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aux narcotiques pour modérer ces deux symptômes. Mais quand l’inflammation a son siège à l’intérieur, on doit être très-réservé sur l’usage des narcoticnies qui masquent souvent la marche de la maladie , et peuvent déterminer la gangrène j et en général, quand rinflammation est très-vive, même quand elle a son siège à l’extérieur , on doit s’abstenir de ces rnédicamens, dans la crainte de favoriser la terminaison par gangrène.
On doit dans toutes les inflammations, entretenir , suivant le besoin , la liberté des évacuations. On favorise les évacuations alvines par des lavemens 5 le cours des urines , par des boissons légèrement diurétiques j la transpiration , par des diapliorétiques.
Il est aussi très-important d’éloicner du malacle tout ce qui peut exciter des émotions vives de l’aine. Les emportemens de la colère sont sur - tout très - propres à aggraver la maladie ; mais dans les inflammations qui sont dues à un principe délétère, la joie et les autres affections gaies peuvent avoir un certain degré d'utilité, en excitant doucement les forces vitales.
Les remèdes internes les mieux indiqués dans les inflammations , sont ceux que l’on connaît sous le nom ^ anùphlo ois tique s ; parmi les antiphlogistiques, les délayans et les rafraîchissans tiennent le premier rang. Il faut , dans leur choix, avoir égard à la constitution du malade , à ses habitudes , et sur-tout à la saison. Dans l’été , on doit recommander particulièrement les boissons froides acidulées , telles que la limonade , soit végétale , soit minérale , les sirops de groseille ou de vinaigre dans de l’eau , ou dans une tisane. Les malades ont d’ailleurs
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clans cette saison une prédilection très-marquée ]')Our ces sortes de boissons j mais en hiver elles pourraient irriter l’organe ]ntlmonaire(jui, dans ce teinj)S de l’année , est plus susceptible , et déterminer dos aiiccllons catarrliales. On doit alors préîércr les boissons légèrement mueilngincuses , telles (|ue la solution de gomme araljujue, la décoction légère de racine de guimauve, de graines de liii , le petit-lait , l’eau de veau, l’eau de poulet , etc. , et avoir soin de les donner tuujoru’S cliaudes. 11 est important, au reste, quelle que soit la saison, que le jiialade boive !)eauconp. Cependant il faut avoir é^ard à relïétdes boissons sur l’estomac , et en modérer l’usage quand cet organe ne peut en su]qiorter une grande (piantité.
Convient-il dans les inflammations de provofjuer des évacuations , soit par les vomitifs, soit ])ar les pnrgatlhsr En général, lorsque la maladie ne tient nullement à l’etat des premières voies, les vomitifs peuvent devenir nuisibles en déterminant une métastase. Mais il est certaines inflammations qui seml)!ent dépendre ejitièrement,ou (juldu moins coïncident souvent avec l’euibarras gastrique, d’autres que l’eml)arras gastrique comprupie quelquefois ; les vomitifs sont utiles alors. On voit des inflammations légères de l’isthme du gosier , des érysipèles céder à un seul vi^mitif j la pleurésie bilieuse diminue de gravité, ]'>ar ce moyen , en perdant sa cornj)lication. L’embarras des pre- ])iières voies est caractérisé par un enduit jaunâtre sur la langue, l’amertume de la bouche , des maux de tête , des nausées , des envies de vomir, etc.
Quant aux purgatifs , il faut en user sobre-
ment. Il n’en existe pas crantiphlogisliqnes comme oïl l’avait prétendu. Ils irritent toujours plus ou moins , et ne peuvent convenir que lorsque rinflammation dépend d’une cause qui réside dans le canal intestinal. Il faut donc , en général , s’en abstenir dans le commencement de la maladie , et se borner aux lavemens éiiiolliens.
Nous comprenons dans la classe des remèdes externes , les saignées tant générales que locales, et les topiques. La saignée générale peut être à la vérité considérée comme un remède interne j mais nous avons cru devoir en parler ici , afin de ne pas séparer les considérations qu’elle présente de celles qui appartiennent aux .saignées locales.
