‹ Traité des maladies de l'enfance (volume 2)Chapitre 135 sur 163 · l .. ' . . ; aa o grammes · texte numérisé non relu

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Ammoniaque liquide S

Alcool à 90" ( 10 —

Eau dislilléc 15

Toutes les heures, on verse dix gouttes de ce mélange sur du papier buvard, et on en fait aspirer les vapeurs par le nez seulement pendant quelques secondes. Si au bout de douze heures l'effet abortif de ces remèdes ne s'est pas produit, il faut y renoncer; car leur action substitutive, en se prolongeant, exaspérerait le coryza. Chez les enfants sujets aux rhumes de eervo;ui et chez qui des atteintes antérieures ont provoqué (1rs complications du coté de l'oreille ou des bronches, il faut agir avec plus d'énergie : séjour au lit, bottes d'ouate autour des jambes, et transpiration provoquée par dv< tisane-

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chaudes additionnées de quelques gouttes de teinture de belladone.

2° Traitement palliatif '. — Le symptôme le plus pénible du coryza est l'obstruction nasale et la céphalalgie qui en résulte. Pour rétablir momentanément la perméabilité nasale, rien ne vaut les pulvérisations discrètes faites à l'aide d'un pulvérisateur de Richardson, d'une solution à 1 pour 100 de chlorhydrate de cocaïne; elles rendent le nez libre pendant quelques heures et permettent de se livrer au travail. Mais elles ne peuvent être employées qu'après 12 ans, à cause des phénomènes d'intoxication qu'elles pourraient provoquer au-dessous de cet âge. Chez les enfants plus jeunes, on prescrira de l'huile d'olives mentholée à l/50e qui sera projetée dans le nez à l'aide d'un pulvérisateur spécial, ou simplement versée par gouttes dans les narines avec une petite cuiller, la tète étant renversée en arrière. Un soulagement très manifeste sera également obtenu par des inhalations émollientes de vapeur d'eau, additionnée d'une demi- cuillerée à café, par litre, d'alcool mentholé à 4 pour 100. Ces inhalations seront faites à l'aide d'un bocal rhiné ; elles dureront une dizaine de minutes et seront répétées trois ou quatre fois dans la journée. On enduira la lèvre supérieure et le pourtour des narines avec de la vaseline boriquée pour prévenir l'érythème produit par le passage des sécrétions nasales. Il sera bon, même en l'absence de fièvre, de prescrire une légère dose de chlorhydrate de quinine. Si l'état général est plus touché, l'enfant doit être maintenu à la chambre et même au lit, les jambes entourées d'ouate ; on se bornera à une alimentation légère ; un purgatif doux sera avantageusement prescrit. Pour prévenir les complications, on empêchera l'enfant de se moucher avec force, de peur qu'il ne projette dans l'oreille moyenne des mucosités septiques; on pourra également, une ou deux fois par jour, badigeonner son pharynx avec de la glycérine salolée à 1/20. Surtout on proscrira absolument les lavages du nez à la période aiguë du coryza : ils irritent la muqueuse nasale, augmentent l'obstruction du nez et créent un sérieux danger d'otite. Le coryza iodique réclame le même traitement, avec cependant moins de précautions. Naturellement on suspendra non seulement toute médication iodurée, mais aussi les préparations bromurées, qui auraient pu être antérieurement ordonnées; ces dernières sont souvent impures et renferment de l'iode.

5° Traitement prophylactique. — Il doit être très strictement suivi par les enfants sujets aux coryzas répétés et surtout aux coryzas compliqués. 11 comporte deux indications : 1° rendre l'enfant moins vulnérable en l'aguerrissant contre les intempéries, par l'exercice au grand air, le tub ou la douche froide; et en même temps lui faire porter des bas et caleçons de laine épaisse et des souliers à fortes semelles, pour éviter le froid aux pieds. 2° Rendre le nez moins susceptible. S'il existe des lésions chroniques du nez et du.naso-pharynx, ce sera facile : il suffira de réduire au galvano-cautère le volume des cornets et de pratiquer l'ablation des végétations adénoïdes du pharynx nasal. Si au contraire le nez ne présente pas de grosses lésions, la prophylaxie du coryza sera plus difficile : Luchon ou Allevard chez les enfants lymphatiques, le Mont-Dore chez les fils d'arthritiques donneront parfois d'heureux résultats.

