OBSERVÉS TUBERCULOSE
De 0 à 12 mois. ....... 160 28 17,5
De 2 ans 188 49 26,0
De 3 ans.. 104 47 45,2
De 4 ans.. 82 27 32,9
De 5 ans.. . 53 20 57,7
De 6 ans à 10 ans 112 40 55,7
De 11 à 15 ans 89 28 51,5
(') FriŒtELius. Ueber die Haii/irjkeit der Tubercidosis und die hauptsàchlichen Lokalisalionen dersellien n mrtesten Kindesalter. (Jahrbûch fur Kinderheilkunde, 1886, t. XXIV, fasc. 1, 2.)
(!) Schwer. Ein Beitrag zur Slalislik und Analomie der Tuberculose in Kindesalter. (Inaugural Dissertation Allgemeine medicinische Central-Zeitung, n' 6, 1886.)
Sur 125 autopsies, Schwer a trouvé de la tuberculose :
Dans le foie . 104 fois.
Dans les organes respiratoires 103 —
Dans les reins 85 —
Dans l'intestin. . . 01 —
Dans les méninges 55 —
Dans la glande thyroïde. . 12 —
Dans les muscles striés. 2 —
La statistique de Schwer montre que, si la tuberculose n'existe pas dans les premières semaines de la vie, elle devient très rapidement fréquente et, prise en bloc, la mortalité par tuberculose des enfants de zéro à deux ans est en somme très élevée. Les recherches de M. Landouzy ont contribué fortement à établir la notion de fréquence de la tuberculose chez les tout jeunes enfants. A la crèche de l'hôpital Tenon, M. Landouzy a rencontré la tuberculose dans un tiers des autopsies des bébés au-dessous de deux ans'. MM. Queyrat2 et Aviragnet\ qui ont continué les recherches de M. Landouzy, sont arrivés à des résultats identiques. Tout à fait semblable est la statistique de Boltz (Dissertation inaugurale, Kiel, 1890), à laquelle faisait allusion M. Landouzy dans sa communication au Congrès de la tuberculose (1891). De 1875 à 1889, cet observateur a trouvé une mortalité de :
0,89 pour 100 chez les bébés de 5 à 10 semaines. 4,26 — de 3 à 5 mois.
9,22 — de 6 à 12 —
19,58 — de 12 à 24 —
Ce qui met la mortalité de la première année à 27,8 pour 100, celle de la seconde à 26,2 pour 100. M. Hutinel4 a trouvé, en 1890, sur 102 autopsies d'enfants âgés de moins d'un an, 4 cas de tuberculose. En 1891, sur 150 autopsie*; faites avant le mois de juillet, 118 fois il s'agissait d'enfants de moins d'un an. Sur ces 118 enfants, 4 seulement étaient tuberculeux, soit 5,5 pour 100 environ. Mais, après la première année, la proportion est bien différente aux Enfants-Assistés. D'un à deux ans, le tiers des enfants présente des lésions tuberculeuses; de deux à trois ans et de trois à quatre ans, la proportion est encore plus forte. M. P. Simon, à Nancy, a trouvé que, sur 100 décès d'enfants, 22 sont dus à la tuberculose5. Les travaux les plus récents des auteurs étrangers, Cnopf, Goldschinidt, Kôssel, etc. , aboutissent à des conclusions analogues aux précédentes.
Ces chiffres étaient nécessaires pour amener la conviction dans l'esprit de ceux qui pourraient douter encore de la fréquence de la tuberculose chez les enfants. Cette fréquence est aujourd'hui démontrée et, nous l'espérons, définitivement acceptée. Elle est moindre à coup sûr chez les bébés que chez les enfants plus âgés; elle est indéniable cependant, et l'on peut affirmer que,
(•) Lindouzv. Soc. médicale des Hôpitaux, 1S86. Revue de médecine, 1886. Congrès de la tuberculose,
(') Oueirat. Contribution à l'étude de la tuberculose du premier âge, 1886. (') È.-C. Aviragnet. De la tuberculose chez les enfants, 1892. (*) Hutinel. De l'hérédité tuberculeuse. Congrès de la tuberculose, 1891. (5J P. Sivon. Revue médicale de l'Est, 1891 et 1892.
(E.-S. AVIRAGNET]
le jour où l'on pourra diagnostiquer certainement les tuberculoses latentes, le nombre des enfants tubcrculisés sera reconnu plus considérable encore.
Sexe. — Suivant Papavoine, les filles seraient plus sujettes à la tuberculose que les garçons. C'est également l'opinion de Barthez et Sauné qui publient sur ce point le tableau statistique suivant qu'on lira avec intérêt ;