‹ Traité des maladies chirurgicales et des opérations qui leur conviennent [electronic resource]Chapitre 9 sur 24 · DE L ’ I IV F L A M M A T I O 3C · texte numérisé non relu

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Si ces moyens ne rappelient pas rhiflammatîon à l’extérieur , et (jue le malade ressente des douleurs intérieurement, c’est une signe qu’elle s’y est fixée. Le traitement de cette nouvelle inflammation doit être basé 'sur la nature de l’organe affecté , les forces du malade et l’intensité de la maladie.

La résolution de l’inflammation étant une terminaison très-avantageuse, lorsqu’elle se prépare , on ne négligera rien pour la favoriser, et on évitera au contraire , avec le plus grand soin, tout ce qui pourrait la troubler. Les cataplasmes érnolliens qui ont été employés pour modérer l’inflammation , suffisent ordinairement pour la conduire jusqu’à parfaite guérison. Ainsi , lorsque l’inflammation diminue , on s’abstiendra des saignées, et on laissera agir la nature. On continuera cependant l’usage des boissons délayantes et le régime convenable.

'Lorsque le principe de l’irritation est presque éteint , que la partie enflammée cesse d’être douloureuse , on associe avec avantage les résolutifs aux érnolliens j ainsi on fait cuire dans du vin ou dans de la bière , la farine de graine do lin destinée au cataplasme ; ou bien on ajoute à cette farine une farine résolutive , comme celle de fève ou d’orge.

Si l’inflammation a son siège dans une glande

extérieure , un emplâtre de savon ou de “vigo cum mercurio y inêlé avec l’emplâtre de ciguë, concourt à procurer la résolution; mais l’einpressement du Chirurgien à satisfaire le désir que le malade a de guérir promptement , le fait quelquefois recourir trop tôt aux résolutifs, qui renouvellent alors l’inflammination et retardent la guérison. Ce n’est que lorsque l’inflamtriation

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est presque entièrement dissijiée , qu’on doit erajjloyer les résolutifs seuls.

Quand rinflammatiüii marclie vers la suppuration , si les symptômes inflammatoires conservent leur intensité, <juoiqiie la maladie existe depuis quelque temps , il faut continuer l’usage de tous lesirioyeiis propres à diminuer son activité } car la formation du pus est autant contrariée ]jar la vivacité de rinflammation , que par sa lenteur. On continuera en consétpience les antiphlogistiques et les tO]ji(|ues éiiiohiens, qui suffisent le plus souvent pour amener ])eu-àr peu la suppuration. Un phlegmon est conduit presque toujours à ])arlaite maturité par l’usage des cataplasjnes do farine de graine de lin.

Mais lorsque rinflammation dépend d’une cause interne, (pa’elle a été précédée d’un trouble général qui annonce les efforts de la nature pour porter cette cause au-dehors, et qu’elle n’arrive pas à la suppuration , on doit , même dans le cas où l’inflammation est encore vive , employer les maturatifs et même les attractifs : ces topiques , en augmentant l’in itation , fixent entièrement la cause de la maladie dans la partie eidlammée , et déterminent la suppuration , sçule terminaison qui soit favorable alors. Il est certains engorgemeiis inflammatoires qui peuvent être considérés sous ce point de vue : tels sont ceux qui , dans les fièvres putrides et malignes , se développent dans lo tissu cellulaire (jui environne les glandes parotides , ou même dans toute autre partie.

On emploie encore les maturatifs dans les inflammations externes , situées profondémeii t , et dans lesquelles la suppuration se fait difficilement. On compose un cataplasme maturatif avec

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]^artlcs égales de farine de graine de lin , qu’oii fclit Ijouillir dans de la bière, et d’oseille cuite dans du sain-doux ou du beurre. On peut y ajouter des oignons de lis cuits sous la cendre ^ et un pen de basilicum ou d’onguent de la mère* Quand rinflaimnatioii a beaucoup d’activité , comme dans le panaris , ce cataplasme , ([uel’ou emploie lorsque le malade ne veut pas ([u’on lui pratkpie une incision , amène souvent la suppuration on 24 ou 36 heures.

Mais lorsque l’engorgement ne présente que des symptômes inflammatoires très-peu pronori-" cés , ou ([u’il a son siège dans un organe g!anduleuix , 011 se sert spécialement d’un emplâtre inaturatif , et notamment du diachylon gommé dont on couvre la tumeur. On le renouvelle tous les sept à huit jours. L’usage de ces moyens dans les cas où l’inflammation doit être suivie de suppuration , convertit peu-à-peii la matière de l’engorgement en un alicès.

Nous indi(j lierons dans le chapitre de la gan-^ grène , ce ({u’il faut faire quand i’iuflannnation. tend à se convertir en cotte maladie.

Quant à l’induration, c’est une terminaisorl qu’il faut toujours tâclier de prévenir, en écar-^ tant avec soin tout ce qui pourrait la fiivoriseri Ainsi dans les inflammations des organes glan- , duleux , et dans toutes celles qui ne paraissent pas disposées à la résolution ou à la délitescence ^ on proscrira les topiques astringens et reperdissifs , et on mettra en usage tous les moyens (pu peuvent favoriser la circulation , et empêcher Irt stagnation des liquides dans la jiartie affectés^

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