‹ Traite des maladies chirurgicales d'origine congenitaleChapitre 91 sur 158 · Félizet, loco citato^ p · texte numérisé non relu

Félizet, loco citato^ p

ne voit plus qu'un pertuis suffisant pour le passage des éléments du cordon. Le péritoine est parfaitement indépendant et ne présente plus trace de dépression infundibulaire *. »

Quand nous parlons de suture des piliers, il faut, du reste, bien s'entendre sur la signification de ce mot. 11 est (Wident que nous ne comptons pas sur la coalescence des cléments fibreux qui entrent dans la constitution des piliers eux-mêmes, ces tissus ayant peu de tendance à Taccolement et à la cicatrisation. Mais nous embrassons dans Tanse de fil, avec les piliers eux-mêmes, tout le tissu cellulaire qui a été fourni par la dissection du collet du sac et par son isolement d'avec les parties voisines. Grâce à cette précaution, on possède des éléments qui sont aptes à se fusionner et à fournir une cicatrice solide, capable de reconstituer dans des conditions normales l'orifice externe du canal inguinal. Voici dès lors comment il convient de procéder : A l'aide d'un fil dont les deux extrémités sont pourvues d'une aiguille, on traverse successivement, de dedans en dehors, chacun des deux piliers deTanneau inguinal, en y comprenant, comme nous venons de le dire, tous les tissus qui résultent de la dissection du sac; le fil passe au devant du cordon qu'il importe de ménager et de laisser à l'abri de toute compression. Généralement deux ou trois points de suture sont suffisants pour restituer à l'orifice externe du canal inguinal sa configuration normale, sans compromettre par une compression intempestive la vitalité du cordon. A moins que la dissection n'ait été particulièrement difficile, et qu'il y ait eu des tissus lacérés, nous ne pratiquons pas de drainage; les artères honteuses qui ont été saisies avec des pinces au début de l'opération, sont oblitérées par la torsion; jamais nous n'avons eu besoin d'en pratiquer la ligature. L'opération est terminée par la suture de la peau au crin de Florence; la plaie est recouverte d'un pansement à la gaze iodoformée, lui-même enveloppé par une couche de gutta-percha laminée, pour le mettre à l'abri des souillures produites par l'urine et les matières fécales. Le pansement est l'un des temps les plus importants de l'opération; il est en elTet d'une application difficile. Pour y réussir, il convient d'envelopper toute la partie inférieure de l'abdomen et la partie supérieure des cuisses, à l'aide d'un pansement qui forme un double spica des aines, et qui possède un pertuis pour le passage de la verge.

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