II
Tibia (fraeture du ). — S'observe assez souvent. — Est presque toujours transversale. — A lieu directement ou par contre-coup. — Le déplacement est presque nul. — Diagnostic : facile ; impossibilité de marcher, empâtement du membre au niveau delà fracture, inégalités sur la crête du tibia, crépitation obscure. — Pronostic : peu grave. — Même traitement que pour la fracture de la jambe ( Voyez Jambe ). Consolidation rapide. III, 3j2 et suiv., III, 3j5et suiv.
Tibia ( luxations du ). — Peuvent avoir lieu en devant , en arrière , en dedans et en dehors. — Peuvent être complètes ou incomplètes ; les premières «ont extrêmement rares.
— La luxation primitive en arrière n'a jamais été observée. — La luxation en devant est extrêmement difficile , psrce qu'elle suppose la déchirure de tous les ligamens et des muscles et des tendons qui avoisinent l'articulation : les luxations latérales en dedans et en dehors sont plus fréquentes , plus faciles que les autres.
— Causes: violence extrême exercée sur le tibia le fémur étant retenu.
Du Traité des Maladies Chirurgicales.
— Signes diagnostiques. Luxation en- 'avant : mobilité extrême de l'articulation , saillie énorme du tibi-a et du fémur. — Luxation latérale : extrémité supérieure du tibia formant une tumeur au-dessous de l'un ou de l'autre des eondylcs du fémur; déviation de la rotule dans le sens du la luxation.
— Pronostic : toujours très-fâcheux.
— L'amputation de la cuisse est souvent nécessaire quand la luxation est complète. — Traitement :
la réduction est toujours facile; elle se pratique en repoussant les deux es luxés en sens contraire quand l'extension est suffisante. — Bandage roulé , coussins , pour prévenir îa récidive. — Combattre avec énergie les accidens inflammatoires qui se développent tonjours. IV, 365 etsuiv.
Tjbiales postérieure et antérieure (anévrisme des artères). — Est rarement vrai ou spontané. — Est presque toujours produitpar une cause externe. — Diagnostic : très-difficile.
— Ne doit être traité que par l'opération faite selon la méthode ancienne. II , 229 et suiv.
Tire-fond. — Instrument de chirurgie propre à extraire les balles enclavées dans la substance des os. — Inventé par Thcmassin. — Description de cet instrument. — Addition qu'y a faite Percy. — Manière de s'en servir. — Ne peut rien sur les balles autres que les balles de plomb. 1,384, 1, 586.
Tissu cellulaire. — Est le siège spécial de l'inflammation dans tous les organes. I, 2.
Toniques. — Conseillés à l'intérieur dans le cas de délitescence de l'inflammation. 1 , 48- — Conseillés dans le cours des inflammations gangreneuses.
Tonique (tétanos). — Nom qu'a reçu le tétanos lorsque la contraction spasmodique s'étend à tous les membres du corps. I, 285, I 286.
Topiques. — Gras et résineux, doivent
être bannis du traitement des plaies menacées de pourriture. I, 32-.
Torticolis. — Courbure ou inclinaison permanente delà tête vers l'une ou l'autre épaule. — Reconnaît un grand nombre de causes. VII, 48.
— Le torticolis causé par la luxation des vertèbres cervicales ou par leur accroissement inégal est toutà-fait irrémédiable (Voy. Luxation du cou).— Les brûlures du cou en se cicatrisant produisent aussi cette maladie : on doit alors l'attaquer en coupant les brides qui empêchent les mouvemens. VII , 49 {Voy. Brûlure). — Le rhumatisme des muscles du cou, leur paralysie ou leur convulsion, celle du sterno- mastoïdien en particulier, sont les maladies qui déterminent le plus souvent l'inclinaison latérale de la tête. — Diagnostic différentiel de ces formes de torticolis. — Durée et pronostic de la maladie :
fort variables , suivant les causes qui l'ont produite, VII, 49 et suiv.
Traitement du torticolis rhumatismal : diaphorétiques , topiques émolliens. — Traitement du torticolis causé par la convulsion des muscles du cou : emploi à l'intérieur et à l'extérieur des adoucissais, des antispasmodiques et des narcotiques. VII, 55. — Quand le torticolis est le résultat de la paralysie , on joint aux moyens employés contre la paralysie en général, l'usage des topiques irritans sur la région malade. — Section des muscles conseillée dans le cas de paralysie ou de convulsion permanente et irrémédiable. — Avantages , inconvéniens de ce procédé.
— Manière de pratiquer l'opération. VII, 56 et suiv.
