‹ Traité des maladies chirurgicales et des opérations qui leur conviennent [electronic resource]Chapitre 5 sur 24 · DE L INFLAMMATION · texte numérisé non relu

DE L INFLAMMATION

une veine , tandis (jue l’antre était le tronc principald’une artère lympliatique ; 2.° que chaque iirtère lymphatique , jjarvenue à son extrémité , se divisait aussi en deux rameaux, dont Tuii s’unissait à une veine lymphatique , taudis que l’autre s’ouvrait dans un vaisseau séreux et en était le tronc principal, lloërhaave a étéjus^ qu’à admettre des vaisseaux spiritueux , (ju’il faisait provenir de la division des vaisseaux séreux. Suivant Jui , les l)ranclies de ces diflerens ordres de vaisseaux ont une forme coiii- (jue , et ne reçoivent , dans l’état naturel , que .(.les liquides dont les globules sont proportion-^ nés à leur diamètre j ainsi , les globules rouges du sang ne passent f[ue par les vaisseaux sanguins J les vaisseaux lymphatiques n’admettent que les globules jaunes , et les vaisseaux séreux ne livrent passage qu’aux globules séreux. Mais lor5t[u’un glolmle rouge, par une force quelconque, est introduit dans un vaisseau qui ne lui est pas destine , ce globule ne pouvant parvenir bien avant, à cause de la forme conique du vaisseau , s’y arrête bientôt , et détermine dans cet endroit une obstruction. Le sang s’arrêtant de proche en proche dans les vaisseaux qui aboutissent à celui-là , s’y accumule ; et cette accumulation , produite par ce que Boërhaave apjielle erreur de lieu , détermine l’iiiflamraation. Ce système réellement ingénieux , fut d’autant n ‘ ïilli , que , du vivant de

quaient , par les lois de la mécanique, les fonctions de l’économie animale. Mais nous allons voir d’abord que l’oljstruction , sujiposé qu’elle ait lieu , ne peut déterminer l’inflammation , et ensuite que l’erreur de lieu n’existe pas.

son auteur

des médecins expli-

DE l’inflammation. ^

1.^ Les vaisseaux sanguins ont des anastomoses très-nombreuses J il doit donc arriver y quand il y a obstruction ^ ce qui arrive quand on fait la ligature d’une artère : c’est-à-dire , que le sang doit passer par les vaisseaux collatéraux ;

2/’ Si l’obstruction déterminait l’inflammation , les progrès de cette maladie devraient se faire de l’endroit obstrué vers le cœur : or, on remarque qu’ils se font d’un point central à la circonférence , et que rinflammation peut même se propager dans tous les sens possibles.

3.0 Si rinllammation était due à cette même cause, lions serions à chaque instant exposés à cette maladie ; car nous nous trouvons trèssouvent dans une situation telle, que les vaisseaux d’une partie sont comprimés, par exemple, quand nous sommes assis, que nous nous appuyons sur le ('.onde , etc.^ et cependant cet état de compression ne produit pas l’itiflammation. Combien ne voit- on pas de malades rester très - long - temps dans une position qui fait éprouver une compression permanente aux vaisseaux de la partie sur laquelle le corps repose, sans ([u’il en résulte d’inflammation ?

4-'^ Il est impossible d’explhjuer, parla théorie do l’obstruction , l’inflammation qui survient à la peau, à la suite de la jiiqùre d’un insecte ou d’une épingle. Il serait absurde , en effet, de dire que dans ces cas, il existait, antérieurement à la pi({ùre, une olistruction. Il est donc évident que cette théorie , reposant sur des fbndemens ruineux, s’écroule, pour ainsi dire, d’eîle-même.

