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On conçoit maintenant les raisons qui m’onf détourné de l’idée de présenter un nouveau tableau nosologique. Dans un Traité de Cliirurgie-pralique , il s’agissait moins de systématiser les maladies et de les distribuer en classes , en ordres et en genres, que de donner des notions exactes de chaque espèce , d’indiquer avec soin les dilFérens aspects sous lesquels elles peuvent se raonirer, de parcourir successivement leurs diverses périodes; en un mot, de présenter une suite de tableaux qui retraçassent fidèlement leurs causes éloignées et leurs causes prochaines, leurs symptômes, leurs complications et leurs terminaisons,
A l’histoire particulière des maladies doit succéder celle de leur traitement. 11 faut ici , après avoir exposé ce qui concerne le régime et l’emploi des médicamens , tant internes qu’externes, parler des 0[>crations. .Te décrirai les procédés opératoires que je crois les meilleurs avec tous les détails nécessaires; j’indiquerai ceux que je crois bous; j’omettrai les autres.
Ce champ, déjà très-vaste, que j’avais a par-
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courir , se serait agrandi sans fin , si je ne m’étais attaché à le dégager de tout ce qui ne s’y rattachant pas directement sous un point de vue d’utilité pratique, ne lui appartient pas essentiellement. Ainsi j’en ai d’abord soigneusement écarté toutes ces vaines théories à l’aide desquelles on croyait , il n’y a pas long-temps encore, pouvoir pénétrer la nature intime des maladies , ou se rendre raison de l’action immédiate des médicamens.
Quoique je sois dans l’usage , en commençant mes cours de pathologie chirurgicale , de faire précéder l’histoire particulière des maladies , de quelques notions générales sur la nosologie , l’étiologie , la séméiotique , la symptomatologie et la thérapeutique, je supprime ici ces généralités, parce qu’elles appartiennent autant a la médecine interne qu’a la médecine externe , et qu’on les trouve d’ailleurs suffisamment développées dans plusieurs Traités de Pathologie générale.
Je me suis également abstenu d’entrer dans aucun détail sur l’histoire de l’art. Quelque intéressant que soit le tableau des progrès qu’il
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a faits 'dans les cliiïërens siècles, ce taLleaii n’entrait point dans le plan d’un Traité didactique. Qu’on ne clierclie donc point dans celui-, ci les dates précises de chaque découA^erte , ni le nom de chaque inventeur. J’enseigne ce qu’il convient de faire, et non ce qui a été fait a telle. OU telle époque.
Mais si j’ai dédaigné l’étalage si facile d’une grande érudition, je n’ai pas négligé pour cela, durant le cours de mon travail, de consulter les meilleurs écrits, soit anciens, soit modernes, que nous possédons sur la chirurgie. J’ai puisé sur-tout dans les recueils d’observations et dan» les Mémoires académiques. Aucune' collection de ce genre ne m’a été aussi utile que celle de l’Académie Royale de Chirurgie : j’ai mis à contribution presque tous les Mémoires qu’elle renferme.
I ivré depuis plus de vingt-cinq ans a l’exercice de la Chirurgie , j’aurais pu aisément confirmer chaque précepte par des observations qui me sont propres j mais dans la crainte de rendre l’ouvrage trop' volumineux , je me suis borne à rapporter les faits qui m’ont .paru