‹ Traite des maladies chirurgicales d'origine congenitaleChapitre 129 sur 158 · Allierl, Wientr med. rmie, Issr,. S. i'.'i · texte numérisé non relu

Allierl, Wientr med. rmie, Issr,. S. i'.'i

i. T.irnicr, llull. dr lu .«w. luiur de Pann. IRSi, ji. lUB.

5. Nissen, /uri f-ltle ion uiiyt/i. Diffonniliilen des KniegeUnkes. Magilelnilv. IS^O.

6. A. 11,'irlli. Kiii K:il] von .'inKCtuiruiiiT Knio iiml Iliirici-tenks-Vi'm-nkung. .IrrA. ffir klin. C/iii:. .1. llnml, [.. inO.

fossette

Ivlienne,

LUXATION DU GENOU EN AVANT o8S

on voit qu'il y a eu glissement de la surface articulaire du tibia au devant des condyles fémoraux. De plus, il est dit, dans ce cas, que Tépiphyse inférieure du fémur, au lieu d'être perpendiculaire h la diaphyse, remontait plus haut en avant qu'en arrière, de manière à faire avec celle-ci un angle obtus, ouvert en avant. De tous ces faits, il résulte que, dans la déformation en question, il n'y a pas à proprement parler luxation du tibia sur le fémur; les deux os ne se sont pas abandonnés; c'est à peine s'il y a subluxation ou glissement du tibia en avant des condyles fémoraux. Déjà la remarque en a été faite par M. Lannelongue*, à la suite de la communication de M. Guéniot à la Société de Chirurgie. Aussi proposait-il de dénommer cette difformité renversement de la jambe en avant. De son côté, Albert était frappé du même fait, et, au titre de luxation congénitale de la jambe en avant, il substituait celui dcffenu recurvatum d'origine congénitale, qui a généralement prévalu. Du reste, les divers auteurs qui ont cherché à reproduire la lésion sur le cadavre, tels que MM. Guéniot, llibon, Phocas, n'ont pu y parvenir qu'après avoir sectionné le ligament postérieur do l'articulation; ce qu'on obtenait en déployant ime force suffisante, c'était un décollement épiphysaire, et non la luxation. M. Phocas émet l'hypothèse d'un décollement de l'épiphyse fémorale produit accidentellement pendant la grossesse. Mais il faut bien le dire, cette circonstance d'un traumatisme pendant la gestation, si elle se rencontre dans certaines observations, comme, par exemple, dans celle de Barth, fait défaut dans beaucoup d'autres. C'est ainsi que, dans les deux cas qui nous sont personnels, la grossesse et l'accouchement avaient été tout à fait normaux.

11 est bien plus rationnel d'admettre qu'il s'agit ici d'une action qui s'est produite lentement, peu à peu, soit qu'il s'agisse d'une compression exercée par la paroi utérine, grâce à la petite quantité du liquide amniotique, comme le veut Muller, soit qu'il faille invoquer l'étroitesse du capuchon amniotique, ou encore un nœud du cordon, comme cela existait dans l'une des observations de M. Guéniot. A l'appui de cette production lente de la difformité sous l'influence d'une compression extérieure, on peut invoquer le relâchement des ligaments, et aussi celte obliquité de la ligne épiphysaire observée dans le cas de Barth. qui démontre bien qu'il y a eu un trouble de l'ossification produit par une cause qui s'est

i. Lannelonguc, Ifitll. et mém. de la Soc, de dur., 188P, p. 452.

î MALADIES CONGÉNITALES HU MEMBRE INFEBIBI

exercée pendant un lemps prolongé. Du reste, ain^ti qne remftrquer Horfa, il n'est pas nécessaire d'admettre, comme '« veut Mlillci', que les membres soient maintenus en liyperextciiM<iti au devant du Ironc; il peut se faire que le» deux rnemlirps î»!'^ rieurs soient embolti^s l'un dans l'autre, et maintenus cijKn>riiii'^ dans cette position. C'osl ce qnî existait dans un cas de 11. .Srliioiil*où le pied gauche d»ivié en varus venait ajipuyer sur le er*^^ poplité du côté droit, et repoussait le tibia de ce cûlé en m»b*donnant ainsi naissance an ffeuu recurmtam.

Peut-être jusqu'ici a-t-on présenté le [ironoslic de celle inalf"***"' mation comme trop favorahle : sans d<mte, il est de» cas diu» • ** quels, pfir des pressions directes associées à des tractions modéi&*î^' on est parvenu h obtenir assez racilenieni lu réduction, cl à plare^T' *' membre dans la flexion. Mais k côlé de ces cas, il en est d"«uL*~*^ , dans lesquels toutes les lonfatives de réduction ont échimè. ^-^ malade de Maas conservait un genu valgum associé au pi* ^** recurvatum, et ne pouvait marcïier qu'à l'aide d'un appan^' *^1 Dans beaucoup de cas, la K-ilnction reste incomplète; aioj^^TJ chez la première des deux malades que j'ai observée» et que j'ai ^F^^J suivre jusqu'à l'âge de deux ans, la llexion ne dépassait pas VutÇ ^1 droit; mais l'enfant marchait avec la pins grande fitcililé. '

Le traitement doit consister dans la réduction. Pour «cU, ^^ chirurgien fait exercer une traction douce sur le meml)rf> par lir^ mains d'un aide, de façon i\ écarter les unes des aulrcs les «urfacc^^ articulaires du fémur et du tibia. En m^me temps, il sai&ïl entiv^ ses mains le genou malade, [tressant d'un càté sur le crrus poplité, de fai;on A faire saillir en avant les cundyles du féntOT. tandis que, d'autre pari, il repousse en arrière le plnleau lîliial. Parfois on est assez heureux pour obtenir d'emblée une QexîoR complète. II reste alors seulement à la maintenir par rap|ilK-iitîriii d'un appareil; les attelles en gutta-perctia convieimeni adminlilpmont dans ce cas. X'a-l-on pu obtenir irembliV un résultat salisfusant, on rép^-te de jour en jour les manoeuvres, et par un mos^afti' bien fait, on arrive, sinon â une l1e\ioii complète, du moiofi ik une anqditude de mouvements conqialilde avec le bot) fonction* nement do l'articulation. Dans un cas oii il n'avait pu réussir à obtenir la réduction par les manœuvres habituelles, Phoros a ^t, au bout de deux mois et ilemi, l'osléocliisic manuelle iIp l'extra mité inférieure du fémur. Pour triompher de la réirartioo «Im parties molles mettant idistiicle i\ la réihirtion. Owen n fait l'im-î-

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