Quant à la théorie de l’erreur de lieu, c’està-dire au passage des globules sanguins dans les vaisseaux lympliati<[nes elle est appuyé»

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sur l’hypothèse de la coniinunicatioii immédiate des vaisseaux artériels sanguins avec le système des vaisseaux lymphatiques. Mais si cette communication existait , en poussant du mercure dans les artères sanguines , on le ferait passer dans les vaisseaux lymphatiques ; or, jamais on ne parvient à injecter ceux-ci de cette manière, à moins qu’il n’y ait rupture d’une artère sanguine dans le tissu cellulaire j donc il n’existe aucune communication immédiate entre le système sanguin artériel, et le système lymphatique. Ensuite les expériences microscopiques de Leeuwenhoek , sur le sang, ont été répétées parplusieurs observateurs, qui n’ont vu dans la composition physique de ce liquide , que des globules rouges. Cependant

11 existe , dans quelques inflammations , un phénomène qui semble, au premier abord , étayer l’opinion de l’erreur de lieu : par exemple, lorsqu’une partie naturellement blanche, et dans laquelle l’œil ne découvre aucun vaisseau ScLnguin , s’enflamme, elle prend une couleur rouge plus ou moins foncée , que l’on pourrait attriimer au passage des globules rouges dans les artères lymphatiques. Mais dans toutes les parties, même les plus blanches, le sang circule , et ses globules conservent la couleur rouge qui est leur couleur radicale j or, conime les vaisseaux sanguins de ces parties sont extrêmement déliés , et qu’ils ne reçoivent , pour ainsi dire , que des globules isolés , ils ne se montrent pas avec leur couleur rouge ; de môme qu’une liqueur colorée, dans un tube transparent et capillaire, ou une lame de verre coloré extrêmement mince , paraissent blanches j mais que plusieurs globules

BE l’inflammation.

clc sang réunis s’agglomèrent dans un vaisseau où ils ne passent , dans l’état naturel , que les uns après les autres , ils se montrent , avec leur couleur rouge , à travers les parois minces et transparentes de ce vaisseau , comme plusieurs gouttes de liqueur colorée , réunies dans un tube transparent , paroissent avec la couleur qui leur est propre. Voilà pourquoi la sclérotique , la peau et en général toutes les parties du corps qui sont naturellement blanches , deviennent rouges dans l’inflammation. On n’a pas besoin , pour expliquer ce phénomène , de supposer l’erreur de lieu , qui d’ailleurs est démentie , comme nous l’avons vu , par les connoissances anatomiques.

Quelle sera donc la cause prochaine de l’inflammation ? Sera-ce comme quelques-uns le pensent , un état de spasme et de constriction dans les artères enflammées ? Cet état de spasme ne s’accorde pas avec les phénomènes de la maladie. Doit-on avoir recours avec quelques autres , à la disposition particulière du corps qu’on a désignée sous le nom de diathèse inflammatoire ? Cette disposition n’explique nullement le développement de la maladie , et l’on voit survenir des inflammations chez des personnes dont l’idiosyncrasie est tout-à-f’ait opposée à celle qui constitue la diathèse inflammatoire.

L’opinion la plus généralement reçue aujourd’hui , est que l’inflammation est produite par l’irritation. En effet, les phénomènes de cette maladie semblent annoncer un aiguillon qui stimule la partie qui s’enflamme. Cette explication est due à Vanhehnont 3 mais elle avoit été pressentie par les anciens , et même par le Père

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de la médecine : car lorsqu’il dit , ubl dolor, ibijluxus , il indique , d’une manière implicite à la vérité, que l’irritation attire les humeurs et produit l’engorgement de la partie dans laquelle elles alïluent. Le nom de fluxions ([u’Hipj)Ocrate d on u oit aux affections inflammatoires, exprime encore la même idée. Mais ce que les anciens avoien.t pressenti , les expériences microscopi(pies l’ont démonti’é aux modernes j ils ont vu que lorsc(u’on irrite avec un instrument; piquant le mésentère d’une grenouille, exposé au foyer du microscope solaire , le sang flu.e de toutes parts vers l’endroit irrité , et s’y rem.1 même contre les lois de la circulation , c’est-àdire , en rétrogradant dans certains vaisseaux ])Ourse porter vers le centre de l’irritation . Cette irritation excitée sur le mésentère de la grenouille , y déterminerait l’inflammation, si elle durait asseis long-temps.

