‹ Traite des maladies chirurgicales d'origine congenitaleChapitre 95 sur 158 · LetuUe, Bull, de la Soc, anat.y 1875, p · texte numérisé non relu

LetuUe, Bull, de la Soc, anat.y 1875, p

KiRMissoN. — Maladies chirarg. 24

3iO MALADIKS DBS ORGANES GENITO-UniNAIRES

récs précédemment. Dans l'hydrocôle des enfants, il faut toujours songera la possibilité d'une communication avec la cavité abdominale, et rechercher avec insistance la réductîbilité. Il sora parfois nécessaire d'exaniînerfle malade matin et soir, pour se rendre compte des modifications apportées dans le volume de la tumeur, par le repos prolongé dans le décubitus dorsal. Parfois même la thloroformisation sera nécessaire pour trancher délini- Uvement la question. On se préoccupera également de la manière lente ou rapide dont est survenu t'épanchement liquide, et de l'état général du sujet qui pourra, dans certains ras, faire soupçonner l'existence d'une péritonite tuberculeuse ou d'une maladie viscérale.

Che?. les jeunes enfants, il n'est pas douteux qu'il existe une tendance manifeste à la guérison spontanée. Le canal vagino-péritonéat s'oblitère, puis le liquide contenu dans la tunique vaginale se résorbe graduellement. C'est donc une raison pour no pas recourir d'emblée à des traitements trop actifs. Le plus simple. et celui qui s'est montré souvent suflisant, c'est l'emploi continu du bandage herniaire. Grâce à la pression exercée par la pelote, le passage du liquide, de la tunique vaginale dans l'abdomen, et vice versd, est supprimé; de plus, les frottements des parois de la séreuse l'une contre l'autre déterminent la production d'adhérences, propres à réaliser l'oblitération du trajet. Si oe moyen échoue, on a dans les injections d'alcool, conseillées par Monud père, un traitement inolTensif et souvent efiicace. On commence par pratiquer une ponction à l'aide d'une seringue de Pravaz, puis on retire une certaine quantité de liquide, de façon à diminuer la tension dans l'intérieur de la poche; après quoi, l'on injecte le contenu d'une petite seringue de Pravaz. soit un centimètre culte d'alcool ordinaire. Pendant l'injection, le doigt d'un aide exerce une compression au niveau de l'orifice externe du canal inguinal; dû reste, grâce à la précaution que Ton a eue de diminuer par la ponction suivie de l'évacuation d'une certaine quantité do liquide, la tension dans l'intérieur de la poche, on évite la pénétration de l'alcool injecté dans la cavité péritonéale. Si ces moyens très simples se sont montrés insuffisants, et que l'enfant avance en ftge, plutôt que (l'avoir recours à des injections fortement irritantes el dont l'emploi ne serait pas sans danger, le mieux est de pratiquer la cure radicale de l'hydrociMe péritonéo-vaginale , absolument comme, s'il s'agissait d'une hernie congénitale.

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