‹ Traite des maladies chirurgicales d'origine congenitaleChapitre 111 sur 158 · III. — LUXATIONS CONGÉNITALES DU COUDE · texte numérisé non relu

III. — LUXATIONS CONGÉNITALES DU COUDE

D'une manière générale, les luxations congénitales du coude sont fort rares. Il y a toutefois une distinction à établir, sous ce rapport, entre les luxations simultanées des deux os de Tavant-bras et les luxations isolées du radius. Les premières sont tellement exceptionnelles qu'au dire de Hoffa, il n'en existerait que deux exemples, l'un de Chaussier, concernant une luxation en arrière, l'autre de Hoffmann, dans lequel le déplacement avait lieu en avant. Les luxations isolées de la tête du radius méritent une plus grande attention, puisque, dans un travail récent, Bonnenberg* a pu en réunir trente et un cas. Tantôt elle existe seule, tantôt associée à d'autres malformations. Ainsi, par exemple, dans un cas de Servier, il existait une double luxation du radius en arrière, en même temps qu'une luxation congénitale de la rotule et un pied bot'. Le fait de Mitscherlich ' est relatif à une petite fllle de six ans qui, outre un double pied bot, présentait des contractures congénitales de la main et des doigts et une luxation de la tête des radius en avant. La luxation peut avoir lieu, soit en arrière, soit en avant ou en dehors, être unilatérale, ou bilatérale. D'après les relevés de Bonnenberg, la luxation latérale serait la plus rare, puisqu'il n'en compte que 12 cas, au lieu de 39 cas de luxations unilatérales.

Quant au sens suivant lequel se fait la luxation, le travail de Bonnenberg fournit les résultats suivants :

1® Luxations bilatérales :

A. En dehors Néant.

B. En arrière 8 cas.

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