‹ Traité des maladies de l'enfance (volume 2)Chapitre 118 sur 145 · ALBUMINURIE TRANSITOIRE · texte numérisé non relu

ALBUMINURIE TRANSITOIRE

loi

la puberté. Elle atteint les sujets débiles, épuisés, lymphatiques (1). J. Teissier (2), qui avait publié auparavant un travail sur le même sujet, et qui a inspiré la thèse de M. Merley, rapporte les observations suivantes : 1° jeune fille de quinze ans, de souche arthritique, mal réglée, nerveuse, maigre, présentant des vomissements; le matin, pas d’albumine, le soir albuminurie, azoturie; guérison par une cure à Ragatz; — ,2“ fille de dix-sept ans, de souche arthritique, migraineuse, eczémateuse; le matin, pas d’albumine, albuminurie l’après-midi ; traitement par les frictions stimulantes, l’oxygène, le tartrate borico-potassique, le sirop iodo-tannique, l’eau de Bussang ; amélioration ; rechute deux ans après; cure à Ragatz, guérison ; — 3“ fille de seize ans, de souche arthritique, ayant également de f albuminurie f après-midi; — 4° garçon de dix-sept ans, idem.

Symptômes. — Les symptômes de l’albuminurie cyclique consistent en des malaises vagues, avec lassitude, perte des forces, inaptitude au travail, douleurs, rachialgie, palpitations, vertiges, céphalalgies, nervosisme, éréthisme cardiaque, sueurs, ectasie gastrique. Les urines sont peu augmentées, elles graissent le verre; falbumine est en faible quantité (30, 40, 50 centigrammes), non rétractile ; il y a beaucoup d’urates et de matières colorantes; azoturie vers la fin.

Il y aurait : élimination exagérée de matières colorantes, d'urates, d’urée, albuminurie. Le cycle albuminurique commence après le lever et se termine au coucher. Le matin, avec facide nitrique, on obtient du nitrate d’urée, mais pas d’albumine; vers midi, une

l’albuminurie chez la moitié des enfants débiles [Brit. med. Journal, 1879).

(2) Lyon médical, 13 mars 1887.- Bulletin médical, octobre 1887.

TRAITÉ DES MALADIES DE L’EiNFANCE

heure, après le déjeuner, albuminurie : vers cinq ou six heures, plus d’albuminurie.

Cette évolution peut durer des mois, des années, sans altération sérieuse de la santé.

Le repos au litprévient le cycle; Roocke, ayant fait garder le lit à une jeune fille pendant trois semaines, n’a pas trouvé d’albumine. Pavy, chez une fille de onze ans et chez un garçon de treize ans, a obtenu le même effet.

Les récidives sont fréquentes et sont en relation avec le refroidissement, les émotions, les écarts de régime.

Quel est l’avenir de ces malades? Sont-ils prédestinés au mal de Bright? On l’ignore encore. Toutefois, on peut le craindre en consultant leurs antécédents arthritico-nerveux (goutte, rhumatisme, asthme, diabète des ascendants).

On les traitera comme des arthritiques, par un régime sobre et sédatif (pas d’alcool, pas d’excitants, viandes blanches, lait), par les stimulations cutanées, l’eau de Ragatz, etc.

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