La saignée générale peut devenir nuisible y lorsque la personne afïèctée d’inflammation est d’une constitution faillie ou débilitée. Elle est dangereuse dans les inflammations produites par une cause maligne, délétère, qui a diminué l’énergie du jirincipe vital. Mais dans toutes les autres inflaim nations , la saignée produit d’excellens effets , lorsque la constitution du malade permet d’y avoir recours. Elle détermine dans tout le système un relâchement qui arrête les progrès de la maladie , et en favorise la solution 5 et les avantages qu’on en retire sont d’autant plus marqués, que l’inflammation est plus récente. Le nombre des saignées et la quantité de sang qu’on doit tirer à chaque fois , se règlent d’après l’intensité de rinflammation , l’âge , le tempérament et la force du malade. Il est cependant d’observation que des saignées copieuses et rares , faites par une large ouverture de la veine , produi-
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sent un meilleur effet que des évacuations de sang moins abondantes et plus fréquemment répétées. Mais la seule règle à suivre relativement à la quantité de sang que l’on doit tirer dans une maladie inflammatoire aiguë et grave , est de saigner jusqu’à ce qu’il y ait un soulagement remarquable , et c’est ce qu’on obtient ordinairement par une saignee de quatre ou cinq palettes. Mais s’il y avait à craindre que le malade ne perdît trop de ses forces , on ne la ferait pas aussi copieuse.
En diminuant la masse du sang , la saignée affaiblit les forces vitales , et rend les solides moins susceptibles de recevoir l’impression de la cause irritante , et de sentir l’aiguillon qui stimule la partie enflammée et y attire les humeurs. Une expérience journalière vient à l’appui de cette opinion. Ijorscju’on pratique la saignée à l’occasion d’un érysipèle, s’il arrive que le malade tombe en syncope , on observe q ue , pendant la durée de cet état , dans lequel les forces de la vie sont sensiblement diminuées, la rougeur disparaît entièrement, et qu’elle revient ensuite par degrés à mesure que le malade reprend connaissance.
On retire quelquefois des avantages de la saignée révulsive , c’est-à-dire , de celle que l’on pratique loin de la partie qui est le siège de la maladie ; il n’est pas douteux , par exemple , que l’on ne produise plus d’effet dans les inflammations de la tête , en ouvrant la veine saphène , qu’en ouvrant la- veine basilique , quoiqu’on ne puisse rendre raison de ce phénomène.
Les saignées locales se font par le moyen des sangsues , ou des ventouses scarifiées j on fait
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en Allemagne un assez grand usage de ces dernières ; mais en Fronce on donne , en général , la préférence aux sangsues , tant parce que leur application exige moins d’a])pareil , qu’à cause de la répugnance que la plupart des malades ont pour rinstrunient tranchant.
Pour obtenir de bons effets des sangsues , il faut les ap|)liquer sur les environs de l’inflammation. Lorsqu’on les ])lace sur la partie malade elle-même , l’écoulement de sang produit à la vérité un dégorgement assez considérable , et une rémission sensible de tous les symj)tômes de la maladie j mais ce soulagement n’est que momentané , et l’inflammation reprend bientôt plus d’intensité qu’elle n’en avait auparavant , à cause de l’irritation nouvelle produite par les sangsues. Il est donc plus convenable de les appliquer sur un endroit un peu distant du lieu de l’inflammation.
Ces sortes de saignées sont sur-tout fort utiles dans les plilegmasies des parties situées sous la peau, et qui n’intéressent pas cette dernière. Elles déterminent sur l’organe cutané une irritation et un afflux de sang qui diminuent singulièrement l’intensité de l’inflammation. C’est ainsi qu’on les applique avec beaucoup d’avantage sur les paupières , dans l’ophtlialmie j à la partie antérieure et supérieure du cou, dans l’angine j derrière les oreilles , dans les inflammations du conduit auditif externe 3 au périnée , dans celle de la vessie , etc.
