‹ Traite des maladies chirurgicales d'origine congenitaleChapitre 68 sur 158 · Berger, Bévue de chirurgie^ octobre 1893, p · texte numérisé non relu

Berger, Bévue de chirurgie^ octobre 1893, p

3. Lindfors, VolkmanrCs Sammlung klin. Vorlrùge^ N. F., n** 63.

4. A. Mac Cosh, ^ew York Med, Journal, 1897, 20 février, p. 249.

La hernie est partiellement réductible, elle est indolente ; Topération est pratiquée au bout de cinq jours. La membrane qui recouvre la tumeur est sans vitalité aucune, on Texcise; le foie et le côlon transverse sont exposés à la vue ; on les contient avec des tampons de gaze chaude. Le foie est recouvert d'un exsudât membraneux que Ton n'enlève qu'avec peine, avec des parcelles du parenchyme hépatique. Le paquet intestinal tend à faire hernie au dehors sous l'influence des eflbrts de l'enfant. On administre alors quelques gouttes de chloroforme pour pratiquer la réduction; suture des bords des grands droits à la soie et à points séparés. Les bords de la plaie sont réunis avec peine, à cause de la tension abdominale. Drainage avec un tube de caoutchouc. Bien que le choc opératoire ait été minime, cependant l'enfant a succombé au bout de deux jours. Il est bien évident, d'après les détails donnés dans l'observation, que la mort a été causée par la péritonite. La conclusion qu'on doit tirer de ce fait, c'est que l'intervention eût dû être plus hâtive. En effet, l'opération n'a eu lieu qu'au cinquième jour; cependant la tumeur était en partie irréductible, et l'on s'était contenté d'y appliquer un bandage élastique. Il importe de savoir, en effet, que l'opération peut être faite presque immédiatement après la naissance. Dans le cas de Dunlap, on est intervenu une heure, dans celui de Macdonald six heures, et dans celui de Krukenberg, quatorze heures après l'accouchement.

2** Hernies ombilicales congénitales proprement dites et hernies OMBILICALES DES NOcvEAU-NÉs. — Comme uous l'avous dit, le vice de conformation que nous venons d'étudier porte improprement le nom de hernie, c'est en réalité un arrêt de développement. Au contraire, les hernies qui se produisent après le troisième mois chez le fœtus sont bien véritablement des hernies qui se font un chemin à travers l'anneau ombilical , absolument comme les hernies qui se produisent dans les premiers jours qui suivent la naissance; aussi rapprocherons-nous dans une description commune ces deux dernières variétés. La distinction sur laquelle nous insistons ici, entre les hernies de la période embr^^onnaire ou par arrêt de développement de l'ombilic, et les hernies fœtales ou hernies ombilicales congénitales proprement dites, est, du reste, soigneusement faite par les auteurs allemands, tels que von Ammon et Ahlfeld. La première, ou hernie embryonnaire, est appelée par eux hernie funiculaire (Nabelschnurbruch) , la seconde hernie annulaire ombilicale.

La seule différence qui existe entre les hernies congénitales de la période fœtale et celles des nouveau-nés, c'est que les premières sont des hernies congénitales proprement dites, c'est-à-dire existant au moment même de la naissance, tandis que les hernies ombilicales des nouveau-nés ne se produisent généralement qu'au bout d'un certain nombre de jours. A propos du mode de production des hernies fœtales, nous devons rappeler la remarque faite par Scarpa. Si, dit-il, on cherche à déprimer d'arrière en avant la cicatrice ombilicale avec le doigt porté dans la cavité abdominale, sur un fœtus de sept mois, on sent que l'ombilic présente une résistance moindre que les parties voisines ; le doigt peut y refouler le péritoine en formant une sorte de sac herniaire. Si,, en même temps, on attire le cordon en avant, on voit cette dépression pérîtonéale acquérir une profondeur encore plus grande. On comprend donc que toute traction exercée sur le cordon pourra aboutir au même résultat. Du reste, les hernies de la période fœtale, ou hernies ombilicales congénitales proprement dites , sont rarement observées; ce que nous voyons, dans l'immense majorité des cas, ce sont les hernies ombilicales des nouveau-nés. Elles se font à travers l'anneau ombilical qui n'est pas encore solidement fermé. Les recherches de Robin* et celles de Herzog' sur le mode de formation de la cicatrice ombilicale sont importantes à connaître pour se rendre compte du mode de développement des hernies ombilicales des nouveau-nés. Ce dernier a montré que l'ouraque et les artères ombilicales sont environnés par une gaine de tissu embryonnaire qui, peu à peu, se transforme en tissu conjonctif, à l'aide duquel ces cordons adhèrent solidement à la partie inférieure de l'anneau ombilical. Au contraire, rien de semblable ne se voit à la partie supérieure, au niveau de la veine ombilicale; on comprend donc que ce soit là le point le plus faible de la cicatrice ombilicale, et que là se produisent les hernies. Ces données sont d'ailleurs confirmées par la clinique.

Toutes les statistiques s'accordent à démontrer cette proposition déjà formulée par Malgaigne, à savoir que les hernies ombilicales des nouveau-nés sont beaucoup plus fréquentes dans le sexe masculin. M. Berger dit avoir examiné au Bureau central, 467 enfants de quelques jours jusqu'à Tâge de quinze ans, porteurs de hernies ombilicales; de ce nombre, 268 étaient des garçons, et 199

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