‹ Traite des maladies chirurgicales d'origine congenitaleChapitre 36 sur 158 · Franco, Traxié des hernies, Lyon, i56l, in · texte numérisé non relu

Franco, Traxié des hernies, Lyon, i56l, in

rétrécie, et elle ne correspondra plus à celle de la mâchoire inférieure. Pour toutes ces raisons, il est bien préférable, chaque fois que la chose sera possible, de conserver l'os intermaxillaire. Desault essayait, par une compression lente exercée d'avant en arrière sur cet os intermaxillaire, d'obtenir son refoulement; mais c'est là, on le comprend, un procédé infidèle, et qui ne trouverait son application que dans les cas où l'os fait une saillie peu marquée. Allant plus loin dans la même voie, Gensoul (de Lyon) pratiquait le refoulement brusque du tubercule médian. Mais c'est là une manœuvre qui ne peut s'exécuter sans déterminer du côté de la cloison des fosses nasales une fracture, qui peut se propager jusqu'à la base du crâne et amener une issue funeste. Mieux vaut donc avoir recours au procédé de Blandin, qui consiste à pratiquer une résection de la cloison; on crée ainsi une perte de substance que vient combler le tubercule médian, après son refoulement. Pour faire cette résection, Guersant * se servait d'une pince à emporte-pièce, aujourd'hui tombée en désuétude. Préoccupé d'éviter l'hémorragie parfois fort abondante, qui accompagne cette résection de la cloison, Richet avait fait construire une pince à pression continue, destinée à être laissée en place pendant plusieurs jours, et à produire la mortification de la cloison sans perte de sang. Pas plus que l'instrumentde Guersant, celui de Richet n'est resté dans la pratique, et aujourd'hui cette résection se fait avec des cisailles ordinaires. En cas d'hémorragie, le tamponnement, l'attouchement des parties au thermocautère devront être mis en œuvre. On peut faire encore la résection sous-périostée de la cloison, conseillée par Mirault (d'Angers), Broca, Alphonse Guérin. Quand le tubercule a été refoulé dans l'espace qu'il doit occuper normalement, on l'y maintient par la suture osseuse au fil d'argent ; mais la consolidation osseuse est loin d'avoir été toujours obtenue, et souvent le tubercule médian conserve de la mobilité.

Une fois le tubercule médian remis en place, le bec-de-lièvre double et compliqué se trouve ramené aux conditions du bec-delièvre simple. La réparation des parties molles se fera par l'avivement et la suture. Dans quelques cas exceptionnels, le lobule médian est assez développé pour pouvoir prendre part à la reconstitution du bord labial; mais le plus souvent il est trop court

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