Les sangsues sont aussi très - avantageuses dans les hémorroïdes. Mais ici il y a une exception à faire à la règle générale que nous avons donnée pour le lieu de leur application 3 car on procure un soulagement plus grand en les
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pinçant sur les tTuncurs liéinorro’jdales ellesmêmes , cpie lorsqu’on les applique sur les environs. Aussi est-il à remarquer que les hémorroïdes ne sont pas seulement des maladies inflammatoires , mais qu’elles sont aussi des tumeurs sanguines (pii distendent le tissu cellulaire environnant , et (jue leur dégorgement immédiat faisant cesser pronijitement cette distension , calme la douleur qu’elle occasionne.
Dans l’érysijièle , le pblegi7ion , les fractures compliquées et accompagnées d’une tension très-grande , les sangsues ont moins d’avantage (jue la saignée générale.
En traitant des inflammations particulières aux differentes parties du corps , nous indiquerons d’une manière spéciale les cas où les sangsues conviennent , et le petit nombre de ceux oïl les scarifications leur sont préférables.
Les remèdes topiipies dont on fait usage contre les inflammations, ne sont guère utiles (jue dans colles (|ui ont leur siège à l’extérieur. Quand la maladie est situ'ée profondément , par exemple , dans la poitrine , dans l’abdomen , ils n’ont que peu d’action. On serait même tenté de croire cpi’ils n’en ont aucune , à cause de la distance qui existe entre l’endroit où ou les applique et la partie malade. Cependant on emploie soTivent des fomentations ou des cataplasmes émoiliens dans certaines inflammations internes, et rexjiérience semble prouver (jn’ils ne sont ]7as tout-à-fait inutiles , et (pi’ils produisent du relâchement. Les vésicatoires que l’on emploie dans ces sortes de phlegmasies ont certainement une grande efficacité , mais on conçoit (ju’ils n’agissent (]ue comme révulsifs , dans le- cas où la cause de la
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maladie est très-mobile , et par cela même susceptible de déplacement.
Les topiques forment une partie essentielle du traitement des inflammations externes , et on les choisit spécialement dans la classe des répcrcussifs , dans celle des éinolliens et dans celle des anodins.
Les répercussifs agissent en resserrant les \aisseaux de la partie enflammée ; ils empêchent par-là les humeurs d’y aborder en grande quantité, et repoussent celles que l’irritation, y a attirées ; ils agissent peut-être aussi en émoussant la sensibilité des nerfs de la partie sur laquelle on les applique , et en diminuant ainsi l’elFet de l’irritation sur cette partie. On a un exemple très-familier et très-frappant de l’action des répercussifs dans la couleur pâle des lèvres des personnes qui viennent de manger des alimens assaisonnés avec du vinaigre.
Les répercussifs conviennent fort bien dans le principe des inflammations modérées qui dé-
Î>endent d’une cause externe , et dans lesquelles a métastase n’est nullement à craindre : si l’emploi en est bien dirigé , ils font avorter la maladie. C’est ainsi qu’en administrant promptement ces médicamens dans une entorse , on empêche l’abord des humeurs vers la partie irritée , et on prévient le gonflement inflammatoire qui est sur le point de se développer. Si l’on applique des répercussifs sur une ])artie qui vient d’être brûlée médiocrement et sans détachement de l’épiderme , on arrête aussi de la même manière , comme nous avons déjà eu occasion de l’observer , la maladie dans son jnincipe.
Les répercussifs ne doivent être emjdoyés ni
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dans les inflammations qui tiennent à une cause interne , ni dans celles des organes glanduleux, ni dans les inflammations intenses , quel que soit leur siège , ni dans celles qui existent déjà depuis quelque temps : car, dans ces cas , ils peuventdéterminer des métastases dangereuses, ou donner lieu à la gangrène , en arrêtant l’action organique, par la constriction qu’ils font éprouver aux solides. On a vu des exemj)les de ce dernier effet dans le panaris.
