B. — ALBUMINURIE TRANSITOIRE, ALBUMINURIE CYCLIQUE
Plusieurs auteurs, ayant examiné l’urine d’enfants en apparence bien portants, y ont trouvé de l’albumine plus souvent qu’on ne pouvait s’y attendre.
Capitan (1), sur 97 enfants de dix-huit mois à huit ans, en trouve 38 albuminuriques à un degré plus ou moins accusé. Châteaubourg (2), sur 142 sujets de six à quinze ans, en trouve 111 albuminuriques (dont 14 nettement). Leroux (3), sur 330 enfants (118 filles et 212 garçons), ne trouve l’albuminurie que 19 fois (9 garçons et 10 filles), soit 1 fois sur 17. Les deux premiers auteurs se servaient du réactif de Tanret, qui est très sensible, le troisième employait les acides nitrique, picrique, acétique. Voilà sans doute la raison des différences observées. Quoi qu’il en soit, on voit que les enfants présentent, comme les adultes, une albuminurie dite physiologique ou intermütente, parce qu’elle est compatible avec un état de santé parfaite, sans lésion notable des reins, sans mal de Bright.
Ces albuminuries des jeunes sujets seraient transitoires et curables.
Sous le nom à’ albuminurie inlermittenle cyclique ou maladie de Pavy (4), M. Merley décrit une autre forme qui ne serait plus physiologique ni transitoire (5). Elle s’observe dans la seconde enfance, aux approches de
(1) Thèse de Paris, 1883.
(2) Jbid.
(3) Revue de médecine, 1883.
(4) Pavy. On cycle albuminuria {Bril. med. Journal, 1885. Lancet, 6 mai 1886).
(5) Merley (Thèse de Lyon, 1887).