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lire , par la communication de cette partie avec le cerveau.
Le malade afïecté d’oplithalmie ne peut regarder les objets , quelque peu éclairés qu’ils soient. La lumière la moins vive frappe douloureusement ses yeux.
Lorsque rinflammation a son siège dans les organes de la déglutition , elle est accompagnée de la difficulté d’avaler.
Si elle se porte sur le larynx , la voix devient aiguë , sifflante , et la respiration difficile.
La toux , l’oppression , le cracliejnent de sang , sont les synq)tômes parliculiers qui accompagnent la péripneumonie.
La néphrite , ou rinflammation du rein , est accompagnée de la rétraction du testicule ; l’hépatite, de douleurs à l’épaule , au larynx; le panaris , du gonflement des glandes axillaires, etc.
Les symptômes généraux qui surviennent dans certaines inflammations se bornent souvent à l’accélération du pouls et à une augmentation de chaleur dans toute l’habitude du corps , c’est-à-dire , aux phénomènes qui caractérisent la fièvre angéioténi(jue (inflammatoire) la plus simple ; mais, suivant la nature de l’organe enflammé , le degré de rinflamination , et l’état du malade , cette fièvre varie beaucoup , et quelquefois elle est accompagnée d’une grande céphalalgie , de la fréc|uence de la respiration , de la diminution de plusieurs évacuations. Ainsi , la transpiration est diminuée , les urines ne se secrétent qu’en petite quantité , et elles sont d’ailleurs limpides.
Lorsque la fièvre précède l’inflammation , comme on l’observe dans les maladies érup-
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tives , elle peut être considérée comme un effort de la nature pour pousser au-dehors un principe morbifique j lorsrpi’au contraire , le mouvement fébrile est précédé par les phénomènes inflammatoires , comme cela a lieu dans les inflammations de cause externe , il paraît être dû à l’irritation communiquée de la partie enflammée , aux divers systèmes de l’économie animale , et sur -tout au système sanguin. Boërliaave attribuait la fièvre qui accompagne l’inflammation , à l’effort que fait le cœur pour surmonter les obstacles qu’il trouve dans les vaisseaux obstrués de la partie enflammée ; mais si l’obstruction d’un certain nombre de vaisseaux produisait l’augmentation de l’action du cœur et des artères , on ne» concevrait pas pourquoi , dans beaucoup de circonstances où le sang passe avec difficulté dans une grande quantité de vaisseaux, le malade n’a souvent presque aucun indice de fièvre. Par exemple , dans l’opération de l’anévrisme à l’artère crurale , le tronc de cette artère , obstrué par la ligature , doit former un obstacle très-grand au sang j et cependant on a vu souvent que le malade , après cette opération , avait à peine un léger mouvement fébrile , tandis que la moindre inflammation du cerveau ou de ses membranes , est ordinairement accompagnée d’une fièvre très-grande, qui n'est nullement proportionnée à l’obstruction supposée de la partie enflammée.
Outre les différens phénomènes de l’inflammation , que nous venons d’exposer , on remarque que cette maladie détermine un changement dans les qualités des humeurs , et particulièrement du sang. En effet , il se forme , à
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-la surface du caillot, après une saignée , une couche d’un blanc jaunâtre, tirant (juek[uefois sur le vert , à laquelle on a donné le nom de couenne infla nimatoire ou pleurétique.
L’épaisseur de cette couche est ordinairement proportionnée à l’intensité de rinflammation , et elle est en générai plus considérable aux seconde et troisième saignées qii’à la première. Cette couenne inflammatoire paraît dépendre d’une modification particulière de la fibrine ; mais elle n’est pas teljement constante , qu’il soit permis au praticien d’en tirer quehpie induction relativement au traitement de la maladie.
Les symptômes de l’inflammation en deviennent les signescliagnosticjues. Lorsque l’inflammation est extérieure , les symptômes locaux la caractérisent suffisamment ; mais lorsqu’elle a son siège à l’intérieur, la douleur, la fièvre et les symptômes particuliers à l’organe af'fécté, sont les seuls signes auxquels on la reconnaisse.
Le pronostic de l’inflammation varie suivant un grand nombre de circonstances. D’abord le siège de la maladie apporte des différences très-grandes dans ses suites : ainsi une inflam-
mation externe est moins dangereuse qu’une inflammation interne. Ensuite les affections inflammatoires présentent plus ou moins de danger » suivant leur intensité et leur étendue , suivant la nature des organes enflammés, leur sensibilité , l’importance de leurs fonctions.
L’inflammation peut se terminer de cinq manières différentes ; savoir , par délitescence, par résolution , par suppuration , par induration et par gangrène.