Lorsqu’on cherche à se rendre raison des phénomènes de rinflammatlon , on voit (pi’ils s’accordent parfaitement avec la cause dont nous vejioiis de jDarler. Que l’on soit pûjué par line guêpe , on voit l’endroit piqué rougir un

J)eu j et comme l’irritation est entretenue par a présence de l’aiguillon ou du fluide <pie l’insecte y a laissé , bientôt la rougeur augmente, la partie s’engorge, et ces phénomènes se propagent du centre à la circonférence^ Toutes les inflammations se développent et croissent de la même manière : il y a constamment un )ioyau d’engorgement , un centre d’irritation fl’oii les symptômes se propagent dans toutes les directions ; les humeurs arrivent de toutes parts vers l’endroit irrité ; l’engorgement augmente et prend une forme circulaire ,

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tantôt vague , comme dans l’érysipèle , tantôt circonscrite, comme dans le plilegiiion. Ainsi l’observation des phénomènes de l’inflammation s’accorde avec les expériences microscopiques faites sur les animaux vivans , pour prouver que l’irritation est la cause prochaine de rinflammation.

Mais comment cette cause agit-elle sur les parties pour produire rinflammation ? c’est ce qu’il n’est guères possible de déterminer. Tout ce que, l’on peut inférer de l’observation , c’est

1.0 que l’irritation attire le sang de tous les points de la circonférence vers un même centre qui est le point irrité : cet afflux de sang produit la dilatation des artères et leur augmen-> tation de volume , quelquefois même leur rupture et l’extravasation de ce liquide dans le tissu cellulaire;

2.0 Que l’irritation n’est pas bornée aux nerfs de la partie qui s’enflamme; qu’elle s’étend aussi aux vaisseaux sanguins de cette partie , dans lesquels elle excite une agitation et des oscillations qui se manifestent quelquefois par des pulsations qui n’avaient pas lieu dans l’état naturel ;

3.0 Que l’irritation, en même temps qu’elle attire les humeurs , augmente l’action des solides de la partie qui s’enflamme ; de manière que la vie y devient plus active et se manifeste davantage à nos yeux par le développement plus prononcé des phénomènes qui la caractérisent. En effet, la chaleur, la rougeur, la tension inflammatoire, annoncent une augmentation des propriétés vitales et de l’action organique des vaisseaux capillaires.

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Les causes éloignées de l’inflammation sont ou occasionnelles , ou prédisposantes.

Les causes occasionnelles sont tout ce qui peut produire une irritation. On les divise en externes et en internes. Les causes occasionnelles externes sont ou chimiques , comme l’action du feu , celle des substances caustiques et corrosives, telles que les différens acides concentrés , les cantharides , etc. : ou mécaniques , comme les blessures de toute espèce , les contusions , les distensions violentes ; les corps étrangers , tels que des fragmens de fer ou de bois , des esquilles , etc.

Les causes occasionnelles internes sont , ou des humeurs dépravées par l’action excessive ou irrégulière des vaisseaux , ou des produits de quelque secrétion , rentrés ])ar la résorjition dans le torrent de la circulation 5 ou des émanations , auparavant répandues dans l’air, introduites dans le corps par les voies de la respiration , de la digestion ou de l’organe cutané , et mêlées avec nos humeurs. On conçoit , d’après cela , que la nature des causes occasionnelles internes de l’inflammation est inconnue. Aussi les anciens appelaient-ils causes occultes y celles dont les effets n’étaient pas en rapport avec le chaud , le froid , le sec et l’humide, auxquels ils attribuaient la plupart des maladies , et cette dénomination était un aveu sincère de leur ignorance sur la nature de ces causes. Les explications données à cet égard par des modernes , n’ont nullement avancé la science ; leurs hypothèses ont été entièrement abandonnées par les bons esprits , et aujourd’hui , toutes les fois ([u’une inflamination se manifeste sans cause apparente , on se cou tente

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de dire qu’elle est le produit d’une cause interne. Dans ce cas , la maladie est souvent précédée d’un trouble plus ou moins grand dans l’économie animale, d’une augmentation d’action du système artériel qui semble annoncer les efforts de la nature pour se débarrasser d’un

Î>rincipe morbifique qui l’affécte , et d’épurer a masse des humeurs j c’est ce qu’on observe dans l’érysipèle , la petite-vérole , la rougeole , et dans toutes les maladies exanthématiques.