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Rhinites aiguës secondaires. — Les rhinites aiguës qui se développent an début ou au cours des maladies infectieuses ne présentent qu'un intérêt séméiologique. Dans la rougeole, le coryza est de règle, la conjonctivite est précoce et constante; l'otite fréquente, mais plus tardive, suppure habituellement. Dans la scarlatine, le coryza est plus rare; il affecte une forme sèche et ce sont plutôt les épistaxis que l'écoulement mu queux qui attirent l'attention sur le nez. Vers la fin delà maladie peut se développer une rhinite aiguë purulente ou pseudo-membraneuse ; son pronostic est grave, car si elle touche l'oreille, il est fréquent quelle y détermine des lésions osseuses profondes et rapides ; l'otite post-scarlatineuse cause des caries diffuses du rocher qui amènent la mort ou tout au moins la surdité incurable. Dans la grippe, le coryza se distingue de la rhinite aiguë simple par son passage rapide à la purulence, et par la précocité et la fréquence des complications bronchiques et auriculaires. Dans la coqueluche, le coryza est constant, au moins à la période catarrhale du début : à ce point que Michaël et beaucoup d auteurs allemands avec lui ont considéré les quintes de toux comme des phénomènes réflexes d'origine nasale et conseillé de traiter la coqueluche par des insufflations intra-nasales de poudres antiseptiques à base de quinine. Dans Ycrysipèle de la face, la rhinite aiguë, quand elle se montre, affecte plutôt la forme purulente, avec fréquentes lésions de la partie antérieure de la cloison et du vestibule. Les rhinites aiguës secondaires de l'enfance réclament toutes un même traitement local calmant et antiseptique dont l'huile mentholée fera généralement les frais.

B. — Coryza aigu du nouveau-né

Le coryza aigu, essentiellement bénin chez l'enfant, devient au contraire une affection grave chez le nouveau-né, même dans sa forme la plus simple. Son pronostic s'assombrit pour deux raisons que nous avons signalées plus haut : parce que le nez, très étroit à cet âge, s'obstrue alors complètement: et parce que le petit enfant, ne pouvant respirer par les voies nasales, va se trouver dans des conditions plus ou moins incompatibles avec son existence : d'où résultent asphyxie et inanition, pouvant parfois entraîner la mort.

Étiologie. — Le refroidissement est la cause habituelle du coryza aigu des nouveau-nés : à cet âge, le moindre changement de température provoque des congestions nasales intenses, surtout chez les Gis d'arthritiques. On les y expose en les sortant trop peu de temps après la naissance, surtout pendant les saisons humides. On les y expose encore en les laissant trop longtemps dans des langes mouillés, ou en leur maintenant la tète trop près du feu, pendant qu'on les change de couches. La mode actuelle d'élever les enfants >ans bonnet facilite le refroidissement de la tète.

Les infections locales peuvent aussi, indépendamment du froid, provoquer le coryza. Ainsi le nez peut se prendre lorsque, pendant une toilette mal faite, on y laisse pénétrer de l'eau savonneuse. Les sécrétions vaginales de la mère entrent aussi dans les fosses nasales pendant l'accouchement et les inoculent; c'est non seulement, comme il est dit plus loin, la rhinite

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gonococciquc qui peut ainsi naître d'une vaginite blennorragique ; mais encore un coryza aigu simple peut dériver d'une leucorrhée maternelle, produite par divers agents pathogènes (Fraenkel).