Lorsque les répercussifs administrés à contretemps ne produisent ni la métastase ni la gangrène , ils peuvent contribuer à l’induration de la partie enflammée. Ainsi on détermine quelquefois l’induration du testicule engorgé , en y appliquant trop tard un topique répercussif: alors ce remède ne fait que repousser les parties les plus fluides de la matière de l’engorgement.
Il faudra donc , avant de se déterminer à l’emploi des répercussifs , faire attention à la cause de l’inflammation , à la texture de l’organe enflammé , aux degrés et au temps de la maladie .
On emploie les répercussifs sous forme liquide , ou sous forme de cataplasme. S’agit-il de l’inflammation d’un membre ou d’une de ses parties , comme la main , l’avant-bras , le .pied , la jambe , on prépare un bain avec un liquide répercussif, on y plonge la partie malade et on l’y laisse pendant quelques heures } ou bien on applique sur cette partie des compresses imbibées d’une liqueur de la même nature. Les répercussifs avec lesquels on prépare le bain ou les fomentations , sont , ou de l’eau froide simplement, ou de l’eau et du vinaigre,
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ce qui forme l’oxicrat , ou un mélange d’eau et d’acétate de plomb, auquel on ajoute quelquefois un peu d’eau-de-vie. Dans les engurgemens du testicule , on emploie les répercussifs sous forme de cataplasme que l’on fait communément avec la terre cimolée des couteliers , et un peu de vinaigre.
Dans les cas assez nombreux d’inflammations où les répercussifs ne sont pas indiqués , on a recours aux émolliens. La propriété qu’ils ont de relâcher le tissu des solides engorgés , les rend très-propres à modérer la tension et les autres symptômes inflammatoires. On les emploie , comme les répercussifs , sous la forme de îbmentations , ou sous celle de cataplasmes , suivant les circonstances.
En général , dans les inflammations qui ont leur siège dans le tissu même de la peau , on doit préférer les fomentations, parce que les cataplasmes occasionneraient une pression incommode sur les parties inflammées. Ces fomentations , que l’on fait avec l’eau commune , ou avec une décoction mucilagineuse, doivent être employées chaudes , et être renouvelées trèsfréquemment. On entretiendra leur chaleur , sur-tout en hiver , en plaçant des briques chaudes près de la partie malade , ou des bouteilles remplies d’eau tiède j car lorsque les fomentations émollientes sont réfroidies , elles ont l’inconvénient d’agir comme répercussives. C’est pourquoi, si on n’en pouvait pas entretenir la chaleur , on leur substituerait des ablutions de même nature. On pourrait aussi avoir recours aux huileux qui sont de bons relâchans j mais ils ont l’inconvénient de devenir rances par la chaleur de riiiflajnmatiou , ce qui les rend irri-
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lans J c’est pour([iiui on leur préféré les décoctions éniollientes.
Lorscpie i’inflanmation est située profondément dans le tissu cellulaire , comme dans le ])hlegmon , on emploie les émolliens sous l'orme de cata]jlasmes. On les compose de difïerentes substances; ]>ar exem])le, on en fait avec de la farine de graine de lin cuite dans une décoction de racine de guimauve. Ce cataj^lasme a l’avantage d’être très-émollient et de conserver long-teinps son humidité. Au défaut de larine de graine de lin , on peut faire un cataplasme avec les léiiiiles des plantes émollientes , que l’on fait cuire jusqu’à consistance de bouillie, dans une décoction de racine de guimauve , ou dans du lait ; ou bien on fait un cataplasme avec la mie de iiaiu blanc et le lait, auxquels on peut ajouter un jaune d’œid’ct un peu de safran , poulie rendre anodin. Mais ce cataplasme a l’inconvénient de s’aigrir et de se dessécher très- vite , et alors il devient répercussif. Il faut donc, lorsqu’on en fait usage , le renouveler très-souvent, pour qu’il n’ait ]jas le temps de devenir aigre. On varie la composition des cataplasmes suivant la nature de la partie enllammée ; par exemple , pour l’inflammation de l’œil , on en fait mi avec la pulpe de pommes cuites , soit seule , soit mêlée avec un peu de farine de graine de lin et d’eau de guimauve. Au reste , il faut prendre garde en liiisant un cataplasme quelconque , que le véhicule soit en trop grande quantité , parce cpie l’humidité empêche la conservation de la chaleur ; il faut encore éviter qu’il soit consistant et trop peu humide , parce qu’alors il se dessèche promptement , et cesse d’agir comme émollient et relâchant.
