C. -^ Kystes dermoïdes du cou
'■ UniicliinfTue et Ménanl. A/fcction.f contjénilales, p. là.*».
- 'iilleUc, DuU.et mém. de la Soc. de ch'ir,, t. VUL p. 560, 18SI.
trente ans, r[uî portait un kyste à contenu huileux <Ians le sillon aurîculo-mastoulien. La tumeur avait fait son ap|iaritinn depuis quinze ou vin*,4 ans et avait atteint le volume <run <euf <1(» |»ii:eoii ; une |)onclion dcuma issue à un liquide ayant tous les rararN'TcsJe riiuile d'olive, qui se ju'it en masse par le refroidisseim^nt. Il n'es»t pas rare non plus de voir le kyste se développer dans la iv«:i<»n parotidienne. J\ai observé autrefois à Thopilal ('ocliin, dans le sfTvic(i de Després, un jeune homme t|ui portait un kyste dermoïdeile la région parotidi(»nne du coté droit. Dans tous les points de la ré^iif^n cervicale, on peut trouver des kystes d'orijrine hranchiale. Les uns possèdent une paroi dermoïde;les autres sont d<*s kysles mucoulcs-
A la réfjion sus-hyoïdienne, les kystes dermoïd(»s forment d(?^ tumeurs qui dessinent parfois un relief man|ué du coté du plam^ cher de la bouche et p(Mivent être confondues avec les diverso^ variétés de yrenouilletle. Connues depuis longl(Mn|)S, ces tumeur^ ont spécialement attiré Tattention des chirurj^Mens <lans ers «Wnières années. M. (iérnrd Marchant* leur a consacré un travîiil spécial ; des exemples en ont étéjnibliés par MM. Reclus ', Guinanl', Schmitt*. Ils ont cela de commun avec toutes les autres v.iriélcs de kystes d(Minoïdes, que, bien «ju'étant d'origine congénitale, ils ne deviennent générah»ment apparents <pi*à Tépoque de la puberté, ('ejiendant M. Uichet a pu en observer un exemple quelques jours après la naissance.
Ce qui les caractérise au point de vue anatomiipu», c'est la présence constante d'adhérences avec le squeb^tte, soit au niveau des apfqdiysps geni, soit au niveau du corps dr l'os hyoïde. Elles constituent deslunuMirs arrondies siégeant sm* la ligne médiane, entre les muscles génio-glosses et génio-hyoïdiens, mais pouvant 4]uel- (juefois s(» développer sur les partii'S lalérab s. Leur prési^nco s'explique par un enclavement cutané qui s<» fait entre b»s extivmités antérieures des diMix cartilages dr Meckel, ou bien au niveau d(»s fentes branchiales propn^ment ilites, conune le |»rouve leur adhérence <d)servée daiïs quelques cas avec le corps de Vas hyoïde.
La tunuMir, connue nous venons d(^ le dire, n'est pas toujours
1. (iérard Marchant. Nt»lo sur l«'n K\slcs Moriiioulos «lu plainli^r luictal, HuiL 'le la S(H-. unat., Paris, [ust't, p. o'i3.
'2. Hfclii-i, \)n^ K>sl(>s (l(M'iiiot«los «lu plancher lHic<'al, Gaz. ht'hdom. tl** mêd. et df chh'.^ Pari"*. iss7, p. '.*>.
.*i. <iiiinanl, Ky>tc «lornionlc ilu plancher do la Douche, Itttll. de la S»»o. anat.^ Paris. Isss, p. isi.
l. Sehniill, Kysle «loniiuide suDlin^'ual, IhiU. et nn'in. de la Soc. de c/iir., Paris, ibUl, p. 22.
rifoureiisement médiane; parfois elle est développée latéralement. yu.ui«l elle présente un volume consitlérahle, elle fait saillie non s«'ul»Miienl ilu coté «lu plancher de la houclie, mais quehjuefois aussi à la ré<rion sus-hyoïdienne. De consistance mollasse, pâteuse, elleL^lr^k• parfois l'impression <lu doij^L Souvent elle est soulevée avei" lf> parties molles du plancher delà houche, pendant les mouvtininls «le la déi>lutition. Quand elle atteint un volume consi<lérdble,«'lle peut tlevenir une yéne dans les fonctions de la phonation et Je la déglutition. La consistance spéciale de la tumeur, son sièp'.ses adhérences au squelettt^ permettront de la distinguer des lutA's tumeurs flu plancher de la houche.
A rùlé des kystes dermoïdes médians de la région sus-hyoïdienne, il existe dans la même région des kystes mucoïdes ; H. Liimelonirue en ndève trois cas, dont un lui est personnel, un f autre a|i|iartient à Verchère et Denucé, le troisième à Neumann. Lecuiilciiu de ces kystes était un liquide muqueux; la paroi était revêtue d'un épithélium cylindrique à cils vihratiles.
Mais ce n'est pas tout encore, et, outre les kystes dermoïdes et
niucuïdes du plancher de la Louche, nous avons à signaler dans
celte région l'existence de grenouillettes congénitales, tenant à
l'oblitération du conduit de Wharton ou de la glan<le de Nûhn.
M. Ijiiyon' a publié autrefois un exemple de grenouillette congé-
oilale par oblitération du conduit de Wharton. Fo(h»rP a rapporté
dans Ifs Archires de Langenheck un cas de grenouillette congénitale
de lu glande de Nuhn-Blandin. On remarquait, dans ce cas, chez
un iiouveau-né, une tumeur située exactement sur la ligne médiane
de la langue qui prohibait hors de la bouche. Après incision de la
jiaroi kystiipie. il s'écoula une grande quantité de li<piid<' semblable
à «lu blanc d'œuf. Le kyste, une fois revenu sur lui-même, parut
sitn»'- à droite «le la ligne médiane. 11 présentait un cul-de sac qui
r<»rrc^poiidait au canal sécréteur de la glande olditéréi». La paroi
<Jii k\>t«' était tapissée d'un éi»itliélium cylin«lrique. A pro[»os d'un
fait pt*rsonnel qu'il a eu l'occasion tlobservcr à la Pitié, M. Gui-
n.ird ' a publié une note, dans laquelle il porte à huit le nombre des
ol»sfrv;itions connues; on p(nit donc dire qu'il s'agit Là d'un vice
de ruiiformalion extrêmement rare.
!. «fUVun, liuU. de la Soc. de ch'w.y IS<;6, p. 143.