Tourniole. — Voy. Panaris.
Tourniquet. — Moyen de compression préférable à tous les autres pour arrêter les hémorrhagies , si la structure de la partie le permet. 1 , 261 .
— L'appliquer sur-le-champ enca;
d'hémorrhagie dans les plaies d'armes à feu. ï , 5-o, I, 3-2.
T hachée-artère (corps étrangers dans la). — Les uns viennent de l'intérieur , les autres se développent dans le larynx ou. dans la trachéeartère. Vil, 110 et suiv. — Signes auxquels on reconnaît la présence d'un cops étranger dans la trachée-artère , tirés des caractères de la toux , de la respiration , de l'emphysème. 112 et suiv. — La présence, de ces corps dans les voies aériennes amène presque constamment la mort , lorsque l'art ne les en débarrasse point ; peuvent quelquefois rester longtemps dans la trachée. n4 et suiv.
sions du cuir chevelu. — Dénudalion de l'os, trépanation, manière de la pratiquer. — Procédés pour faire écouler les liquides épanches, pour relever les fragmens osseux.
— Pansement de la plaie, situation du malade après le pansement. — Manière de s'opposer à la hernie du cerveau. — Mode de cicatiisalion des plaies du crâne. — Galotes employées pour résister à la pression des corps extérieurs sur la cicatrice. V, 161 et suiv.
Trépanation. — Est employée pour retirer les balles tellement enclavées dans la substance des os que le tire-fond ne peut pas les extraire.
Bronchotomie : cas dans lesquels Trichiasts. — Maladie dans laquelle
elle doit être pratiquée , son opportunité , ses inconvéniens. VII, i2i et suiv. — Description de l'opération. VII, 124 et suiv. — Foy.
Bronchotomie.
Travers. — Guérit une tumeur fongueuse de l'orbite par la ligature de l'artère carotide primitive, II ,
Trépan ( opération du ). — Consiste à faire une ouvei ture au crâne avec une espèce de scie circulaire, que l'on nomme couronne de trépan, pour donner issue à un liquide épanché , relever une pièce d'os enfoncée, extraire un corps étranger, etc. — L'appareil nécessaire poni cette opération se compose d'iwstrumcns, de charpie., décompresses et de bandages. — Description et usages des instrumens qui entrent dans la composition d'un trépan complet : rugiue , perfo-
les cils , dirigés contré le globe de l'œil, l'irritent par un frottement fréquent et un contact continuel.
— Est de deux espèces , l'une dans laquelle les cils sont tournés en dedans, sans que le cartilage tarse ait perdu sa direction naturelle; l'autre dans laquelle la mauvaise direction des cils dépend du renversement du cartilage ; la première est fort rare, la seconde est très -commune. — Causes : cicatrices des ulcères de la paupière. — Symptômes : renversement en dedans de la paupière , inflammation consécutive de la conjonctive. — Traitement de la deuxième espèce de trichiasis :
ablation d'une partie de la peau de la paupière renversée. — Manière de pratiquer cette opération.
— Traitement de la deuxième espèce : arrachement des cils. V, 279 et suiv. 280 et suiv.
ratif, exfoliatif, couronnes avec Trismus. — Nom donné au Tétanos pyramides , arbre de trépan ou tré- dans lequel la contraction spasmo-
philie, tire-fond , couteau lenticuculaire,élévatoire,meningophylax, brosse , tenailles incisives , ciseaux, gouge , maillet de plomb , scie en
dique est bornée aux muscles de la mâchoire. 1 , 285.' — Est le signe pathognomonique du tétanos. I ,
crête de coq. V, i52et suiv. — Ma- Trochisque ( de minium). — Intro-
nière de disposer le malade . — Par- duit dans les plaies par piqûre pour
ties de la tête où l'on doit appli- désorganiser les nerfs piqués. I
quer le trépan. — Forme des inci- 358.
Du Traité, des Maladies Chirurgicales.
Trompe d'Eustache (maladies de fa).
— L'obstruction de ce conduit est ordinairement causée par les inflammations de la gorge et du nez.
— Ce conduit peut manquer ou être oblitéré par vice de conforma -
' lion , ou bien être détruit par un ulcère syphilitique. — On fait cesser cette oblitération en détruisant les causes qui ont donné naissance à la maladie. — Injections dans la trompe d'Eustache , moyens d'y p ai venir, instruirons imaginés à es sujet. — Perforation du tympan proposée et pratiquée par Astley Gooper pour guérir la surdité provenant de l'obstruction de la trompe d'Eustache ; circonstances dans lesquelles cette opération est contre-indiquée. — Perforation de l'apophyse mastoxde proposée dans le même but ; blâmée par l'auteur. VI., 3j et suiv.
