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L’ASTHME

L’aslhme est une néAM'ose caracTérisée i)ai‘ des accès (le dyspnée intense avec catarrhe bronchique.

Cette névrose, qui met en jeu le pneumogastrique et le bulbe, est plus commune cliez les adultes que chez les enfants.

Étiologie. — Il est certain que l’asthme, maladie essentiellement héréditaire, ne débute que rarement dans la première enfance. Cette rareté grande explique les hésitations et les erreurs de diagnostic relevées dans l’histoire de cette maladie.

L’asthme fait partie d’un groupe morbide (|u’on a décrit jusqu’à ce jour sous le nom à' arLhrilisme et <|ui comprend la goutte, la gravelle, la migraine, l’obésité, le diabète, etc. Toutes ces manifestations de la diathèse peuvent se succéder chez le môme sujet ou dans sa l’ami lie.

Un père goutteux engendre un enfant asthmatique ; Trousseau a vu un enfant qui, à cinq ans, avait de véritables accès d’asthme, et à sept ans un accès de goutte aiguë franche.

Donc, l’asthme se rencontre surtout chez les enfants de souche arthritique et aussi de souche nerveuse, ce qui ne surprendra pas ceux qui connaissent les relations héréditaires de l’arthritisme et du nervosisme.

TRAITÉ DES MALADIES DE l’ENFANCE

L’aslhmc est, plus rare chez les filles que chez les garçons, plus rare dans la première que dans la seconde enfance. Le plus jeune asthmaliquc observé par moi avait, deux ans; il mourut à trois ans, à la suite d’uu accès formidable.

Les causes occasionnelles des accès d’asthme sont parfois insignifiantes; le contact de particules ténues de poussières odorantes ou non, les émotions morales, une indigestion, etc., peuvent déterminer l’apparition de l’asthme. Le plus souvent, l’accès est soudain, imprévu, sans aucun lien avec les influences susdites. L’asthme est surtout une maladie d’été et l’on doit se demander si le hen/fever des Anglais, rencontré surtout chez les fils d’arlhrili(|ues, n’est pas une simple modalité delà maladie asthmatique; c’était l’opinion de Trousseau, c’est aussi la mienne. Je connais un jeune garçon, fils de goutteux, qui, à Paris, é[)rouve, de loin en loin, des accès formidables d’asthme, et qui, à la campagne, à l’époque des foins et des moissons, soidfre horriblement des symi)tômes décrits sous le nom de hayfeifer.

M. Iluault, dans une revue critique des Archives de laryngologie et de rhinologie (Paris, 1889), résume ainsi la pathogénie de la fièvre des loins : « La fièvre des foins est une névropathie réflexe du trijumeau, d origine nasale ou oculaire. Elle est le résultat de l irritation des terminaisons nerveuses des muqueuses précitées par certaines poussières, et notamment par le pollen de certaines plantes. Cette irritation mécanique ou chimique, qui paraît due plutôt ci des micro-organismes transportes sur les muqueuses par ces poussières qu aux poussièies elles-mêmes, n’est capable de produire la fièvie de foin que chez un nombre restreint d individus. Nous ignoi ons la cause de ces différences individuelles, mais nous savons que cette irritabilité spéciale est surtout fréquente che„

l’asthme

les individus atteints de 7'hinite hypertrophique, et quelle s'observe plus communément chez les goutteux, les névropathes ou les gens issus de souche goutteuse ou névropathique. )) Pour M. Joal [Archives de médecine., 1891), l’asllimo aurait souvent une origine ganglionnaire (hypertrophie des ganglions médiastinaux).

Sym!>tômes. — L’asthme, chez les enfants, peut être précédé par des accès spasmodiques de coryza survenant quand l’enfant passe d’un endroit chaud dans un endroit frais, de l’ombre au soleil, ou inversement, et accompagnés d’éternûments incessants. En assistant à ces crises, on peut prédire, comme le faisait Trousseau, l’asthme vrai à échéance plus ou moins longue.

Les accès typiques d’asthme ne sont pas la règle (diez les enfants ; chez eux, la forme catarrhale, sulfocaute, broncho-pneumonique, prédomine.

Tout à coup, l’enfant est pris de dyspnée, avec fièvre, toux incessante, sulTocation imminente; l’auscultation fait entendre des râles sibilants, ronflants, sous-crépitants dans toute la poitrine ; le faciès est cyanosé, les extrémités se refroidissent. Partageant les frayeurs dii l’entourage, le médecin annonce une bronchite capillaire des plus graves, et eu vingt-quatre, quarante-huit heures, la guérison est assurée.

L’accès, i)lus ou moins violent, se reproduit ainsi à quelques semaines ou quelques mois d’intervalle, et, si l’erreur de diagnostic a pu être e.xcusable la première lois, elle est facilement évitée pour Ic^ accès suivants.

Dans les intervalles des attaques, la santé est parfaite; à la longue, le thorax se bombe, les vésicules pidmonairejj se dilatent et l’emphysème vient mêler «CS signes permanents aux symptômes intermittents <le l’asthme.

Quelque rassurant (|uc soit le diagnostic d’asthme.

TRAITÉ DES MALADIES DE l’eNEANCK

il est impossible de iic pas être eiri-ayô de l’état asjiliyxique qui accompagne l’accès, et, })Our ma part, j’ai vu la mort s’ensuivre.

Diagnostic. — Le diagnostic de l’asthme infantih*est des plus délicats; tous les symptômes du catarrhe suffocant se trouvent réunis ; mais le début foudroyant,, la marche rapide du catarrhe et enfin la notion des antécédents héréditaires feront reconnaître l’asthme. Si la maladie est méconnue au premier accès, elle ne le sera pas au second. Les enfants dyspeptiques, atteints de dilatation de l’estomac, peuvent présenter des accès d’oppression qui rappellent l'asthme (asthme dyspeptique).

Si l’on se trouve dans un pays à endémie palusü’e, on se souviendra que la malaria peut revêtir le masque du catarrhe asthmatique et l’on donnera la quinine en lavement, en suppositoire ou en injections souscutanées.

Traitement. — Le traitement doit viser deux choses: l’accès d’abord, ensuite la maladie, la diathèse cause des accès.

Contre l’accès, on emploiera l’ipéca à la dose de 1 gramme ou 1 gr. SO, les fumigations de dalura stramonium^ de papier nitré, la belladone en sirop ou en pilules. L’emploi simultané des ventouses sèches soulagera la dyspnée.

L’antipyrine (1 gramme en solution) est indiquée comme antinervin. On a vanté aussi les inhalations d’o.xygène, la pyridine, la teinture de lobelia inflala (Moncorvo).

Enfin, contre la maladie elle-même, contre la diathèse arthritique, on donnera les alcalins, 1 iodure de potassium, on prescrira le traitement thermal (Mont-Dore). Prenant en considération les recherches

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