Faucon, Bull, de la Soc» de chir.^ 1873, p
KYSTES DERMOIDES 731
Dans le cas de M. Verneuîl \ il s'agissait d'une tumeur congénitale polykyslique, insérée à la symphyse du maxillaire inférieur et à là face inférieure de la langue. L'accouchement spontané se produisit avant terme, et la tumeur se détacha au cours du travail.
Magitot fit une étude très soignée de la tumeur, et trouva dans son intérieur un second maxillaire inférieur, caractérisé par la présence d'une double série de follicules dentaires; à côté de lui se voyait une masse énorme de tissu dans lequel se rencontraient de très nombreux kystes, des fragments d'os et de cartilage.
Le cas observé par M. Lannelongue ' ressemble beaucoup aux deux précédents. L'enfant, une fillette de deux ans et demi, présentait une division médiane complète de la lèvre inférieure, empiétant sur la région sus-hyoïdienne, avec une division également médiane et complète du maxillaire inférieur. Il existait, en outre, une tumeur adhérente à l'extrémité antérieure du maxillaire, et une bride cutanée anormale large de 2 centimètres, étendue depuis le menton jusqu'à la partie supérieure du thorax; il n'y avait pas de division sternale. L'examen de la tumeur fait par M. Magitot démontra dans son intérieur un maxillaire inférieur surnuméraire muni de follicules dentaires.
D'après Magitot, il ne faut pas voir dans la polygnathie un exemple d'inclusion fœtale, mais le résultat d'un dédoublement des bourgeons maxillaires, analogue à ce qui se passe dans la polymélie.
Au point de vue chirurgical, l'hypognathie offre de l'intérêt en ce sens que, dans certains cas, on a pu intervenir utilement. On a vu plus haut que Faucon avait pu débarrasser sa malade de sa tumeur; de môme aussi. Chevalier (de Provins) a pu pratiquer l'ablation du néoplasme dans le cas qui a été publié par M. Lannelongue.
ÉpiGNATHiE. — Sous Ic Hom d'épiguathic on oppose à l'hypognathie les tumeurs dermoïdes et tératoïdes implantées sur la mâchoire supérieure. Geoffroy Saint-Hilaire ne connaissait qu'un exemple de tumeur tératoïde implantée sur la voûte palatine.
Depuis lors, les exemples se sont singulièrement multipliés, puisque MM. Lannelongue etMénard ', dans leur livre, en relateni