‹ Traite des maladies chirurgicales d'origine congenitaleChapitre 128 sur 158 · LUXATION DU GENOU EN AVANT · texte numérisé non relu

LUXATION DU GENOU EN AVANT

côté du jarret. Le creux poplité est efTacé, et sa déprossion est remplacée par une saillie, dans laquelle on reconnaît aisément la saillie formée par la partie postérieure des condyles et du plateau tibial. La contracture du triceps maintient le membre dans son attitude vicieuse; dans notre première obser\'ation, il s'y joignait d'une façon manifeste une contracture du tenseur du fascia lata. La flexion spontanée est impossible; quant à la flexion provoquée, elle possède une étendue variable. Quelquefois elle atteint l'angle droit; dans d'autres cas, elle est moindre; parfois même, elle est

complètement nulle; tout ce que l'on peut faire, c'est de détruire l'hyperextension et de mettre le membre dans la rectitude complète.

Quelquefois, au moment où l'on abandonne le membre à luimême, après avoir placé le genou dans la flexion, il revient brusquement à sa position vicieuse, par un véritable mouvement de détente, fait noté par Weinlechner. Phocas, et retrouvé par nous dans nos observations.

Quelquefois le renversement de la jambe sur la cuisse a lieu directement en avant; dans d'autres cas, il est associé à un renversement, soit en dedans, soit en dehors, comme chez notre petite malade des Enfants- Assistés,

La déformation est tantôt unique, tantôt double ; chacun de nos deux faits personnels se rapporte à l'une ou l'autre de ces deux

MALADIES CONGENITALES DU UEMBRB INFERIEUR

variétés. Tantât la luxation du genou en avant existe seule, tan^ùl elle se montre associée à d'autres vices de conformation, chez ^^ fœtus monstrueux. Dans ce dernier cas, elle porte le plus sou'*"*»! sur les deux membres inférieurs simultanément.

Étiologie et pathoffénie. — Il s'agitici d'un vice de conformât ûo

rare; cependant, comme il arrive toujours, au fur et à me* «Jff

qu'on s'est davantage occupé de la question, les observations^ »

sont multipliées. Ainsi, en 1888, Cari MQllcr ' pouvait en comp» ter

23 cas ; Hoffa, dans son Traité rf" O-

tkopédie, en 1891, porte lenomSjn

ù 26 ; dans sa thèse, Sporri' en coin f^t

54 exemples, dont 20 concernent Xn

luxations doubles, et 3i portent ^uf

un cdté seulement. Nul doute qax'i

riieure actuelle, ce chiffre ne |iui»«

être augmenté.

Comment pouvons - nous cw^' prendre le mode de dévclopperat- » '* de cette difformité? Les cas sont rar*'* dans lesquels on a pu faire l'exame^ ** anatomique. Cependant Hoffa enciC^ trois, appartenant à Albert, à Tamic ' rt à Nissen ; nous pouvons en ajoulc^"^ un quatrième publié par Barth. Dan»

le fait d'Albert ', les con(lylt>!i du fémur ])résenlaienl, au-dessus de la une facette articulaire spéciale, stir laquelle se moulait le plateau tibial, qui lui-môme était normal- La partie postérieure des condyles fénn)raux semblait faire défaut dans le cas de Tarnier'; les ligaments étaient relâcht-s. Ce qui frappait seulement sur la pièce de Nissen, c'est la largeur de I cpiiibvse tibiale '. Enfin, sur la planche annexée au mémoire de Barth *, et dont nous donnons ici une reprotlurtioii.

U Cnrl MûlkT, Uclier conRenilalu Luxnlion in Kriic, Arhril. ou» dtr chir. FoiikUnik iu Uipii;/. lx8N.

3. SpOrri, Utiier ilie evngniilale Liixnlion des KniegeUnki, \aAa^. DîsM-rUtiiiii. ZùricU, 1KU3.

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