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nées î et comme d’ailleurs on ignore la nature de cette alîection , on ne connaît pas de traitement qui puisse lui être opposé. Peut-être un jour l’observation fera- 1- elle découvrir quelque analogie entre cette maladie et les tumeurs Idanches des articulations; peut-être alors aurat-on l’occasion d’éprouver quelque heureux effet des vésicatoires , des cautères , etc. ; mais jusqu’à ce jour, tout est à faire à cet égard,
Article IV.
De la TL uxation de La Première Vertèbre cer-^ vicale sur la seconde.
Indépendamment de l’articulation particulière de l’apophyse odontoïde de la secônde vertèbre cervicale avec l’arc antérieur de la première , ces deux vertèbres ont encore d’autres rapports au moyen d’une double facette presque plane, qui permet des mouvemens latéraux et les rend très-faciles, Un ligament ex- . tremement fort , tendu transversalement derrière l’apophyse odontoïde et entre les masses latérales de l’atlas , deux autres ligamens trèssolides , qui , des parties latérales du sommet de l’apophyse odontoïde , se portent au côté interne des condyles de l’occipital , un ligament accessoire de ces deux derniers , un accessoire ou suspenseur du transverse , une autre bande occipito-ccT-vicale , qui, du contour antérieur du trou occipital , s’étend jusque derrière le corps de la cinquième vertèbre ; tels sont les principaux moyens qùi assujettissent entr’eux i’axis , l’atlas et l'occipital.
Un appareil aussi solide et aussi compliqué ,
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est destiné à permettre et à borner tout a-lafois les mouvemens de rotation de la tete sur le tronc. Quoique ces mouvemens ne se passent ])as exclusivement dans cette triple articulation , il est vrai de dire qu’elle est le siège de la plus grande partie des mouvemens dont il s’agit. Or , on sent combien il était dilïicile de mettre des bornes solides à 1 étendue des mouvemens de cette nature. Aussi y quelque lérme que soit cette articulation , quelque nombreux et solides que soient les moyens par lesquels les pièces osseuses sont assujetties , ce })oint n^en est pas moins le siège presque exclusif des luxations soudaines de la colonne vertébrale.
Les ligainens qui environnent l’articulation, des -facettes' inférieures, des masses latérales de la première vertèbre cervicale avec les facettes latérales supérieures de la seconde , méritent à peine ce nom , et seraient trop peu consistans pour s’opposer un Instant au déplacement de ces facettes j ils céderaient au plus léger effort qui tendrait à porter les facettes de l’atlas y l’une en avant et l’autre en arrière. Mais pour que ce déplacement eût lieu , il faudrait un mouvement de rotation de la tete et de la ])remière vertèbre cervicale , beaucoup plus eteiidu que ne pourraient le permettre tous les llgamens qui se portent de l’apophyse odontoïde à l’occipital , et dès-lors il se passerait des désordres bien plus graves , et que nous allons exposer.
L’apophyse odontoïde de la seconde vertèbre peut perdre ses rapports avec l’arc antérieur de la première, de deux manières différentes ; 1.® elle peut se porter direclemont en arrière ,