers principes morbîfiques sujets à irriter la vessie y produisent assez souvent un catarrhe, une phlegmasie chronique, un développement excessif des colonnes charnues, etc.; mais ils ne paroissent avoir aucune influence spéciale pour donner naissance à un ulcère cancéreux de ce viscère. Néanmoins, si ces causes d'irritation se rencontroient chez un individu prédisposé au cancer de la vessie, elles pourroient contribuer à son développement.
L'âge avancé ne paroît pas prédisposer au cancer de la vessie plus qu'aux autres maïadies de ce viscère. Si on ne voit jamais ce cancer avant l'âge de 25 ans, et s'il est plus frécpient dans la vieillesse, cela dépend de ce que c'est principalement après la 36^ année que naissent les cancers, et après la 5o® que la vessie devient plus sujette à toutes sortes de maladies.
§ 3. Cancer consécutif de la vessie» Le cancer consécutif de la vessie est bien plus commun que le cancer primitif. On l'observe principalement chez les femmes ; il est produit par une autre affection cancéreuse et surtout par le cancer de la matrice et du vagin. Il peut aussi être l'effet d'un cancer delà prostate ou du rectum, ou d'un corps cancéreux spontanément développé dans le petit bassin.
Les symptômes du cancer consécutif de la vessie se confondent dans leur principe avec ceux de la maladie primitive; mais les douleurs en urinant, et bientôt après 'issue continuelle et involontaire des urines 5 donnent la
triste conviction de l'ulcération de la vessie. Nous avons vu ce viscère presque en entier détruit par la propagation d'une dégénération cancéreuse née dans une partie voisine.
§ 3. Complication. Le cancer consécutif de la vessie est toujours compliqué avec une autre maladie cancéreuse de quelque partie voisine. Le cancer primitif de ce viscère est rarement compliqué de la même manière, mais il est quelquefois uni avec un calcul des reins, avec l'alrophie de ces organes, avec leur dégénéraiion squirrheuse, etc. Nous Tavons vu aussi coexister avec des douleurs lombaires ou néphrétiques essentielles.
ARTICLE n.
Diagnostic du cancer de la vessie.
Lorsque le cancer de la vessie est consécutif, il est moins difficile à reconnaître que dans les cas où il est primitif. On a d'abord reconnu la maladie qui lui a donné naissance, telle que l'ulcération cancéreuse de ia matrice (chap. 25), du vagin, du rectum (chap. i4)i de la prostate (chap, i5), et il est ensuite survenu des douleurs dans le canal de l'urètre ou dans la vessie. A la fin, l'éconlement purulent, ou l'incontinence des urines, n'a plus permis de méconnoître l'ulcération cancéreuse de la vessie.
Le cancer primitif de ce viscère n'a pas de signes aussi • 1 caractéristiques. Les symptômeslocaux qui l'accompagnent peuvent tenir à une ulcération non cancéreuse de la ves- NÏc. Noas les rtvons observés aussi dans des cas où les reins étoient le siège delà maladie, la vessie étarif tout-à-fait saine. Néanmoins il y a presque toujours un cancer de la vessie lorsqu'on observe chez un individu la réunion des signes suivans :
Douleurs de vessie, dysurie, surtout en finissant d'uriner;
urines louches, troubles, souvent teintes de sang ou purulentes, fétides, contenant des flocons charnus putrides ; douleurs des reins nulles ou erratiques; nulle trace de calcul dans la vessie examinée avec la sonde, signes généraux de la cachexie cancéreuse (1" partie, chap. 5).
Les complications du cancer primitif de la vessie, avec un calcul des reins, avec u^ne autre maladie de ces organes, avec un squirrhe de la prostate, ne peuvent ^tre reconnus par la réunion des symptômes du cancer primitif de la vessie avec ceux de l'autre maladie. Néanmoins, on est forcé d'avouer que, dans bien des cas, ce n'est qu'à l'ouverture des cadavres qu'on reconnoît avec certitude le véritable caractère de la maladie.
Cette remarque se présente souvent dans la description de maladies organiques situées à l'intérieur. Elle montre l'incertitude du diagnostic. Mais nous nous garderons bien de dissimuler les difiicultés, les lacunes et les obscurités de la science. Tout ce qui est vrai doit être exposé avec candeur, lors même que ces vérités sont humiliantes. La véritable science n'est pas celle qui est présomptueuse, mais celle qui connoît avec précision ce qui est certain, ce qui est faux et ce qui est douteux.
ARTICLE III
Résultat de L'ouverture des cadavres.
A l'ouverture des cadavres, la vessie présente un ulcère cancéreux ou une induration squirrheuse. La lésion de ce viscère est isolée ou bien elle est unie à une dégénération de quelque autre partie.
