‹ Traité des maladies de l'enfance (volume 2)Chapitre 104 sur 145 · CONVULSIONS, ÉCLAMPSIE · texte numérisé non relu

CONVULSIONS, ÉCLAMPSIE

J Beaucoup d’enfants meurent de convulsions ; parmi * ceux qui survivent, les uns guérissent complètement et î délînitivcment; les autres sont destinés à l’hystérie, à 5 l’épilepsie, surtout quand ils ont de mauvais antécédents ^ héréditaires.

J Les convulsions du début des maladies aiguës ne sont j pas graves; elles le sont davantage quand elles sur- » viennent plus tard, car elles indiquent quelque com- ^ plication encéphalique. Les convulsions asphyxiques f du croup, de la coqueluche, de la broncho-pneumonie, sont très graves. Très graves aussi sont les convulsions J symptomatiques des lésions cérébrales.

I L’éclampsie scarlatineuse est généralement curable. I Trailemeyil . — Au moment de l’accès, on desserre les I vêtements de l’enfant, on élève sa tête et on donne de T Pair. On cherche à provoquer une évacuation intestinale par un lavement au miel, à l’huile ou à la glycé- , rine (une cuillerée à bOuche de ces substances).

( Trousseau conseille la compression des carotides, I West les inhalations de chloroforme. Le chloral, contre- ^ indiqué s’il y a asphyxie, peut être donné, dans les I autres cas, en lavement (1 gramme) ou en potion (20

Î centigrammes), de quart d’heure en quart d’heure. On fera des frictions stimulantes, on flagellera les fesses,

1 le visage, avec l’eau froide, on fera respirer un peu J d’ammoniaque.

Si Timpaludisme est soupçonné, on donnera la quinine en lavement, suppositoire ou injection sons- ^ cutanée (20 centigrammes de bichlorhydrate de quinine).

Les bromures de sodium, potassium, ammonium, seront prescrits à la dose de 1 à A grammes.

On clierchera à triompher des causes des convulsions £ et, sui\ant les cas, on sera conduit à donner des

TRAITÉ DES MALADIES DE l’eNEANCE

verrailuges, à faire la traeliéolomie, à purger l’enfant, etc., etc.

Pour les convulsions des lièvres, surtout quand il y a hyperthermie, on a conseillé avec raison l’usage des bains froids ou tiètles, du drap mouillé.

Si l’urémie est en cause, on a})pliq liera des sangsues ou des ventouses scarifiées.

Comme antispasmodique, le musc sera essayé (en lavement, ^0, 30, 50 centigrammes).

Les inhalations d’oxygène trouvent leur indication dans l’asphyxie qui accompagne les cas intenses.

Page 1