‹ Traite des maladies chirurgicales d'origine congenitaleChapitre 87 sur 158 · Max Sc'liùIIer, Centralh. fiir Chirur., 1881, p · texte numérisé non relu

Max Sc'liùIIer, Centralh. fiir Chirur., 1881, p

2. NiroIa<loni, Archir, fur klin, Chirur., 1884, t. XXXI, p. 180.

'.). Lucas-Championnière, null, et mcm» de la Soc. de chir.y nov. 1887.

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chirurgie, une observalion de mise en place d'un testicule abdominal sur un enfant de dix ans. L'année suivante, M. Tuffier ' proposa de fixer le testicule au fond des bourses au moyen d'un point de suture traversant la tunique albuginée, et, au besoin même, le testicule ; il donnait à cette opération le nom de célorraphie. Dans la discussion qui suivit le rapport de M. Lucas-Championnière sur cette communication, je proposai la dénomination d'orchirraphie ; M. Pozzi donna le nom d'archidopexie qui a été définitivement adopté. Depuis lors, des discussions nombreuses se sont produites sur la question, et plusieurs de nos collègues ont fait connaître les résultats avantageux obtenus par eux.

L'important, dans cette opération, c'est de libérer aussi complètement que possible le cordon de toutes les adhérences qui le maintiennent dans sa position anormale; on sectionnera donc toutes les brides fibreuses, tous les faisceaux du gubernaculum qui s'opposeraient à l'abaissement du testicule, ne respectant que le canal déférent et les vaisseaux. Le péritoine lui-même sera sectionné transversalement; après quoi, il sera isolé aussi complètement que possible des éléments du cordon et lié aussi haut qu'on le pourra du côté de l'abdomen. En un mot, on se conduira comme pour la cure radicale d'une hernie, dont l'abaissement du testicule n'est souvent que le dernier temps, étant donnée la coïncidence fré* quente entre la hernie inguinale congénitale et l'ectopie testiculaire. Quand le cordon a ainsi été complètement libéré de ses connexions avec le péritoine, et qu'il a été déroulé et allongé par section des tissus fibreux et des faisceaux créniastériens, il reste à replacer le testicule dans l'intérieur du scrotum. On peut commencer d'abord par reconstituer, avec les lambeaux de péritoine entourant le testicule, une tunique vaginale. Pour cela, ces lambeaux sont rapprochés et réunis autour de la glande par une suture au catgut. Mais, alors même que le cordon a été allongé autant que possible et le testicule abaissé au maximum, il existe encore un obstacle à sa fixation dans le scrotum, qui tient aux enveloppes des bourses elles-mêmes, obstacle sur lequel notre collègue, M. Jalaguier, a eu le mérite d'appeler l'attention dans ses communications à la Société de chirurgie. Le testicule, en effet, n'ayant jamais occupé le scrotum, la loge destinée à le recevoir

1. Tuffier, Ectopie tesliculaire simple ou compliquée de heimie congénitale ; son Iraiiemenl par la célorrhaphicy rapport par Lucas-Championnière, Soc. de chir., 10 avril 1889.

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MALADIES DES oriGANES UENITd-IJIlINAniKS

n'y est (las crpiiséc; l'entrée ilii scroliim est nu contraire fc par unt' membrnne fibreuse tninaversale que le «hipui^en M défoncer avec le Joigt pour |iermi'ltre au leslirule rl'y p4-ii^li Quand on est parvenu à replacer ainsi le testicule dan« le scrotu csl-il nécessaire de l'y fixer par un point de suture? Il est lii^ui évident que le .scrotum est beaucoup trop mobile pour {»um'««ir jamais servir de point d'appui sidide au testicule; In choM> prti»*:^ pale, c'est rabaissement aussi com|det que possible île la glaiitfl« puis, la suture exacte de lous les plans qui entourent le conl<*si,l de fitijon à constituer, entre l'orifîce externe du canal inguinal et It testicule, une bonde de tissu cicatriciel de hauteur siifli^antc i^m s'oppose à la rèasceiision lie la glande. Pour doimer môme ^ de solidité à la cicatrice, et exercer sur le conton une pression s*m^ lisante pour empflcber le testicule de remonter, j'ai, dans un c»», excisé une bandelette de peau et obtenu de la sorte une cicatric» beaucoup plus tendue.

