‹ Traité des maladies de l'enfance (volume 2)Chapitre 76 sur 163 · GUÉRIS · texte numérisé non relu

GUÉRIS

DÉCIDIYES.

RESTÉS lilÉRIS APRÈS

plus m: 1 an.

SWSMII VKI.LKS ULTÉRIEURES.

De 1876 à 1890

De 1890 à 1897

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Il) *>-

Ces chiffres nous permettent de bien juger de la gravité de l'opération, mais ils ne peuvent nous renseigner que très incomplètement sur ce que l'on doit attendre de la néphrectomic chez les malades qui survivent à l'opération. J'ai dit que nous avons des renseignements sur II enfants opérés qui étaient en bonne santé plus d'un an après l'opération; quatre d'entre eux étaient bien portants I an 1/2 et deux 2 ans 1/2 après la néphrectomie. Ces deux derniers cas sont : 1° celui de Schend qui eut un remarquable succès chez un enfant de 6 mois néphrectomisé pour un sarcome: 2 ans 1/2 après,

IALBARRAN]

389 ABDOMES ET ANNKXKS.

lorsque l'enfanl avait trois ans, il était en parfaite santé; 2° le eas d'Israël1 chez un enfant de G ans opéré pour sarcome à cellules bipolaires; 2 ans et 5 mois après il n'y avait pas trace de récidive.

Mais ces brillants succès ont leur contre-partie dans des récidives survenues si tardivement qu'on aurait pu croire à une guérison définitive; c'est ainsi que parmi les opérés de Trendelenburg je remarque un enfant de 2 ans 1/2 opéré pour myosarcome et qui mourut de récidive 1 an 1/2 après l'opération; un autre enfant de 9 ans, opéré par le même auteur pour un adéno-carcinome, mourut aussi de récidive 5 ans 1/2 après la néphrectomie.

Les observations que je viens de citer doivent nous imposer une grande réserve dans l'appréciation des résultats éloignés. Ce que l'avenir réserve aux enfants néphrectomisés ne pourra être connu (pie dans quelques années, mais d'ores et déjà nous pouvons dire que les résultats de la néphrectomie dans les tumeurs malignes du rein chez l'enfant sont suffisants pour que l'opération doive être conseillée toutes les fois qu'un examen attentif ne fera pas découvrir des signes de généralisation et que l'état du malade nous permet d'espérer qu'il pourra résister à l'opération. Cette conclusion découle naturellement de tout ce que je viens d'écrire et elle est pleinement justifiée par la rapidité de la marche et le pronostic invariablement mortel de la maladie. J'ajoute que la néphrectomie peut être suivie de succès quel que soit l'âge de l'enfant, et quels que soient le volume et la nature du néoplasme.

Les plus jeunes enfants opérés n'avaient que 6 mois, et, pour juger de la gravité opératoire dans les premières années de la vie, je me bornerai à dire que sur 18 enfants de 2 ans et au-dessous, opérés depuis 1890, il n'y a eu que 2 morts et que 5 étaient bien portants de 7 mois à 2 ans 1/2 après l'opération.

Le volume de la tumeur n'est pas non plus une contre-indication opératoire, car les cas de guérison sont nombreux parmi les grosses tumeurs ; parmi elles quelques-unes n'ont pas récidivé. Sans doute il faut opérer au plus vite, mais il importe de connaître ces faits pour ne pas se laisser aller à trop de découragement. Lorsque la tumeur est volumineuse, nous pouvons intervenir par une opération qui devra d'abord être exploratrice, et on extirpera le rein toutes les fois qu'on ne constate pas l'existence de ganglions et qu'on croit pouvoir enlever tout le néoplasme. Cette conduite prudente est du reste la meilleure dans tous les cas et on ne devra jamais extirper un rein néoplasique avant d'avoir fait pendant l'acte opératoire une soigneuse exploration de l'abdomen.

En ce qui regarde les résultats éloignés de la néphrectomie suivant la nature du néoplasme, je remarque que, sur les 11 cas non récidives, 5 fois il s'agissait de tumeurs épithéliales, et que le cas de mort tardive, après 5 ans 1/2, était un adéno-carcimone. C'est-à-dire que parmi les résultats les meilleurs, on trouve à peu près la moitié de tumeurs épithéliales, alors que

(') ISRAËL. Deutsche mal. Woch., 1896, n° 22.

NEOPLASMES DU REIN. 383

cotte variété de néoplasmes n'entre guère que pour un quart dans l'ensemble d(^s tumeurs du rein chez l'enfant. Le pronostic opératoire est donc plus favorable pour les tumeurs épithéliales que pour les sarcomes.

Je ne dirai qu'un mot sur la voie qu'il convient de suivre pour pratiquer l'opération. A mon avis, chez l'enfant, contrairement à ce que je pense pour l'adulte, la voie transpéritonéale par laparotomie médiane est préférable. Contrairement à l'adulte, chez l'enfant la voie transpéritonéale est moins grave que la voie lombaire ; dans mon relevé, je trouve w21 pour 100 de mortalité pour la première et 29 pour 100 pour la seconde. 11 faut en outre considérer que chez l'enfant, Péchancrure costo-iliaque, trop petite, ne permet pas d'opérer à l'aise, même avec l'incision transversale de la paroi abdominale, et que la laparotomie médiane rend plus facile la constatation de la propagation aux ganglions lymphatiques et aux vaisseaux sanguins.

[ALBARRAN ]

PAR LE Dr J. COMBY Médecin de l'hôpital «les Enfants-Malades.

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