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cette seule différence que la fente totale, au lieu d'être à gauche, occupe le côté droit (Voyez fig, 43).
Dans les cas où le bec-de-lièvre double se complique d'une division osseuse, il existe en avant une double fissure du bord alvéolaire. Chacune d'elles se dirige obliquement en arrière et en dedans jusqu'au niveau du conduit palatin antérieur, où les deux fissures se réunissent pour donner naissance à une fente médiane, ou plutôt bilatérale, qui se continue directement d'avant en arrière avec la division médiane du voile du palais. A travers cette large fente, on peut pénétrer de chaque côté dans les fosses nasales correspondantes, et, entre elles, on aperçoit le rebord du vomer, souvent
très hypertrophié en avant, et supportant le lobule médian. C'est à la difformité, arrivée ainsi à son plus haut degré de complexité, qu'on donne le nom de gueule-de-toup. Un point important, c'est la direction que prend le tubercule médian ; au Heu de se trouver sur le même plan que le reste du bord alvéolaire, il se renverse le plus habituellement en haut et en avant; quelquefois même, il se porte tellement en avant que la sous-cloison fait complètement défaut et que le tubercule médian vient s'insérer h la pointe du nez; ce sont là des circonstances qui rendent très difficile la réparation dans le bec-de-lièvre double et compliqué.
Si la théorie d'Albrecht est exacte, on comprend que, dans le bec-<le-lièvre double, la fente, passant de chaque côté entre les lieux moitiés de l'os incisif, le tubercule médian ne doive posséder que deux dents incisives. Et, de fait, on rencontre des tubercules
méiliiins qui |ircsenltal cotte ilisiiositiun. En voici mi'-iiic uq exemple emprunté au Traité de pathologie pxterno de Follin et Duplay. Mais, il faut bien l'avoiior, les choses sont loin de se présenter ainsi dans tous les cas; souvent l'on observe des tubercules médians qui sont pourvus de trois, et môme tic quatre incisives. C'est ainsi que, dans la piÈcc de bec-de-lièvre double à laquelle nous avons déjà fait allusion (n° 21 de notre collection), le tubercule médian porte trois incisives. L'examen du système dentaire sur celte pièce donne les résultats suivants : le maxillaire droit porte deux molaires, une canine située en retrait par rapport aux autres dents, et, au devant de celte canine, une incisive. Sur le tubercule médian, on compte trois incisives, dont deux norma-
lement placées, (jui paraissent bien répondre, par leur forme et leur direction, aux deux incisives moyennes, et nue troisième, sur la partie latérale droite, dirigée dans le sens antéro-postérîeur, et qui semble élre une incisive latérale. Sur le maxillaire gauche, il existe trois dents, dont deux molaires et une canine; au devant île cette canine, on constate un tissu fibreux abondant, comme si, dans ce point, devait se trouver l'alvéole de l'incisive latérale atrophiée. Ri l'on adopte cette interprétation, la pièce serait favorable h la théorie d'Albrerht; h droite comme îi gauche, la fissure osseuse passerait entre les deux moitiés de l'os incisif. Mais tandi» qu'à gauche, l'incisive latérale ferait défaut, à droite, au contraire, il y aurait une incisive surnuméraire. C'est la fréquence de ces anomalies du côté ilu système dentaire qui rend très difficile l'interprétation des faits. De là, la nécessité de chercher une autre preuve. Cette preuve, Albrecht la trouve dans l'examen des. sutures osseuses. Cet auteur, en effet, et M. A. Broca, après lui, ont pu constater chez les animaux (veau, chat, cheval), l'existence
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d'une suture répomiant à l'union du maxillaire avec l'os incisif externe, en dehors de la fissure du bord alvéolaire; Albrecht a même pu constater le fait sur une pièce humaine.
AntreB fisBuree de la face. — Nous venons d'envisager les cas les plus fréquents, ceux dans lesquels la fissure labiale passe entre les deux bourgeons incisifs interne et externe, comme le veut la théorie d'Albrecht. Mais il existe encore un bon nombre d'autres variétés de fissures, qui, pour être plus rares, n'en sont pas moins intéressantes à étudier. Nous les passerons successivement en revue.
1° Fissure médiane de la lèvhe supérieuhe. — C'est h tort que
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son existence a été niée autrefois; pour être rare, elle est cependant parfaitement démontrée. Déjà Bouisson en a rapporté un exemple, où elle se réduisait à une simple encoche de la lèvre .supérieure; mais la fente peut être beaucoup plus profonde. Witzel ' l'a vue se prolongeant sur le dos du nez. Elle peut même s'étendre au squelette, auquel cas, elle dédouble la cloison médiane