I. ~ FISTULES CONGÉNITALES DU COU
Si la notion des arcs branchiaux rend compte des fentes et fissures congénitales de la face dont le bec-de-lièvre est le type, au cou elle explique la présence des fistules congénitales par le défaut d'occlusion des fentes branchiales. Ces fistules sont loin d'être fréquentes, et leur étude est de date assez récente. Elles ont été décrites pour la première fois par Dzondi' en 1829, sous le nom de fistules trachéales; ce qui l'avait conduit à cette interprétation, c était les troubles respiratoires et la toux observés pendant le cathélérisme d'une de ces fistules. Cette étude fut reprise par Ascherson en 1832*, puis par Heusinger en 1864*. Ce dernier auteur eut le mérite de rapporter les fistules congénitales du cou à leur véritable origine, c'est-à-dire à la persistance des fentes branchiales. Jusque-là toutes les observations publiées venaient d'Allemagne; il semblait qu'on dût faire intervenir là une question de race; mais depuis que l'attention a été éveillée sur ce point, on û'a pas tardé à en trouver des exemples en France également. Sous devons citer, parmi nous, les travaux de Sarrazin, Broca, Duplay, et, en 1877, la thèse de Cusset*.
Dans leur étude, MM. Lannelongue et Ménard * divisent en trois groupes les fistules congénitales du cou : P Les fistules du pavillon de l'oreille;
fl. Dzondi, De fistuiis tracheje con(feniiis,ï{Si\\Ct 1829.