J'ai dit que l'orcbidopexie, dans ses temps essentiels, n'M«»il autre chose qu'une cure radicale de hernie; aussi tn)uvons-ii(iu& 1* la même divergence que nous devrons signaler plus tard entre 1^ chirurgiens, k propos de cette dernière opération. Dans le inani»*' opératoire ((ue je viens d'indiquer, j'ai supposé que le cbinir^«s* , pratiquait seulement la dissection et l'isolement des éicmeiilsiï* cordon jusqu'au niveau de l'orifice externe liu canal inguinal; là en efi'et la conduite que j'ai l'habitude do tenir en pareil Mais M. Berger a conseillé au contraire île fendre entit^rement paroi antérieure du canal inguinal, comme dans la cure radicAli (les heniies par le procédé de Rassini. C'est là, du reste, unt* «liv cussion sur laquelle nous devrons revenir k propos de cett* dernière opéralion.

Nous avons supposé jusqu'ici qu'il s'agissait d'une ectopïe jt^inale; il est bien évident que l'opération est aiiplirablc aux nutn» formes d'ectopie testiculaire, cruro-scrotale et périnéalc, par exemple : et cela d'autant mieux que le testicule, plus éloi^ié de n place normale, possède un cordon plus long et qui rendra sa mobilisation plus facile. M. E. Marlin ' a publié un exein[dv d'intervention heureuse dans un ras d'ectopie pérînéale. Un garçon ilr neuf ans présentait à ci'ité de l'anus, couchée sur le périneV, une tumeur qui ne pouvait être que le testicule droit ectopié. Malgré

>tl^ c*lr^

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une orchite aiguë antérieure, la glande était mobile et de volume normal. Une incision fut faite au devant «l'elle, le cordon fut disséqué, puis on ouvrit le scrotum et Ton y introduisit le testicule. Celui-ci fut fixé au fond des bourses par deux points de suture traversant la tunique vaginale. L'auteur termine son observation en disant que son opéré peut faire maintenant de la bicyclette sans inconvénient. M. Jalaguier a pu de même remettre en place un testicule en ectopie périnéale, en sectionnant un faisceau du gubernaculum inséré en dedans de la tubérosité de Tischion. M. Bei^er est intervenu heureusement contre une ectopie cruroscrotale. Mais il s'en faut que l'opération soit toujours aussi simple que nous l'avons supposé, et puisse, dans tous les cas, être menée à bien. Il peut se faire que le cordon soit tellement court que l'abaissement du testicule reste absolument impossible; si, d'autre part, la glande est complètement atrophiée, le seul parti à prendre, c'est la castration. Nous nous sommes comporté ainsi chez un jeune homme de dix-huit ans, atteint d'ectopie inguinale du côté gauche. Chez lui, il existait dans l'aine une tumeur arrondie, manifestement fluctuante ; le sac étant ouvert, nous v trouvâmes, outre du liquide, de l'épiploon adhérent. Celui-ci fut lié, puis réséqué; le testicule, appliqué sur la paroi postérieure, avait le volume d'un gros pois, le cordon très court ne permettait pas d'abaisser l'organe. Dans ces conditions, je pratiquai la castration, puis la cure radicale de la hernie. J'ai revu ce garçon trois ans après; il reste complètement guéri.

L'opération peut être considérée comme bénigne; nous devons cependant signaler certains accidents qui ont été observés. Dans un cas, la fixation du testicule au scrotum pratiquée par M. Tuffier, fut suivie d'abcès du testicule ; le malade étant en même temps pris d'une grippe fébrile, il y eut sphacèle et élimination de la glande *. Dans un autre cas, M. Tuffier ayant fixé le testicule au scrotum à l'aide d'un fil de caoutchouc, qui lui-même exerçait sur l'organe une traction élastique, il y eut un fongus bénin partiel du testicule *.

M. Lucas-Championnière ' a observé aussi un cas de fongus total qui commença vingt-cinq jours après l'opération, quand la

1. Duchesne, Traitement chirurf/ical de Vecfopie testiculaire, thèse de docl., Paris, 1890, p. 89.

2. Le Joly-Seno ville, Traitement chirurgical de V ectopie testiculaire, ses résultats., ses perfectionnements, thèse de doc t., Paris, 1801, p. 72.

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