Il importe beaucoup de reconiioître si une inflammation provient d’une cause interne ou d’une cause externe, parce qu'il serait au moins autant nuisible de troubler la mardie de la maladie dans le premier cas, que d’en favoriser les progrès dans le second.

L’action des causes que nous venons d’exposer, quoique suffisante pour produire l’inflammation , est cependant favorisée par une disposition particulière des solides et des liquides qui existe dans certains individus. Par exemple, les personnes d’un tempérament sanguin, d’une constitution athlétique, celles qui ont supprimé imprudemment quelque évacuation habituelle , celles qui se nourrissent d’alimens succulens et font un usage immodéré des liqueurs spiritueuses, sont très-disposées aux affections inflammatoires. La grande disposition à ces sortes de maladies a été appelée diathèse in- Jlamniatoire y ou phlogistique . Chez ceux qui l’éprouvent, le sang, a-t-on dit, contient une plus grande proportion de fibrine et de cruor, que le sang des individus doués d’un autre tempérament j et c’est pour cette raison que ce liquide est plus propre à produire des engorgemens dans les parties où l’irritation l’attire.

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Les symptômes de rinflammatioii , lorsqu’elle n’est pas considérable et qu’elle n’attaque ([ue des organes externes et peu sensibles , se bornent aux j)hénoinènes purement locaux (jue nous avons déjà indiqués , c’est-à-dire , à la rougeur ^ à la tuméfaction , à l’augmentation de la chaleur et à une douleur plus ou moins vive. Mais outre ces symptômes inséparables de rinflammation , il en existe souvent d’autres particuliers à la nature et aux fonctions de l’organe affecté. Enfin , quand cet organe est très-sensible , que c’est un organe intérieur , essentiel à la vie , conune le cerveau , les poumons , etc. , ({ue l’inflammation, est considérable , ou meme lorsqu’étant médiocre , elle dépend d’une cause interne , cette maladie est accompagnée d’un trouble général dans l’économie animale. Nous allons examiner succès-^ sivement ces trois ordres de symptômes : i.« les syinptômes locaux j les symptômes particuliers dépendans de la nature de l’organe affecté j 3.*^ les symptômes généraux.

La rougeur est un phénomène constant de rinflainination. Quand la partie affectée est «ituée à l’extérieur du corps , la rougeur est sensible à la vue. Quajid l’inflammation a son siège dans une partie intérieure, ce symptôme n’est pas apparent , mais il n’en existe pas moins , comme le jmouve l’ouverture du corps des personnes mortes de (quelque inflammation de ce genre, par exemple , d’une péripneumonie , tl’une pleurésie , d’une péritonite , etc. Les médecins mécaniciens ont attribué la rougeur iiiflammatoire au passage du sang dans des vaisseaux qui lui sont étrangers, c’est-à-dire, à l’erreur de lien j mais en réfutant cette opinion ,

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nous avons démontré que le symptôme dont il s’agit , dépendoit de l’agglomération de plusieurs globules sanguins dans les vaisseaux où ils n’entraient auparavant que les uns après les autres.

Peu marquée dans le début , la rougeur augmente en intensité à mesure que l’iiiflammatioii lait des progrès j lorsque celle-ci est arrivée à son plus haut degré , la rougeur est quelquefois si considérable , qu’elle tire sur le violet ; c’est ce qu’on observe dans le charbon , dans certains phlegmons, dans les érysipèles menacés de gangrène, etc.

La tuméfaction existe constamment dans les inflammations , soit externes , soit internes 3 mais de même que la rougeur, elle n’est apparente que dans les premières. Cependant elle se manifeste aussi quelquefois au dehors dans certaines inflammations des viscères abdominaux; par exemple, dans l’hépatite.