Symptômes. — Les allures du coryza infantile sont des plus variables; tantôt ce n'est qu'un enchifrènement passager se traduisant par une respiration nasale sifflante et seulement un peu d'agitation nocturne; tantôt ce sont des phénomènes graves simulant la broncho-pneumonie et menant en quelques jours à la mort. Entre ces extrêmes est un type moyen habituel.

Les troubles de la respiration ouvrent la scène : la dyspnée s'annonce par une respiration nasale bruyante, d'abord sifflante et sèche, bientôt humide, ronflante, gargouillante. Dans quelques cas, l'inspiration se fait par la bouche : l'air expiré est chassé par le nez où il brasse des mucosités en produisant le bruit de snuffle (West), qui peut en imposer à un observateur inattentif pour un bruit de cornage laryngé, mais dont le point de départ se reconnaît à ce signe net, que la respiration devient immédiatement silencieuse si on pince le nez entre les doigts. A ce moment on voit un liquide transparent, aqueux, sortir des deux narines et s'étaler sur la lèvre supérieure qu'il irrite et fissure; plus tard le jetage devient muco-purulent et se concrète en croûtes qui obstruent l'entrée des narines : l'apnée nasale est alors absolue. L'enfant, dès qu'il sent son nez se boucher, s'efforce d'ouvrir la bouche : péniblement il fait l'apprentissage de la respiration buccale. Tant qu'on le tient verticalement, il respire assez bien : mais vient-on à le coucher sur le dos et surtout sur le ventre, position mauvaise qui gêne le jeu du diaphragme, alors apparaissent des troubles dyspnéiques sérieux. 11 devient violacé, s'engoue et fait entendre un roniïement bruyant qui ne cesse que quand on le redresse; puis l'accès de suffocation se juge par une crise déternuements qui projette hors du nez des mucosités abondantes. Pendant le sommeil la dyspnée nasale est plus grande encore; car, à mesure que le sommeil s'accuse, la langue s'applique davantage entre le palais et barre à l'air la route buccale. A peine le petit malade cominence-t-il à s'assoupir qu'il fait entendre un bruit plus sonore, mélangé de souffle nasal et de ronflement guttural; bientôt il se réveille étouffant, traduit sa soif d'air par plusieurs inspirations énergiques et se met à crier. Parfois ces cris dyspnéiques prennent l'intensité d'un accès de spasme de la glotte (Hausser, Henoch), l'enfant est cyanose, anxieux; les ailes du nez se dilatent, le nez siffle, le cri est aphone; les mouvements respiratoires sont rapides et tumultueux; par moments la respiration s'arrête, et l'accès peut aboutir à une attaque de convulsions. Bouchut expliquait ces paroxysmes dyspnéiques par l'aspiration et le retrait de la langue en arrière chez les nouveau-nés; l'air fortement aspiré par les poumons, entre par la bouche et accole la langue au palais comme une soupape. Kùssmaul attribuait ces accès de suffocation à une congestion aiguë des poumons due aux inspirations énergiques et vaines que font les nourrissons pendant leur sommeil. Moure croit plutôt à une excitation directe de la glotte par la chute des mucosités nasales dans le pharynx, surtout facilitée par le décubitus dorsal. Donc, l'enfant se réveille à chaque

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instant, et il en résulte une insuffisance de sommeil qui entraîne un dépérissement rapide.

Les (roubles de l'alimentation ne sont pas moins importants. L'enfant, excité par la faim, se jette avidement sur le sein (pion lui tend, fait un essai de succion, mais bientôt, bleuissant, s'en retire pour respirer. Plusieurs fois il renouvelle ses tentatives, s'irrite, se met à crier et fait une déglutition maladroite qui laisse entier du lait dans le larynx : d'où cria, quinte de toux, accès de suffocation. Il se trouve placé dans cette dure alternative : ou de manquer de lait ou de manquer d'air. Rapidement vaincu, surtout par la dyspnée, instinctivement il refuse le sein. Linsuffisance d'alimentation s'ajoute donc à l'insuffisance du sommeil pour amener l'épuisement du nouveau-né. Le cri s'affaiblit et s'enroue, et parfois s'éteint complètement. Si la situation se prolonge sans rémission, l'enfant dépérit rapidement, se refroidit, ébauche quelques accès convulsifs et succombe dans le marasme. D'autres fois la fièvre s'allume, la température dépasse 40 degrés et la scène se termine par des accidents broncho-pulmonaires.