1" Quand la vessie est ulcérée, l'ulcération, plus ou moins étendue, est inégale, irrégulière, à bords élevés et communément renfoncés. Elle exhale une odeur fétide, piquante et souvent analogue à celle de la gangrène. La sur-
face de l'ubère est blanchâtre, brunâtre, rougeâlre, ou de diverses couleurs; en la raclant avec le scalpel, on en dér tache des lambeaux inégaux, putrides, faciles à écraser et à réduire en pulpe. Si, après avoir ainsi raclé Tulcère, on comprime entre les doigts le tissu dégénéré, on voit ordinairement soriir à la surface de l'ulcération un liquide qui ressemble au petit lait trouble, au lait ou à la crème ; en fendant l'ulcère, on distingue communément encore sur le bord les deux membranes de la vessie ; mais, dans le milieu de l'ulcération , elles sont ordinairement confondues. ^
La membrane muqueuse a quelquefois vme ligne et demie d'épaisseur; d'autres fois elle acquiert plus de sis à huit lignes; elle a fréquemment une apparence lardacée; d'autres fois elle est d'un blanc de luit et on y voit de petits points brillants. La membrane musculaire acquiert souvent bien plus d'épaisseur encore et elle se présente tantôt sovis la forme d'une couenne de lard très-épaisse, tantôt sous celle d'une substance cartilagineuse. Elle a quelquefois près de deux travers de doigt d'épaisseur. A mesure qu'on s'éloigne de la surface ulcérée , on voit les membranes devenir de moins en moins squirrheuses, de sorte qu'elles sont quelquefois totalement saines à un travers de doigt de distance des bords de l'ulcère. La dégénération cancéreuse de la vessie est presque toujours formée en entier par un tissu squirrbeux (^int., chap. a, art. 1), sans mélange d'autre dégénérescence; mais dans quelque cas elle est formée par un mélange de tissu cancéreux, de matière tuberculeuse finir., chap. 2, art. 2) et de méianose.
a° Quand toute la vessie est dans ^n ét^t d'induration squirrheuse, elle est très-épaiss^ et p^roît.Jifansformée en un tissu cartilagineux; sa membrane muqueuse est intacte ou n'offre que quelques petites ulcérations et un épaississement peu considérable. C'est la dégénération de la mem-
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brane mnscnlaire transformée en cancer cartilaginiforme, qui constitue à elle seule presque toute la lésion organique.
3° Les dégénératïons de la vessie que nous venons de décrire se trouvent quelquefois unies avec une lésion des uretères ou des reins ^ avec la dégénération cancéreuse de la prostate, avec une niasse cancéreuse située dans le petit bassin (chap. xxvii), ou avec un ulcère cancéreux du vagin et de la matrice, ou du rectum.
Dans certains cas les reins sont dans l'état naturel , et les uretères Irès-élargis , épaissis et dilatés à leur partie inférieure, au point d'être quelquefois plus gros que le petit doigt ; d'autres fois les reins sont plus ou moins atrophiés, et, dans d'autres cas enfin, les reins, les uretères, et la vessie sont affectés en même temps d'une dégénération cancéreuse ou squirrheuse.
Quand la prostate est squirrheuse, l'ulcère de la vessie se présente quelquefois sous l'aspect d'une végétation ulcérée formée par cette glande qui constitue la base de l'ulcère caiicéreux.
Enfin, lorsque dans les ulcères de la matrice , du vagin ou du rectum, etc., la dégénératiou a envahi la vessie, il y a quelquefois un ou plusieurs trous de communication entre ce viscère et les autres parties cancéreuses. Les bords des trous dont la vessie est percée sont formés par un tissu cancéreux bien caractérisé. Les ouvertures s'élargissent quelquefois et se réunissent de telle sorte qu'on a vu la vessie presque entièrement détruite par l'ulcère. Toutes les fois que le cancer de la vessie a déterminé une phlegmasie du péritoine , si celle-ci a été aiguë, on trouve la vessie sans adhérence ou unie aux parties voisines par une substance albumineuse qui se déchire avec la plus grande facilité. Mais, si la péritonite a été chtonique, la
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vessie est unie avec les parties environnantes par des adhérences plus ou moins intimes et difficiles à déchirer.
ARTICLE IV
Lésions organiqaes qui doivent être dlstlngaées du cancer
de la vessie.
Il y a quelques lésions de la vessie qu'on pourroît facilement confondre avec le squinhe ou le cancer de cet organe, et qui doivent en être distinguées avec soin parce qu'elles sont d'une nature différente. Ces lésions sont :
1** I/ulcère de la vessie ; 2" le gonflement rougeâtre de la membrane muqueuse de ce viscère; 3° i'épaississement de cetlemême membrane produit par un catarrhe chronique ; 4*^ les végétations accidentelles ; 5° le développement considérable des colonnes charnues.
