Voyez Bull, et mém, de la Soc, de chir,, 16 mars
des sphincters de la vessie et du rectum. Si la paralysie des membres inférieurs est incomplète, on a des chances d'intervenir avec succès; a fortiori, en Tabsence de tout accident nerveux- C'était le cas chez le jeune enfant de deux mois portant uo spina-bifida lombaire d'apparence myxomateuse dont j'ai déj^ parlé plus haut, et dont j'ai rapporté le cas à l'Académie cl^ médecine. Chez lui, l'excision de la tumeur a été très simple et ^ procuré une guérison qui, depuis lors, ne s'est pas démentie. Plu^* on s'éloigne du moment de la naissance, et plus on a de chanc^^d'opérer avec succès, si d'ailleurs toutes les autres conditions so favorables.
C'est ainsi que, chez une petite fille de trois ans et demi M. Rochet* a pu pratiquer la cure radicale d'un spina-bifida dorsa par le procédé de Dollinger. Les circonstances sont encore plu favorables chez l'adulte. Il y a queelqus années, M. Ricard » a com^ muniqué à la Société de chirurgie l'observation d'une jeune fille de vingt-cinq ans qu'il a opérée avec succès d'un volumineux spina-bifida de la région lombaire. Rappelons à ce propos que nous-même nous avons pratiqué, chez une femme de cinquantetrois ans, l'extirpation d'une volumineuse méningocèle de la région sacrée, extirpation suivie de guérison. Il est d'ailleurs, dans les faits de MM. Rochet et Ricard, une particularité qu'on a relevée dans un bon nombre de cas, à savoir que ces chirurgiens ont dû pratiquer l'excision de cordons nerveux venant se perdre à la face interne de la poche, sans que cette excision ait entraîné pour les malades de résultat fâcheux.