Lorsque la partie sur laquelle on doit appliquer un cataplasme est couverte de poils , il faut les raser, afin de prévenir le tiraillement douloureux qui pourrait résulter de leur agglutination avec le cataplasme.
On étend le cataplasme sur un linge , et on l’applique immédiatement sur la peau. Lorsqu’il est placé entre deux linges , il a beaucoup moins de vertu , et n’agit plus que comme humectant} cependant il est certaines parties sur lesquelles on ne doit jamais appliquer un cataplasme immédiatement , tel estrœil. Sa levée serait douloureuse , à cause des cils auxquels il s’attacherait. Dans ce cas et dans tous ceux où il y aurait de l’inconvénient à ce que le cataplasme touchât la peau immédiatement, je le couvre avec un morceau de gaze très-claire.
On doit donner au cataplasme une épaisseur unifornie et convenable , afin qu’il ne se dessèche pas trop promptement. Après l’avoir étendu sur le linge , on replie les bords de celui-ci J sans cette précaution , le cataplasme s’amincissant à sa circonférence , se dessécherait plus vite et se collerait à la peau.
Dans tous les cas d’inflammation, le cata-
Îilasine doit être renouvelé toutes les douze leures ^ et quand la chaleur de la partie est très -grande, on doit le renouveler trois ou quatre fois dans les vingt quatre heures , et l’arroser dans l’intervalle d’un pansement à l’autre, avec de l’eau de guimauve , ]>our entretenir son humidité. Enfin , on doit appliquer les cataplasmes un peu chauds , et même si c’est en hiver, entretenir cette chaleur en couvrant suffisamment la partie.
Les topiques anodins , sédatifs ou caïmans
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sont indiqués toutes les lois que les douleurs qui accompagnent l’inflammation deviennent assez vives pour empêcher le repos du malade. Les ])lus usités sont les décoctions de safran , de têtes de pavots, de jusquiaine , de morelle et les solutions d’opium. Il faut user avec prudence de ces moyens, sur- tout de l’opium , parce qu’ils affaiblissent la vitalité de la partie sur hujuelle on les applique, et qu’ils la disposent à la gangrène.
On a quelquefois recours avec avantage aux topicpies irritans que l’on applique sur une partie saine , à dessein d’y attirer l’inflammation fixée sur une partie où elle est accompagnée de plus de danger. C’est ainsi que l’on met un vésicatoire derrière l’oreille , dans l’inflammation du conduit auditif 5 derrière le cou , dans celle des yeux , etc.
Les indications curatives que présente l’iii-r flammation , lorsqu’après avoir parcouru ses premières périodes , elle tend vers une terminaison quelconque , varient autant que les différentes terminaisons dont la maladie est susceptible.
Lorsque la délitescence est à craindre, il faut éloigner tout ce qui pourrait contribuer à la déterihiner. On sera sur-tout en garde contre les répercussifs et l’air froid. Si malgré ces précautions la délitescence s’opère , on irritera la partie , soit par un cataplasme maturatif ou attractif, soit par les vésicatoires , soit par les cautères , afin d’attirer au-dehors le principe morbifique ; et on donnera à l’intérieur, suivant l’état du pouls et les forces du malade, des remèdes actifs pris parmi les toniques, les fortifians , les alexitères et les cordiaux.