‹ Traite des maladies chirurgicales d'origine congenitaleChapitre 64 sur 158 · Jacoby, Berlin, Klin. Wochenschrifi, 1877. N» 15, p · texte numérisé non relu

Jacoby, Berlin, Klin. Wochenschrifi, 1877. N» 15, p

2. Bramann, Deux cas de persistance de l'ouraque chez Tadulte, Arch. fur klin. Chirur., Bd XXXVI, p. 096-1012.

|>)g«on, polyédriques, cunstitiiiVs exclusivement jfi choleaUrine lie iii^mciit biliaire. On ne Irouvu aurun des élémenls i-cKiiiUluli fs (les calculs urinaires. Malgré la pn-cauliun qite prernl l'aiitciir iJ« nous (lire que le a microscope décela netlenienl l'origine ouriiquiJe ■les parois do la poche ", ce fait qu'il s'agissait corlaiuement Je rali'uls biliaires, et non de calculs urinaires, rapproché de cetAe double circonstance que la tumeur était libre par sa partM inférieure, et quelle ne donnait pas issue à de l'urine, nota* ' empfclie, pour notre pari, île voir là un exemple de pci-sisliinci> Je» l'ouraque.

L'cxtroversion de la vessie présente bien certains caractères qui la rapprochent des fistules urinaires de l'ombilic; mais si, duttf re.\strophie. l'ombilic est habituellement abaissé au point d'arrÎTtir en contact avec la tumeur muqueuse, d'autre part, cclle-«i desoead jusqu'au pubis et elle coïncide avec une absence de la symphyK* circonstances qu'on ne retrouve pas dans les fistules urinaires COD' génitales de l'ombilic. Rappelons ce fait, que nous avons noté daitt notre obser^"ntio^ personnelle, à savoir que l'urine s'écouUut pcr jet, en même temps par rombilicet par le méat urinaire normkl, ce qui n'existe pas dans l'exslrophie vésicaie. D'autre part, la tumeur se réduisait pendant l'évacuation de la vessie.

Le pronostic est favorable en ce que ce vice de conformation cal compatible avec l'existence; on l'a rencontré chez des enfants de deux, de quatre et de »ix ans, et même, dans un cas d'Annaiidale, chez un homme de trente-neuf ans. En outre, la guéristm esl possible par une opération.

Traitement. — Doux cas sont à envisager ; ou l'urètre esl oblitéré, ou bien il est [lerméable. 11 est bien évident que, dans les cas d'oblitération des voies naturelles, la première chose à faire, c'est de J rétablir la perméabililé de l'urètre par les moyens applicables s | chaque fait particulier. L'nrétre est-il perméable, tout le Irait» ] ment consiste à fermer le trajet fistuleux. On a employé dans ce but un grand nombre de procédés; l'un des plus simples esl la compression, mais il a donné peu de résultats. Cependant Lugcot (de Bordeaux) a vu la compression réussir dans un cas où ello avait été mise en œuvre immédiatement après la naissance. La cautérisation a été faite par bien des moyens, le nitrate irargent, le perchlorure de fer, le fer rouge ^Jacoby). Naurj' a rapporté dans sa thèse un succès obtenu avec le thcmiocaulère, parTcrrillon, chez un enfant de quatre ans; mais, comme le fait observer Dt^la-

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genière, on peut élever des doutes sur la solidité de cette guérison, l'enfant n'ayant été revu que cinq jours après l'opération.

Dans les cas où la fistule est située au sommet d'une tumeur ombilicale, on peut en obtenir l'occlusion par la ligature. C'est la conduite qu'a tenue Cabrol dans le cas de la jeune fille dont il a rapporté l'histoire, après qu'il eut rétabli la perméabilité de l'urètre oblitéré. M. Guéniot a réussi par le même procédé. Mais M. Delagenière lui reproche de ne pas agir pour diminuer la largeur de l'anneau ombilical dilaté en pareil cas, et prévenir la possibilité ultérieure de hernies. Et, de fait, moins de quatre mois après son opération, le malade de M. Guéniot présenta cette complication.

L'avivement et la suture ont été employés par Paget * dans un cas de fistule sans tumeur saillante à l'ombilic. Il excisa la muqueuse du conduit fistuleux, puis réunit la peau au-dessus par une sutur.e enchevillée. Eug. Bœckel agit de même sur un enfant de six ans*. Sur un enfant de cinq ans et demi, M. Delagenière (du Mans)' a pratiqué la résection partielle de l'ouraque, avec suture. Cet auteur insiste beaucoup sur la nécessité de terminer l'opération par une suture de l'anneau ombilical, vu la fréquence des hernies en pareil cas.

2° KYSTES DE L'OURAQUE

Il peut se faire que l'ouraque, privé de sa communication avec la vessie et avec l'extérieur, se laisse distendre sous forme de kystes qui sont susceptibles de prendre un grand volume. Dans un travail publié par Freer * on trouve plusieurs faits de cet ordre.

Une dame mariée ne peut uriner à volonté; l'urine remonte vers l'ombilic et passe dans une dilatation kystique de l'ouraque. Pour vider cette poche des litres de liquide qu'elle peut contenir, il faut introduire une sonde dans la vessie et presser sur le kyste. Cette femme devient enceinte; le cathétérisme reste insuffisant; il faut recourir à la ponction, tout rentre dans l'ordre; quatre ans plus tard, nouvelle grossesse, nouveaux symptômes du côté du kyste. La ponction détermina cette fois l'avortement.

!. Pagel, Med, andsurg. Transact.^ t. XLIV, 1861.

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