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- On appelle délitescence , la dispar ition subite de riiillaimnation, avant qu’elle ait parcouru «ses diverses périodes. Nous allons en donner des exemples : quand une personne se brûle avec de ' l’eau chaude , qui ne l’est cependant pas assez pour que l’épiderme se détache, si on fait plonger la partie irritée par le calorique , dans de l’eau très-froide , ou dans de l’eau végéto-minérale (acétate de plomir étendu dans de l’eau ) , et (|u’on y laisse cette partie pendant quelque temps , on empêche l’elïet de l’irritation , on imprime aux humeurs un mouvement contraire à celui qu’elle détermine , et on fait , pour ainsi dire, avorter la maladie. Il arrive souvent, lorsqu’une blennorrhée se supprime par une cause . quelconque , (|ue le testicule se gonfle et devient douloureux. Dans *ce cas , si l’on applique promptement sur la tumeur un cataplasme répercussif , on repousse les humeurs qui y abordaient et on arrête l’inflammation ; l’écoulement se rétablit, et la maladie reprend sa marche ordinaire. La cessation prompte de l’inflammation dans les deux cas cités , est une vraie délitescence. Souvent elle n’est suivie d’aucune inflammation nouvelle, d’aucun dérangement dans les fonctions de l’économie animale ^ c’est alors une terminaison avantageuse, comme on l’observe dans les inflammations de cause externe , telles que celles qui sont produites par une piqûre , une brûlure ou une distension violente, comme dans l’entorse. Mais quelquefois l’inflammation en quittant la partie (ju’elle avait d’abord attaquée , se porte aussitôt sur une autre, et ce changement de lieu , qui a reçu le nom de jnétastase injiainmatoire j s’observe particulièrement dans les inflammations d-e
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cause interne , et peut être favorable ou dangereux , suivant les parties où il se fait. La métastase est favorable lorsqu’elle a lieu de l’intérieur à l’extérieur, ou d’une partie dans la([uelle l’inflammation est dangereuse sur une autre où elle n’est nullement à craindre. Mais cette terminaison est dangereuse toutes les fois que rinflammation se porte sur des organes . plus importans qne ceux sur lesquels elle s’était d’abord développée. On lit dans les Mémoires de l’Académie royale de Chirurgie , que l’usage des gargarismes astringens dans l’inflainmation de l’isthme du gosier, faisant cesser cette maladie , a déterminé une péripneumonie mortelle j et il n’est pas rare de voir la terminaison de l’érysipèle par délitescence , donner lieu à la pleurésie ou à une autre inflammation grave.
On a expliqué la métastase de diverses rhanières. Suivant les uns , elle se fait au moyen de la circulation. Les autres , avec Bordeu , cr oient que le principe morl^ifique se transporte d’un lieu dans un autre par la voie du tissu cellulaire. Enhn , il en est qui se rendent raison de la métastase, en disant que le sang accumulé par l’effet de l’irritation dans la partie primitivement enflammée , est ap])elé clans une autre partie par une irritation plus forte. L’opinion de Bordeu paraît la plus probable.
La résolution est la dissipation graduelle de l’inflammation. On la distingue de la délitescence , en ce c[ue dans celle-ci la maladie est arrêtée tout-à-coup dans sa marclie et même dès son invasion ; tandis que dans la résolution , elle se dissipe par degrés, et seulement lorsqu’elle est parvenue à son état , de manière qu’elle parcourt toutes ses périodes. Ainsi, dès que la résolution
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s’opère , l’irritation cesse dans la partie , les vaisseaux engorgés reçoivent moins de liquides et reprennent leur diamètre naturel j l’ordre de la circulation se rétablit , et l’on voit se dissiper avec lenteur et par degrés tous les phénomènes inilammatoires.
La résolution peut avoir lieu dans toutes les inflammations. Quelquefois, lorsque la maladie dépend d’une cause interne , elle est accompagnée d’une évacuation sensible , soit par les urines , soit par les sueurs , ou même par les selles J mais le plus souvent elle se fait sans évacuation apparente.
La résolution est la terminaison la plus favorable. Elle ramène les parties enflammées à leur état naturel , et au libre exercice de leurs fonctions ; et lors même que la maladie dépend d’une cause interne , comme elle parcourt toutes ses périodes, cette cause s’élabore tellement dans le cours de l’inflammation , qu’elle perd entièrement ses qualités nuisibles. Il y a seulement une exception à faire , à cet égard, pour les inflammations qui surviennent dans certaines fièvres malignes et pestilentielles , parce qu’en effet , la cause de ces espèces d’inflammations étant extrêmement délétère , ne peut, à ce qu’il paraît, être neutralisée par le travail qui s’opère dans la partie enflammée , et pourrait être très-nuisible à l’économie , si elle était reportée dans le torrent de la circulation , par la résolution j mais dans toutes les autres inflammations , cette terminaison est avantageuse et désirable , sur-tout lorsque le maladie a son siège à l’intérieur.
