Zesas, Centrait, fur Chirur., 1887, n* 8, p
272 MALADIES DES ORGASES GÉNITO-URINAIBBS
k'qiiel la ravité vésîcale était si petite qnc l'un n« |iouvait »od une opération autuplastiqiic. On eut rucoiirs à l'extirpation \ plÈte (ie la vessie, cl à la tixation des uretOres dans la 1" pénienne. La plaio fut recouverte à l'aide de deux lambeaux 1 raux empruntés au Ijas-vonlre. Après une inlillralion d'urine pa«-
■sagère, le malade était en état de se lever au bout de quatre semaines, cl les urines étaient collectées dans un urinul en cooutrhnuc.
L'opération de Sonttenbnr^ a été modifiée de la façon suivanlv par notre collègue M. Second. Comme le chirurgien de Berlin, M. Segond commence par diAséquer la muqueuse vésîcale; mais, au lieu de l'extirper à rexem[de de Soiinenbur;;, il la conserve, ot la rabat sous la forme d'un lambeau muqueux qui vivut foraiw
par sa partie supérieure la gouttière urélrale. Il complète son opération en fermimt par l'autoplastie la perte de substance qui résulte lie la dissection île la muqueuse vésicale, puis, eo imitant l'exemple de Le Fort, et en faisant passer le prî'puce k la face dorsale de la ver^e, pour recouvrir le canal muqueux de nouvelle
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formation. Les deux premières opérations de M- Segond ont élé communiquées en 1889, au Congrès français de chirurgie; une Iroisième est publiée dans la thèse de son élève, Lacaze-Duthiers'. C'est encore à la méthode de dérivation du cours des urines qu'il faut rapporter le procédé suivant pratiqué par B, Harrisson '.
I. Lacazu-Dulliiers, TraiUmenl chirurf/ical de CeMtrop/iie ilt la venie par un prorelié nouBcm, Ui&se de docl., IS90, n' 309. 3. B. Harrisson, Thê Lancel, 17 avril 18'J7.
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Il commença par pratiquer, en janvier 1896, l'ablation du rein gauche par une incision lombaire, non s'en s'être assuré au préalable que les urines étaient normales. Onze mois plus tard, il fait une incision dans la région lombaire droite; l'uretère droit est disséqué, amené dans la plaie et suturé à ce niveau avec du fil d'argent. L'urine peut être collectée dans un urinai approprié; mais la convalescence, dit l'auteur, a été traversée par quelques accès inexpliqués de fièvre, qui ne nous laissent aucun doute sur l'existence de la pyélo-néphrite et sur le résultat ultérieur de cette intervention. Le but d'Harrisson, en enlevant un des reins, était de n'avoir pas à collecter en deux points différents l'urine s'écoulant par chacun des uretères. C'est là un procédé au moins singulier, et qui, nous l'espérons, ne trouvera pas d'imitateurs.
c) Suture directe des bords de la vessie exstrophiée. — Le but qu'on se propose dans cette troisième méthode, c'est de reformer le réservoir urinaire, non plus à l'aide de lambeaux autoplastiques empruntés aux parties voisines, mais en suturant directement, bord à bord, les lèvres de la muqueuse vésicale préalablement avivées. Le premier chirui^ien qui en ait conçu l'idée, c'est Gerdy, et l'historique de cette tentative nous a été conservé dans la thèse de Jamain *. Clerdy se proposait, après avoir refoulé du côté de l'abdomen la tumeur formée par la vessie exstrophiée, d'en disséquer les bords et de les réunir par la suture enchevillée; mais l'orifice des uretères constituant une saillie gênante, il commença par en pratiquer l'excision ; celte petite intervention fut funeste au malade qui succomba à la pyélo-néphrite. Le plan de Gerdy fut mis à exécution pour la première fois par Rigaud (de Strasbourg) ; mais la suture échoua. Au dire de M. Pousson, il faut arriver en 1885 pour trouver le premier succès obtenu par suture directe des bords de la vessie exstrophiée. Ce succès appartient à Wyman qui exécuta l'opération sur un enfant de cinq jours *. Mais, pour qu'une pareille méthode soit applicable, il faut que les bords opposés de la vessie ne soient pas trop écartés l'un de l'autre, de sorte qu'on puisse les rapprocher et les mettre en contact; il faut, en d'autres termes, que la déhiscence des parties molles et du pubis lui-même ne soit pas trop considérable. Il en était ainsi dans le cas de Rigaud où la symphyse pubienne existait même. A défaut