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treiiiité correspondante au côté malade , a été fatiguée plus que le reste du corps. Plusieurs auteurs Pont décrite comme dépendante de l’une de ces causes extérieures ; mais il est de toute évidence qu’elles n’ont eu qu’une trèslégére influence sur son développement.
Plie s’annonce d’abord par une douleur à la fesse, à la hanche et à une partie du membre inférieur, et pendant long-temps ce sont là les seuls symptômes qu’elle produise. Plus tard, le membre jDaraît ou plus long ou ])lns court que celui du côté opposé. Peiiflunt un certain temj)S, la différence des deux membres en plus ou en moins, se maintient et reste permanente j alors il y a des douleurs et de l’engourdissement dans tout le membre , le contour de la hanche est légèrement engorgé , et la marche est difficile ou impossible J l’extension de la jambe et de la cuisse n’est pas complète j la pointe du pied est légèrement déviée en dehors. Si l’on compare les deux extrémités , sous le rapport de la distance respective des malléoles , du trochanter et de la crête iliaque , on les trouve parfaitement semblables. Mais si l’on cherche les rapports de la crête iliaque d’un côté avec celle du côté opposé , on pourra s’assurer qu’elles ne sont pas sur une même ligne horizontale , et que celle du côté malade est plus haute ou plus basse , selon que le membre de ce même côté paraît plus court ou plus long.
Cette maladie est très-lente dans ses progrès , et peut avoir une très-longue durée. Dans sa durée totale , tantôt dans l’espace de plusieurs mois, tantôt dans l’espace d’une ou de plusieurs années , elle présente des variations nombreuses et remarqua Ides.: il n’est pas rare de la voir
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suspendre pour ainsi dire son cours , s’arrêter, et se fixer au point où elle est parvenue : d’autres fois, tantôt sans cause connue, tantôt à l’occasion d’une lièvre essentielle , la longueur naturelle du membre se rétablit, les douleurs se dissipent , et avec elles tous les autres phénomènes : la maladie semble guérie j mais cette terminaison , qui quelquefois est durable, est suivie le plus souvent d’une rechute plus ou moins prochaine , dans laquelle , quelquefois , les symptômes prennent plus d’intensité.
Dans ses progrès , la maladie peut parvenir au. point de permettre à l’un des os des hanches d’exécuter lentement des mouveinens fort étendus , en sorte que dans l’espace de quelques heures , le membre correspondant au côté malade , peut paraître tour-à-tour plus long ou plus court que celui du côté opposé , et d’une t[uantité considérable , selon que l’articulation affectée aura dû supporter le poids du corps. Dans l’exemple le plus curieux et le plus exact que l’on connaisse , et qui a été recueilli par l’Héritier, et publié dans le Journal de Fourci’oy , ce phénomène avait lieu ; le malade ayant passé une ou deux heures à cheval , le membre était plus long de deux poxices que celui du côté sain ; quand il avait marché, l’extrémité inferieure était plus courte que l’autre d’un pouce et demi. Il est remarquable qu’il survenait des douleurs très- vives quand le membre avaireté alongé , et que pour les faire cesser, le malade marchait et cherchait à reproduire le raccourcissement. Ces variations dans la longueur du niembre ne pouvaient être obtenues par tout autre procédé , et cependant les mouvemens du membre correspondant à la maladie étaient
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accompagnés de crépitation , dont le siège était l’articulation sacro-iliaque. 11 est encore important de noter qu’il y avait en même tenq:>s maladie à l’articulation ilio- fémorale, et ankylosé presque complète de cette articulation.
Quand la maladie est parvenue à ce point , l’extrémité inférieure maigrit et s’affaiblit considérablement ; les douleurs et l’engorgement de la hanche augmentent , il survient des abcès autour de l’articulation ilio-sacrée , qui s’ouvrent à une distance plus ou moins grande les ouvertures restent lis tu leuses , la nutrition j’altère, la consomption se déclare, et le malade meurt plus tôt ou plus tard , suivant que l’air communique plus ou moins facilement avec le foyer. A l’ouverture des cadavres , on trouve les os altérés dans une étendue et à une profondeur plus ou moins considérables.