Tuméfaction.— Existe constamment dans les inflammations. --—Est proportionnée à l'intensité de la maladie, à la nature du tissu. — Varie dans son aspect. 1 , 17.
Tumeurs. — Définition. — Présentent une multitude de différences relatives à leur siège, aux organes qu'elles intéressent, à leur cause matérielle. — Se distinguent en tumeurs formées par les ci rps étrangers , par le déplacement des parties solides, et en tumeurs Immorales . — Formées par le chyle.
jrç. Formées parle sang. — Formées par l'infiltration de la sérosité dans le tissu cellulaire, ou par son épanchement dans les cavités. — Formées par la rétention des séci étions ou des excrétions. IL, 1 et
TuME.URS FONGUEUSES DES articulations.— Voy . Tumeurs blanches.
Tumeurs blanches des articulations.
— Peuvent affecter toutes les arculations, mais s'observent plus fréquemment dans les ginglymoïdales que dans les orbiculaires. — Se montrent à tous les âges de la
vie, mais elles sont plus fréquentes dans l'enfance et dans la jeunesse que dans l'âge adulte et la vieillesse. IV , 4$9 et suiv.
Causes. — Sont externes ou internes. — Causes externes : lésions physiques des articulations ; ces causes sont plutôt déterminantes.
Causes internes. — Les vices rhumatismal , scrophuleux , scorbutique, vénérien; la matière moibifique d'une fièvre quelconque ; la suppression d'un flux habituel ~ la répercussion des dartres , de la gale. — Les vices rhumatismal et scrophuleux sont la plus fréquente de toutes les causes. IV, 499 et suiv.
Signes diagnostiques. — Prodromes:
douleur plus ou moins vive dans l'articulation, tantôt superficielle, tantôt profonde et circonscrite , tantôt graduelle, tantôt vive et subite. — Tuméfaction bornée le plus ordinairement à une partie plus ou moins étendue de l'articulation.— Cette tumeur est circonscrite sans mobilité, plus ou moins dure, élastique, ne conservant pas l'impression du doigt , donnant quand on la touche un sentiment obscur de fluctuation : douleurvive quand le malade veut mouvoir le membre, qui le plus souvent reste fléchi ; la peau conserve la couleur qui lui est naturelle. — Deuxième période : tuméfaction plus considérable ; engorgement ducreux du jarret; duietéj tension de la tumeur, dilatation des veines sous-cutanées, atrophie des membres , engorgement des ganglions lymphatiques, carie des os, abcès, fistules , fièvre hectique , diarrhée colliquative , mort. IV , 491 et suiv.
Anatomic pathologique. — Lorsque la tumeur a eu son siège primitif hors de l'articulation , les ligamens et tous les tissus fibreux qui concourent à former l'articulation sont infiltrés et remplis d'un flutdç
plus ou moins épais, et convertis en une substance homogène; la graisse a subi une altération îemarquable ; le périoste , les nerfs sont également tuméfiés; les muscles sont atrophiés et leurs tendons rétractés. — Dans l'espèce de tumeur qui a son siège principalement dans les os, les extrémités articulaires se gonflent et se ramollissent ; bientôt elles se carient , et leur substance se convertit en une matière sanieuse et fétide : les cartilages eux-mêmes finissent par s'altérer et par se dissoudre : les parties molles s'altèrent consécutivement. IV, 496 et sniv.
Pronostic. — Le plus souvent fâcheux. — Moins grave quand les tumeurs blanches sont causées par le vice rhumatismal , que lorsqu'elles reconnaissent pour cause le vice scrophuleux. — Lorsqu'elles sont anciennes , que les tissus sont déjà dégénérés, que la carie des os a produit des abcès fistule ux , il ne reste qu'à pratiquer l'amputation ; cependant il est des cas où la nature a pu opérer la guérison. — Elles sont d'autant plus graves que les sujets sont plus faibles et plus cachectiques. IV , 5o5 et suiv.
Traitement. — Le traitement doit être adapté à l'espèce particulière de la maladie et à ses différens états. — Traitement des tumeurs blanches causées par le vice rhumatismal : médication antiphlogistique énergique. — - Au début de la maladie , vésicaloires volans , topiques émolliens et anodins ; lorsque l'état inflammatoire sera passé, on emploiera les topiques résolutifs, les frictions sèches, les linimens volatils, les frictions mercurielles. IV, 507 et