§ 1. Dans l'ulcère de la vessie, quelle que soit la forms et l'apparence de l'ulcération qui présente quelquefois des indurations calleuses, il suffit d'inciser la partie affectée pour reconnoître que son ti'^su intime n'offre pas cet aspect brillant et ces petits points iuisanls qu'on ob^scrve dans les parties squirrheuse.^, etc. (Int. chap. 2, § 1.)
§ 2. Le gonflement rougeâtre de la membrane muqueuse se présente sous la forme de petits replis colorés plus ou moins nombreux. Il tient souvent à une affecîion catarrhale , qui qvielquefois a rendu les urines sanglantes ou puriformes et excessivement fétides. En incisant les replis ou les surfaces rougies , on voit que la membrane muqueuse est seulement un peu épaiSwsie, et son tissu rougi par endroits, par suite du développement d'un nombre infini de petits vaisseaux sanguins, tantôt finement ramifiés, tantôt terminés par des orifices un peu saillans , nom-
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breux et très-fins, qui donnent à la surface rougie un aspect velouté.
§ 5. L'épaississenient plus ou moins considérable de la membrane muqueuse de la vessie, produit par un catarrhe chronique , présente partout une structure uniforme, et une mollesse remarquable. Cette membrane est alors quelquefois de couleur naturelle , d'autrefois extraordinairement blanche, et d'autrefois enfin tachée ou de diverses couleurs, mais toujours sa structure intime diffère de celle de la même membrane devenue squirrheuse.
§ 4» Les végétations de la vessie sont quelquefois de la même nature que les affections cancéreuses, mais d'autres fois elles sont simplement fongueuses et non squirrheuses. Dans le premier cas elles ne sont ni luisantes ni remplies de points brillans à leur. intérieur.
§ 5. Le développement des colonnes charnues. Ce développement est quelquefois tel que la vessie fort épaisse et assez vohimineuse semble presque toute formée par un entrelacement de grosses colonnes charnues, qui lui donnent un aspect comparable à celui de Tintérieur des ventricules du cœur. D'ailleurs ces colonnes charnues sont fibreuses, sans lésion de tissu. Ce n'est en quelque sorte qu'un développement considérable des faisceaux fibreux, qui constituent ce que l'on appelle la membrane musculaire de la vessie.
ARTICLE V
Traitement du cancer de la vessie.
1° Le catarrhe, les phlegmasies, les affections calculeuses, les dartres et les autres principes morbifiques , en se por-
tant sur la vessie chez un sujet prédisposé au cancer de cet organe, poairoient y favoriser le développement de cette redoutable maladie. On ne sauroit employer trop de soins pour prévenir ce funeste résultat. Les résineux, les sangsues, les eaux deContrexeville, les sinapismes,etc., peuvent être mis en usage dans ces circonstances. Frédéric Hoffmann (i) recommandoit expressément la boisson d'une grande quantité d'eau chaude pour prévenir le calcul de la vessie; il assure qu'on ne voit presque jamais ces calculs chez les très-grands buveurs d'eau.
2° Lorsqu'on a d»ïs raisons suffisantes pour présumer l'existence d'un cancer commençant de la vessie, on continue à combattre les causes occasionnelles qu'on a découvertes, et on fait d'ailleurs usage des moyens destinés à combattre les cancers ou à ralentir leur marche. L'extrait de ciguë, de jusquiame, etc.; les autres moyens dont nous avons parlé à l'occasion des squirrhes de l'estomac (chap. xvHi) et du foie (chap. xx), doivent alors être conseillés. Les vins blancs et les diurétiques chauds sont nuisibles dans le traitement du cancer de la vessie, mais nous ne saurions trop recommander le lait pris en grande quantité. Il diminue singulièrement l'acrimonie des urines comme l'a très-bien remarqué Frédéric Hoffmann (2), et il produit de bons effets chez la plupart des individus affectés d'une maladie cancéreuse.
S'' Lorsqu'un symptôme prédominant menace les jours du malade ou accroît notablement ses maux, il exige un traitement particulier. Les boissons mucilagineuses, les émulsions avec les semences froides , la gomme arabique , la gomme adragante, et les préparations narcotiques sont indiquées quand il s'agit de combattre les douleurs ou l'in-
(1) De exulteratione vesicae, § 34, suppl, sec.> t. u, p. 457,
(2) Loc, cit., § 38.
somnie. On diminue le^ inconvéniens qui résultent de Tissue continuelle de l'urine à l'aide d'épongés ou de paquets de charpie placés convenablement pour s'imprégner de ce liquide. Oniait des injeciions narcotiques, émollientes, etc., dans le vagin , toutes les fois qu'il faut apaiser linflammation occasionnée par les liquides irritans qui, découlant de l'ulcère cancéreux , agacent les parties avec lesquelles ils sont en contact.