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CHAPITRE TRENTE-UNIÈME

Cancer des muscles.

ARTICLE PREMIER

Cancer des muscles de la locomotion»

Je n'ai jamais observé de dégénération cancéreuse primitive des muscles de la locomotion. Mais ces muscles sont quelquefois affectés de cette altération à la suite de la propagation d'un cancer, qui a pris son origine dans une partie voisine. Ainsi , à la suite du cancer au sein , on trouve quelquefois des portions du grand pectoral qui sont dures, blanches, et comme lardacées. Quelquefois on ne peut plus reconnoître la structure primitive des faisceaux fibreux. On voit encore d'autres parties musculaires devenues squirrheuses à la suite du développement d'un cancer dans leur voisinage. Mais, comme nous l'avons dit, les muscles de la locomotion ne deviennent alors cancéreux que par suite de la propagation d'une dégénération squirrheuse qui a pris naissance dans un organe non musculaire , et qui a gagné les parties voisines en transformant en dégénération squirrheuse d'abord le tissu cellulaire environnant, et ensuite les parties voisines qui toutes présentent un tissa cellulaire plus ou moins abondant , car il paroît que les parties voisines d'un cancer deviennent d'autant plus facilement squirrheuses , qu'elles renferment une plus grande quantité de tissu cellulaire.

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