Lucas-Championnière, Cure radicale des hernies, p
«ALAIIIES DES ORGANES GKMTO-UniSAIttES
iîë élâft pre9(iuc entièrement fermÛL* et que déjà le nuilai)e »^^ levait; au bout Je dix jours, la glande avait entièrement diftpani
Un autre accident observé à la suite de rurchidfipexit<, r."es: l'atrophie du testicule, Kocher dit que, sur deux adulte» dont l*=--* testicule était déjà atrophié avant l'opéralion et qui furent revui^ après, la glande fut trouvée plus atrophiée encore. John Wood lM observé également un cas d'alruphie sur un enfant t^^9 jeune. - Dans un cas de M. Routier, rapporté dans la thèse de DucIicwm. une lîstulo persistante s'établit par l'urilice de fixation du testJoile au scrotum, et il en résulta une atrophie de laf^Iaiide. M. Bezancon, dans sa thftse, cite en outre trois cas d'atrophie tirés de la pratique de MM. A. Broia, Lucas-Championiiière et Jalaguier.
Ces accidents mis de côté, il reste à se demander queLt sont le» résultats définitifs fournis par l'opération, au double point de vue de la situation occupée par le testicule et du volume île l'urgarip. Ces résultats sont étudiés dans les thèses de MM. Itezaiii;on ' el Bernis ' : ■ Nous trouvons, dît M. BezauQon, dans plusieurs eu anciens, que les testicules sont et restent au fond du scrotum. Cri heureux résultat, disons-le, n'est pas la ri-gle: souvent la platule reste à mi-hauteur; parfois même elle remonte contre l'niine«ii. Dans les opérations bilatérales, il est rare que les deux ré«ulUl* soient également heureux au point de vue de la situation (el souvent du volume eu même temps) ; l'un des deux testicules rentoule souvent un peu plus. •
An point de vue du volume de la glande, M. Besançon donne le» résultats suivants :
10 fois le testicule est trouvé égal à roulre, ou normal.
il fois, il est trouvé un pou moins gros,
1 fois, notablement plus petit (un tiers).
2 fois et peul-ètre 3, atrophié.
M. Bernis se fonde, pour l'étude des résultats dclinitifs. «ar 23 observations. Sur ce nombre, on trouve le testicule :
Dons le scrotum Ifl fob.
Souvent, dit Fauteur, tes observations manquent ilo défaiU, ■ mais on peut considérer comme autant d'insucc&s les cxprra-
l. Paul llcuiacon, Éluitt tur Ceelopie tetlieulaire du jeune agt el é* n» Irailrmaitx Ih. <lc iloRl.. Paris, IMVi.
3. Bernis. Traitement de Ceclo/iie tealieiilaire, |K«S, n* (Si.
ECTOPIE TESTICULAIRE 341
sions : à l'entrée du scrotum, partie supérieure du scrotum ». Nous ne saurions partager à cet égard Tavis de Fauteur. Lorsqu'un testicule douloureux, rendant impossible la pression du bandage, a pu être amené de la région inguinale à la partie supérieure du scrotum, c'est là un résultat, incomplet sans doute, mais très appréciable pour le malade délivré d'une pénible infirmité.
Pour ce qui est du volume de la glande, 22 observations où cette particularité est notée, ont fourni à M. Bernis les résultats suivants :
Volume normal ,.
Presque normal
Diminué 8 —
Ainsi donc, à ce point de vue encore, les résultats fournis par rorchidopexie peuvent être considérés comme satisfaisants. Pour notre part, nous la regardons comme une bonne opération, pourvu qu'elle soit exécutée d'après des indications bien établies. Cinq fois nous y avons eu recours. Notre première opération, faite à l'Hôtel- Dieu, en 1889, quand nous remplacions le professeur Richet, n'a pas donné de résultat; il s'agissait d'une ectopie inguinale droite, avec hydrocèle concomitante, chez un jeune homme de seize ans; nous pratiquâmes le capitonnage de la tunique vaginale, puis la fixation du testicule au scrotum au moyen d'un point de suture à la soie. Il y eut reproduction de l'hydrocèle et réascension du testicule ; celui-ci devint tellement douloureux qu'ultérieurement notre collègue, M. Gérard Marchant, dut recourir à la castration. C'est ce même malade dont MM. Gérard Marchant et Richelot ont entretenu la Société de chirurgie et qui est cité dans les thèses de Bezançon et de Bernis.
Quatre fois depuis lors, nous avons eu recours à Torchidopexie, sur des malades dont deux étaient atteints d'ectopie inguinale simple, et deux d'ectopie avec hernie inguinale concomitante. Dernièrement, nous nous sommes informé de l'état de ces malades, qui étaient âgés de treize, quinze, seize et dix-huit ans, au moment où nous les avons opérés. Chez tous les quatre, le testicule était resté en bonne position, et les malades se déclaraient très satisfaits; du résultat obtenu.
Le testicule primitivement situé dans Tabdomen traverse la paroi abdominale antérieure pour venir se placer dans les bourses; il suit un canal tapissé par un prolongement du péritoine, de sorte qu'on peut dire qu'à un moment donné, il existe un sac préformé tout disposé à recevoir l'intestin. On comprend donc aisément, grâce à cette disposition anatomique, la fréquence des hernies inguinales congénitales. Mais ici, il faut bien le remarquer, le mot congénital s'applique à la pathogénie de ces hernies, se produisant en vertu des circonstances que nous venons de rappeler, et non pas à l'époque de leur apparition ; car, rien n'est plus rare que de constater la présence de ces hernies au moment même de la naissance. Wrisberg en cite deux cas, Chaussierun, et Malgaigne n'en connaissait point d'autre exemple. C'est donc, dans l'immense majorité des cas, dans les jours ou dans les premiers mois qui suivent la naissance, que la hernie fait son apparition; quelquefois même elle ne se produit que beaucoup plus tard, par exemple chez des jeunes gens. On la dit alors congénitale, uniquement à cause de son rapport intime avec le testictile, qui démontre que la hernie s'est faite dans le canal vagino-péritonéal, resté en libre communication avec l'intérieur de l'abdomen.
La non-oblitération du canal vagino-péritônéal étant la grande cause des hernies inguinales congénitales, on s'est demandé dans quelle proportion cette disposition anatomique existait. Sur 70 nouveau-nés ou fœtus examinés par Camper, 34 avaient le canal vagino-péritonéal ouvert des deux côtés, 14 seulement du côté droit, 8 seulement du côté gauche ; il n'en restait que 7 sur lesquels il fût fermé des deux côtés. Sur 100 enfants, Zuckerkandl * a trouvé, dans les trois premiers mois, le canal péritonéo-vaginal ouvert 37 fois; sur ce nombre, 20 fois l'oblitération manquait des deux côtés, 12 fois à droite, et S fois à gauche. Féré* a examiné à ce point de vue 62 enfants âgés de moins d'un mois, et il a trouvé 34 fois seulement le canal vaginal oblitéré. H. Sachs' a rencontré l'oblitération normale seulement 41 fois pour 100 dans les quatre