Quand l’inflammation ne marche point avec une grande rapidité , que la douleur n’est pas
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puisative , on peut espérer que la résolution aura lieu ; et si les symptômes diminuent ,
• après avoir augmenté pendant quelque temps , c’est un signe que la nature y travaille. Dans les inflammations externes, la résolution commence ordinairement du quatrième au neuvième jour.
La suppuration est la formation , dans la par- - tie enflammée , d’un liquide plus ou moins blanc, ne ressemblant en rien aux humeurs du corps , et qui est connue sous le nom de pus. Ce liquide préscnle beaucoup de variétés, suivant l’intensité de l’inflammation et la nature des parties enflammées.
Lorsque rinflammation a son siège dans le tissu cellulaire , la matière de la supj)uration est d’un blanc légèrement jaunâtre , homogène , opaque, d’une consistance à-peu-près égale à celle de la crème du lait , sans acrimonie et sans odeur, (es qualités sont celles du véritable pus, du pus de bonne nature. Lorsqu’il se foi’ine dans ce même tissu cellulaire , ou dans les organes parenchymateux, comme le foie, les poumons, il s’amasse dans des cavités jiroduites par l’écartemont des yiarties voisines , et que l’on désigne sous le nom de foyers ; les collections qu’il y forme , constituent ce qu’on appelle des abcès. Nous traiterons des abcès dans un chapitre particulier.
Lorsque l’inflammation attaque une mem- *' brane muqueuse , et qu’elle est médiocre , le mucus secrété par les follicules qui entrent dans la composition de cette membrane , devient très-abondant; il s’épaissit et se montre enfin sous l’aspect d'un liquide filant , jaunâtre ,ou verdâtre , qu’on appelle purifornie y
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à cause de sa ressemblance avec le pus; c’est ce qu’on observe dans la ])lilogose de la membrane muqueuse des fosses nasales, du larynx, de la trachée-artère , des bronches , du vagin , du canal de l’urètre , de la vessie urinaire , et en général, dans les pblegmasies de toutes les membranes qui tapissent l’intérieur des organes creux. L’inflammation des mêmes membranes muqueuses , portée à un très-haut degré., est suivie de leur ulcération ; et alors ce n’est plus un mucus épaissi , mais un véritable pus qui s’en sépare.
Si l’inflammation a son siège dans les membranes séreuses , telles que le péritoine , la plèvre , l’arachnoïde, on observe, lorsqu’elle est médiocre , qu’il se fait une exsudation lymphatique , susceptible de se concréter, de se durcir , et au moven de laquelle les membranes , qui étaient affectées d’inflammation , contractent des adhérences plus ou moins fortes avec les parties auxquelles elles n’étaient auparavant que contiguës. C’est ainsi que l’on voit, à la suite de la pleurésie , la surface externe des poumons adhérer à la* plèvre costale , et les viscères abdominaux présenter le même phénomène relativement aux parois abdominales , à la suite des péritonites. L’inflammation de ces mêmes membranes est-elle portée à un plus haut degré, il se fait une exsudation séro-lymphatique , qui présente une couleur différente, suivant la marclie rapide ou lente de la malajdie. Si l’inflammation est Irès-aiguë, ce liquide ^st teint de sang , et contient souvent des flocons d’apparence celluleuse. Si elle est chronique , comme on le remarque fréquemment dans les viscères abdominaux des scrofuleux, le'li-
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quide exsudé ressemble à du petit-lait, dans lequel il nage aussi quelquefois des flocons celluleux.
Le produit de la suppuration ne présente pas moins de variétés dans les autres organes. Le pus des muscles est d’un jaune grisâtre j celui du foie est souvent roussâtre , épais, et mêlé de stries jaunâtres. Le pus des os est ténu , fétide, giisâlre , et teint souvent le linge et la charpie en noir. Enfin , il varie dans ces différentes parties , suivant les progrès de la maladie , l’état de l’individu, et les remèdes employés. Celui du tissu cellulaire lui -meme n’est pas toujours identi()ue j dans le commencement de la suppuration , il est ténu , séreux et rougeâtre , et on le désigne alors sous le nom de sanie sanguinolente. Dans les abcès froids, où l’inflammation est à peine sensible , il reste fort liquide , et prend quel([uefois une couleur verdâtre.
La suppuration est une terminaison avantageuse , lorsque l’inflammation dépend d’une cause interne extrêmement active , et qu’elle a son siège à l’extérieur. En effet , dans ce cas , il est à craindre que l’élaboration qui a lieu pendant le cours de la maladie, 'supposé que celleci se termine d’une autre manière , ne modifie pas assez les qualités malfaisantes de sa cause , pour les empêcher de nuire à l’économie.
Mais dans toutes les autres inflammations , sans en excepter celles qui sont externes, la suppuration est une terminaison désavantageuse que l’on doit chercher à éloigner , at#« tendu, que la maladie ne fait que se convertir en une autre, en se terminant par un abcès.
C’est sur- tout dans les inflammations intérieures , que la suppuration est à craindre 5 et