L’enflure est proportionnée à l’intensité de la maladie , à la quantité de sang accumulé dans la partie enflammée , et à la texture plus ou moins lâche et cellulaire de cette partie. Elle est tantôt élevée et circonscrite comme dans le phlegmon ; tantôt vague et peu saillante comme dans l’érysipèle j quek^uefois elle ne consiste que dans un épaississement de la partie inflammée , comme on l’observe dans les affections inflammatoires des membranes séreuses et des viscères creux.

Dans toute inflammation il y a augmentation de chaleur de la partie affectée 3 et cette chaleur, qui est manifeste pour l’observateur qui applique la main sur le lieu inflammé , a cela de particulier , qu’elle’ne produit souvent aucun effet sur. le therinoinètre. Elle présente

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beaucoup de variétés dans les divers organes , et n’est pas toujours en rapport avec la sensation qu’éprouve le malade. Ainsi la chaleur bridante que ressent celui-ci dans l’espèce d’inflainination cutanée , connue sous le nom d’érysipèle, ne présente pas le meme caractère au médecin (jui touche la jiartie enllammée.

La douleur est un des principaux phénomènes de rinflammation : c’est souvent le seul qui décèle les inllammations internes. Cependant toute douleur intérieure n’annonce pas Linflamitiation 5 telle est celle qui accompagne les névroses.

La douleur présente un grand nombre de variétés, tant dans sa force que dans son caractère. bon degré d’intensité est ordinairement en raison de la sensibilité des organes, et de leur tissu plus ou moins serré. Ainsi , elle est en général très-lai hie dans le ])hlogmon , qui a son siège dans un tissu cellulaire lâche; elle est extrêmement vive dans le panaris, qui occupe l’extrémité des doigts , où il existe un tissu cellulaire dense et serré, et une inlinité de iilets nerveux. Cependant il est des cas où la douleur est également très -considérable , quoiqu’elle occupe des j)m-ties dans la texture desquelles l’anatomie ida point encore déniontré de nerfs, et (jui par cela même sont pour ainsi dire insensibles dans l’élat naturel. Ainsi, la douleur est souvent très-violente dans les iiillammatioiis des surfaces articulaires , dans celle des os , etc.

Quant au caractère de la douleur inflammatoire , il est différent dans chaque organe. A la peau , la douleur est acre , inonücante , comme on l’obserye dans l’érysipèle. Elle est

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vive et pulsative dans le tissu cellulaire ; sourde , dans les glandes ; gravative , dans les poumons ; aiguë , j)ongidve , dans les membranes séreuses j contusive et profonde , dans les os , etc.

Les pliénomènes locaux et caractéristicjucs de rinflammation que nous venons d’examiner, ne suivent pas d’ordre constant dans leur développement et dans leur marche. Tantôt la douleur jjrécède les autres symptômes , comme il arrive dans la pleurésie et dans d’autres inflammations internes j tantôt c’est la chaleur, comme dans la plupart des inflammations externes. Quelquefois la maladie commence par la rougeur , comme on le voit lorsqu’elle est produite par l’isolation. Mais il est extrêmement rare que la tuméfaction précède les autres symptômes, quoi(ju’on l’observe quelquefois dans certaines inflammations des joues, appelées ordinairement Jluxious.

Les symptômes particuliers dépendans de la nature de l’organe aflecté , ont leur siège dans l’organe même où réside l’inflammation , et sont relatifs aux fonctions de cet organe j ou bien ils se manifestent dans des parties plus ou moins éloignées, qui sont en relation avec la partie enflammée. Les uns et les autres ne peuvent être indiqués que par des exemples. Lorsque l’inflammation s’est ernj^arée du cerveau ou de ses membranes , il survient du délire , des mouvemens convulsifs j et si elle Se termine

f)ar su]3puration , le malade tombe dans une éthargie qui annonce sa mort prochaine.

Dans l’inflammation de l’organe de l’ouïe , il y a tintement d’oreille j et quelquefois dé-

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