Complications. — La broncho-pneumonie est, en effet, la complication la plus grave sinon la plus fréquente du coryza infantile. La congestion pulmonaire produite par des inspirations exagérées à travers les fosses nasales rétrécies (Kiïssmaul), la chute fréquente de gouttes de lait dans les voies aériennes pendant les efforts des tétées, peuvent la provoquer : plus souvent elle résulte de la propagation aux poumons de l'infection descendante venue du nez, et elle doit être surtout à prévoir quand l'enrouement et l'affaiblissement du cri indiquent l'existence d'une laryngite aiguë. De plus, l'inspiration par la bouche d'un air nécessairement froid et sec peut la favoriser. Les complications auriculaires sont également très fréquentes, mais passent le plus souvent inaperçues à cet âge (Hartmann).

Pronostic. — Dans sa forme intense, le coryza aigu simple peut amener rapidement la mort : Billard a vu le dénouement fatal se produire en trois jours. Heureusement, il est rare qu'il en soit ainsi : ordinairement le tableau de la maladie est beaucoup moins sombre, beaucoup plus flou que nous ne venons de le tracer, et, bien qu'infiniment plus sérieux qu'il ne l'est chez l'adulte, cependant le coryza du nouveau-né guérit ordinairement en une semaine. Une thérapeutique et surtout une hygiène bien dirigées ont une grande influence sur cette heureuse terminaison.

Diagnostic. — Deux affections peuvent, dès le début delà vie, simuler le coryza aigu : ce sont les végétations adénoïdes et l'occlusion congénitale des fosses nasales. Il est de la plus haute importance d'en faire exactement le diagnostic différentiel, car, dans chacun de ces cas, l'obstruction nasale demande à être levée par un traitement différent. Les végétations adénoïdes congénitales ne sont pas exceptionnelles; elles amènent, quoique à un moindre degré que le coryza aigu, les conséquences connues de l'obstruction nasale. C'est la difficulté de téter qui est le plus accentuée : la respiration est moins gênée et le sommeil seulement troublé par un ronflement très sonore. Cette obstruction nasale est sèche, ne s'acconipagnant d'aucun jetage par les narines : de plus elle se montre dès la naissance, tandis que le

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coryza «aigu, même le plus précoce, n'éclate en général que deux ou trois jours, au plus tôt, après l'accouchement. Le toucher rhino-pharyngien, même fait avec le petit doigt, est impossible à cet âge, pour assurer le diagnostic hésitant; mais, si l'on suppose l'existence de végétations adénoïdes, le mieux est d'introduire derrière le voile du palais une pince coupante spéciale qui ramène le corps du délit et en même temps effectue le seul traitement utile, l'ablation (Lubet-Barbon). L'occlusion congénitale des fosses nasales est infiniment plus rare : cependant il y a un intérêt vital à la diagnostiquer au plus vite. Elle siège presque toujours au niveau des choanes, en général des deux côtés : les orifices postérieurs des fosses nasales sont fermés par une cloison osseuse. L'obstruction nasale est ici absolue, et non pas partielle comme dans le cas de végétations adénoïdes; de plus, elle se montre dès la naissance contrairement à i'enchifrènement du coryza. Elle peut se reconnaître à ce signe qu'en soufflant dans une narine avec une poire de Politzer, on n'entend l'air ainsi chassé revenir ni par l'autre narine ni parla bouche; ou mieux encore, en glissant un stylet mousse le long du plancher des fosses nasales, on peut se rendre compte du siège et de la nature de l'obstacle. Le coryza blennorragique et le coryza syphilitique des nourrissons se distinguent aisément du coryza aigu infantile par les signes que nous étudierons plus loin.

