PRÉFACE-.- XV
présenter un intérêt particulier , soit par leurnouveauté , soit par les lumières qu’ils peuvent répandre sur quelque points de pratique.
Le petit nombre d’idées neuves que renferme ce Traité, a déjà été publié par mes élèves, soit dans des dissertations, soit dans des ouvrages plus étendus. Quelques-uns d’entr’eux ayant négligé de dire que c’était dans mes le- '
çons qu’ils avaient puisé ces idées, j’aurais quelque droit a les revendiquer j mais le prix des vérités que l’expérience a pu me faire découvrir, n’est-il pas dans l’utilité qui peut résulter de leur publicité ? Et qu’importe alors par quelle voix elles aient été proclamées ! J’aurais donc garde le silence sur cet article , si je n’avais dû prévenir le soupçon de plagiat que j’étais menacé d’encourir , en annonçant mes propres découvertes.
La lecture des meilleurs livres, l’assiduité aux leçons des plus habiles maîtres , ne suffisent point a l’instruction des élèves. En Chirurgie comme en Médecine , c’est la fréquentation des grands hôpitaux , où se trouvent rassemblées des maladies de toute espèce , que consiste
XVj , PRÉFACE.
le complément de leurs études , complément indispensable, et sans lequel la pratique de l’art ne serait long-temps pour eux qu’une suite d’iiésitaîions et de témérités. Quoique ce Traité soit principalement destiné a préparer les élèves k l’etude de la Cliirurgie clinique , j’ose croire néanmoins qu’il ne sera pas sans quelque intérêt pour les praticiens. L’utilité que les uns et les autres pourront en retirer, sera la plus douce récompense de mes efforts.
ta