Ahlfeld, p
2. Debout, Considérations pratiques sur les hernies ombilicales congénitales et leur traitement, Bull, de Thérapeut,, 1861.
nant la réduction des viscères. Lorsque la guérison est complète, on observe, au niveau de la région ombilicale, une cicatrice épaisse, étoilée, reposant sur une saillie de la paroi abdominale restée faible à ce niveau.
Il peut se faire que, soit par leur volume, soit à cause d'adhé-
Fig, 91. — Cicatrice il ans hornie embryonnairo congéniule gDérie spoiitaDi<inoat.
ronces, les hernies ombilicales congénitales soient irréductibles; parfois mCme on a observé l'étranglement (Giraldès, Kocher).
Traitement. — Si la hernie est réductible et que ses enveloppes ne menacent pas de se rompre, la seule conduite à tenir, c'est d'envelopper la tumeur d'un pansement antiseptique, espérant qu'à la chute du cordon, elle se recouvrira d'une couche de bourçeons charnus, qui amèneront la guérison par le mécanisme que nous avons déjà signalé. Dans les circonstances inverses, c'est-à-dire si les enveloppes menacent de se rompre, ou sont déjà fissurées, si la hernie est irréductible, à plus forte raison si elle est étranglée, l'inter^'ention s'impose.
Déjà, en 1884, Felscnreich ' avait traité une hernie volumineuse, dont le pédicule mesurait 8 centimètres de longueur sur 4 de largeur, chez un nouveau-né, par l'incision, la réduction de l'intestin, la ligature des vaisseaux ombilicaux, puis l'excision du
I, Felsenreich, Wiener med. Prtiie, 1884, n" n.
sac et Tadossement des bords de l'ouverture par douze points de suture. Le D' Willis Macdonald (d'Albany)* a pu réunir dix-neuf observations dans lesquelles, dix-sept fois, l'opération a été suivie de guérison, deux fois seulement l'issue a été malheureuse. En regard de ces dix-neuf observations, il place douze faits 3e nonintervention, qui ont donné neuf morts et trois guérisons seulement. Cette statistique parle donc nettement en faveur de l'intervention. En 1893, M. Berger a fait connaître deux cas de hernies ombilicales congénitales de la période embryonnaire, traitées avec succès par la cure radicale, le deuxième et le quatrième jour après la naissance. Les malades do M. Berger* étaient deux petites filles. Dans le premier cas, la disposition des enveloppes de la hernie a pu être très complètement étudiée. La paroi mince se composait de deux membranes distinctes, l'une superficielle, l'autre profonde, séparées par une mince couche de gélatine de Wharton. La membrane superficielle n'était autre que l'amnios se continuant avec la gaine amniotique du cordon. La membrane profonde se confondait avec le péritoine, dont elle différait par sa friabilité et l'absence de vais3eaux. Dans les deux cas, la tumeur se composait de deux parties : une partie réductible constituée par^ l'intestin grêle, et, en haut, une partie irréductible formée par le cœcum avec l'appendice et une portion du côlon, adhérents à la membrane interne.
A ce propos, M. Berger rappelle la statistique de Lindfors' qui, de 1875 à 1881, compte trente-quatre cas de guérison, dont quatre par la cure radicale, neuf à la suite de la ligature, et vingt et une guérisons spontanées.
De 1882 à 1893, il y a eu trente-deux cures radicales, en y comprenant les deux cas de M. Berger, sur lesquelles on compte vingt-six guérisons et six morts. Il n'y a donc pas de doute, c'est la cure radicale qui doit être considérée comme la méthode de choix, dans tous les cas où l'intervention est indiquée. Tout dernièrement, A. Mac Cosh * a fait connaître un nouveau cas d'intervention, mais qui s'est terminé par la mort. Il s'agit d'un garçon, né à terme, avec une tumeur ombilicale grosse comme une orange, de couleur pourpre, recouverte uniquement par les enveloppes du cordon. Par transparence, on voit les anses intestinales.