Traitement. — L'indication majeure du traitement du coryza infantile est de rétablir, au moins momentanément, la perméabilité du nez, pour permettre à l'enfant de s'alimenter; et, en second lieu, de réaliser l'antisepsie des fosses nasales, pour prévenir les complications auriculaires et broncho-pulmonaires qui éclatent si facilement à cet âge. Les lavages du nez doivent être proscrits dans le coryza aigu simple, et plus encore chez le nourrisson que chez l'adulte, en raison des dangers auxquels ils exposent alors les oreilles par suite de la brièveté et de la largeur de la trompe dans les premiers temps de la vie. f.c seul moyen inoffensif de débarrasser le nez des mucosités qui l'obstruent est la douche sèche, donnée avec la poire de Politzer, à laquelle on adapte un petit tube de caoutchouc. Elle sera donnée successivement plusieurs fois de chaque côté et chassera les mucosités hors de l'autre narine; on pourra répéter ces insufflations avant chaque tétée. Quant au tubage du nez, imaginé d'abord par Bouchut, qui consiste à introduire dans les fosses nasales deux tubes de caoutchouc pour rétablir le passage de l'air, c'est un moyen dangereux qui traumatise la muqueuse et laisse à sa suite des synéchies. Toutes les demi-heures, il sera indiqué d'introduire dans les fosses nasales à l'aide d'une cuiller, l'enfant étant maintenu couché sur le dos, quelques gouttes d'huile mentholée à l/50e : Phuile mentholée, toujours inoffensive, aide à la désobstruction du nez en ramollissant les croûtes, en réduisant momentanément le volume des cornets, et en provoquant des éternuements qui expulsent les mucosités accumulées dans le nez. C'est un excellent succédané de la cocaïne, que ses propriétés toxiques doivent faire interdire formellement à cet âge. Le nourrisson sera maintenu dans une chambre un peu chaude, couché sur un plan incliné, la tète assez élevée pour que les mucosités nasales aient moins de tendance à couler dans le

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pharynx : les jambes seront enveloppées d'ouate et de taffetas gommé. Le pourtour des narines et la lèvre supérieure seront enduits de vaseline, à laquelle on incorporera l/10e d'acide borique et 1/100° d'acide salicylique pour prévenir Térythème que provoque à ce niveau le contact du liquide alcalin sécrété par le nez. Si le coryza est très aigu, on peut administrer à l'enfant 1 centigramme de calomel toutes les 2 heures (Henoch) ou lui donner une fois par jour une dose de 2 centigrammes deterpine (Lcwy). Lorsque le coryza entre en voie de régression et que l'obstruction nasale diminue, on hâtera sa régression en insufflant dans les fosses nasales une petite quantité de la poudre suivante :

Acide borique ^ ~ m

Sous-nitrate de bismuth \ ®

Résorcine 2 gr.

Menthol 0«r,20

Si, malgré la mise en œuvre de tous les moyens précédents, on ne réussit pas à lever suffisamment l'obstacle nasal pour permettre à l'enfant de prendre le sein, il faudra prolonger l'alimentation à la cuiller avec le lait extrait de la mamelle. Dans les cas graves, où la déglutition elle-même s'embarrasse, on suivra le conseil de Kùssmaul de nourrir les enfants avec une petite sonde de gomme introduite toutes les trois heures dans l'œsophage jusqu'au rétablissement de la respiration nasale.

Prophylaxie. — Deux précautions principales la résument : ne pas sortir le nouveau-né avant trois ou quatre semaines pendant les saisons froides et humides; et se garder des lavages de tète peu soigneux qui refroidissent la peau ou font pénétrer dans le nez de l'eau savonneuse.

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