‹ Traite des maladies chirurgicales d'origine congenitaleChapitre 112 sur 158 · Mitscherlich, Archiv fUr Klinis, Chirui\, 6" Band · texte numérisé non relu

Mitscherlich, Archiv fUr Klinis, Chirui\, 6" Band

KiRMissoN. — Maladie» cbirarg. 31

L'hérédité a été notée dans plusieurs faits. C'est ainsi qu'Abbot* a publié dans ces dernières années l'exemple d'une famille dans laquelle, au cours de quatre générations successives, ont été observés sept exemples de luxation congénitale de la tête du radius.

Un détail particulier qui se rencontre souvent dans les observations, c'est l'allongement anormal du radius, et surtout du col du radius. Souvent on note une absence partielle du condyle humerai; quant au cubitus, il était arrêté dans son développement dans un cas de Deville ', et dans le fait de Senftleben, il était remplacé par un cordon ligamenteux '. La tête radiale est toujours mal conformée, petite, et, en partie, privée de cartilage. Daqs le fait paif-ticulier à Bonnenberg, l'intervention chirurgicale a permis de constater, en avant et au-dessus du condyle humerai, une cavité dans laquelle venait se loger la tête du radius pendant les mouvements de flexion ; cinq fois il y avait fusion du cubitus avec le radius.

La luxation congénitale de la tête radiale ne possède pas de signes Vjui lui appartiennent en propre; le fait de la bilatéralité des lésions peut être donné comme une présomption. On a donné comme signe la grande mobilité de l'articulation, par opposition aux mouvements limités qu'on trouve dans les luxations traumatiques ; mais, d'après Bonnenberg, cette mobilité exagérée n'a été rencontrée que dans 10 cas sur 31 ; on la trouverait surtout dans la luxation en dehors.

On comprend que la seule conduite à tenir, si la luxation cause une trop grande gêne, c'est la résection de la tête du radius. Déjà Langenbeck, en 1865, avait pratiqué la résection complète du coude chez la malade dont l'histoire a été rapportée parMitscherlich; Bessel-Hagen a obtenu un succès en réséquant la tête du radius seule. Dans le cas qui sert de base au travail de Bonnenbei^, Hofla a pratiqué de même avec un bon résultat la résection de 3 centimètres de l'extrémité supérieure du radius.

Comme exemple de luxation isolée du radius, nous rapporterons le fait suivant que nous avons pu étudier grâce à l'obligeance du professeur Pinard, qui nous avait adressé ce malade. Il s'agit

i. Abbot, Luxation congénitale du coude chez des membres de la même famille, pendant quatre générations successives, Pathol. Society, Londres, 5 avril 1892.

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