On voit d’après ce f|ui vient d’être dit , que les signes propres à l’écartement qui nous occupe , sont la douleur fixe , permanente ou jiassagère , à la région de i’uiie dessymjihysesiliosacrées , avec ou sans eiigorgenient de cette même région , l’alongement ou le raccourcissement passager ou permanent du membre inférieur correspondant , ou l’alternative de l’alongement et du raccourcissement de ce même membre , la crête iliaque répondant par son abaissement ou par son élévation à cette différeVice de la longiieer respective des deux membres , n;ais conservant toujours ses rapports naturels avec le trochanter. Ce dernier signe est de la plus grande importance : nous l’avons vu conduire seul à la connaissance du véritable caractère de la maladie , dans une circonstance de ce genre, fort épineuse, par
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ramhigiiité. des autres phénomènes , et qui exerça beaucoup la sagacité des plus grands praticiens de la capitale.
On ne peut s’empêcher de reconnaître une analogie frappante entre cette maladie et celle que nous décrirons dans la suite sous le. nom de luxation symptomatique du fémur, aussi bien qu'avec les tumeurs blanches des articulations. Aussi sa description aurait -elle été placée plus naturellement parmi celles des altérations organiques des articulations. Mais nous avons préféré sacrifier l’ordre nosologique à l’utilité pratique qui peut résulter .de son rapprochement avec les déplaceniens causés par des violences extérieures , dont elle présente quelques caractères , et avec lesquels il est aisé de la confondre quand on jage avec ^ précipitation.
Quoique la nature, ainsi que nous l’avons déjà remarqué , ait conduit quehjuelbis cette maladie à une heureuse terminaison , tantôt à la faveur d’une fièvfe essentielle , tantôt sans ce secours , elle n’en doit pas moins être considérée comme une des plus graves , à cause du danger de la suppuration , de l’altération des os , et de la consomption. L’on ne connaît pas le mécanisme par lequel la nature a terminé cette maladie , dans les cas où elle a pu se suffire à elle-même : à en juger par l’analogie , il est probable que c’est par le moyen de f’ankylose.
Il est aussi très-probable que le traitement
Î général des maladies scrophuleuses des articuations , conviendrait dans ce cas ; cependant l’expérience n’a encore lien prononcé à cet égard. Nous nous abstiendrons de donner une
plus grande extension à cette pensée , n’ayant nous-mêmes rien à ajouter à ce que l’cn sait sur cet objet , et nous laisserons au temps le soin de décider jusqu’à quel point les amers , les toni(|ues proprement dits , les anti-scorbutiques , les alcalins , etc. , seraient utiles j quel avantage on pourrait se promettre des vésicatoires volans , des cautères , du moxa , et des sétons 3 si l’épaisseur des parties molles qui recouvrent l’articulation qui est le siège de la maladie , rendrait plus sûr et plus efficace , dans ce cas , l’usage du cautère transcarrent , etc. Tout ce que l’expérience a démontré , c’est l’efficacité de la compression . Le malade qui fait le sujet de f observation recueillie par L’héritier , et dont nous avons déjà parlé , fut soulagé par l’usage d’un appareil de courroies , dans la construction duquel on s’était proposé de soutenir le poids de l’extrémité inférieure , en prenant un point d’ajjpui sur l’épaule correspondante , en même temjis qu’on exerçait une compressioif circulaire autour du bassin. Cette dernière partie du bandage fut la seule efficace, et le malade s’étant aperçu de ses bons effets , exerça long-temps et fortement la compression circulaire par le moyen de la ' ceinture , et guérit complètement , sans avoir employé aucun remède intérieur. Malgré la démonstration qui paraît résulter de ce fait , on ne peut s’empêcher de 'demander quelle a dû être la part de la nature dans cette guérison.
L'observation a démontré que les articulations des os du bassin , malgré leur extrême solidité , ne sont pas à l’abri des lésions que les violences extérieures peuvent produire sur