‹ Traité des maladies de l'enfance (volume 2)Chapitre 45 sur 145 · EMBARRAS GASTRIQUE · texte numérisé non relu

EMBARRAS GASTRIQUE

îiitRië, dont la source est dans Testoniac ou dans l’intestin. Aussi n’est-ce pas indifféremment chez tous les sujets qu’on observe la maladie, mais plutôt chez ceux qu’une mauvaise hygiène alimentaire ou un mauvais ^tat des voies digestives prédispose à toutes les formes <le gastro-entérite.

L’embarras gastrique, manifestement symptomatique et secondaire dans les maladies infectieuses (fièvres ■éruptives, fièvre typhoïde, grippe), n’est primitif qu’en apparence dans les autres circonstances. 11 est provoqué, tantôt par l’usage des aliments indigestes, tantôt par l’abus des liquides, tantôt par le refroidissement accidentel. Mais souvent, dans tous ces cas, il n’est qu’un épiphénomène aigu d’une maladie chronique, en particulier de la dilatation de l’estomac.

Symptômes. — L’enfant est pris, plus ou moins brusquement, de fièvre, d’anorexie, de céphalalgie, d’abattement. La fièvre peut atteindre rapidement un chiffre élevé (40“), mais elle ne reste pas longtemps à cette hauteur; les rémissions matinales sont très accusées, et, au bout de cinq, six ou huit jours, l’apyrexie est complète. Elle est accompagnée parfois de sueurs abondantes, plus rarement d’épistaxis.

La tête est lourde, douloureuse au niveau du front et des tempes ; le sommeil est nul ou agité, interrompu par des cauchemars.

La langue est toujours épaisse, saburrale, recouverte ■d’un enduit blanchâtre; l’anorexie est habituelle, et souvent il y a du dégoût pour les aliments solides. Les boissons fraîches et acidulés sont recherchées, car la soif est des plus vives.

Il n’est pas rare de constater un endolorissement général du ventre ou une sensibilité localisée à l’épig^astre et réveillée par la pression. En même temps, il

TUAITK DKS MALADIES DE l’eNFANCE

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y a dos nausées ol, quelquefois des vomrssemenls glaireux ou bilieux.

La constipation est habituelle; elle est souvent opiniâtre; cependant, la diarrhée est signalée dans quelques cas, tantôt lientérique, tantôt bilieuse. Il y a des formes légères et courtes qui ne durent pas plus de quatre à cinq jours; il yen a d’autres qui se prolongent huit, dix et même quinze jours. La courbature, l’abattement, l’impotence fonctionnelle, sont toujours notables. Le pronostic est bénin, mais les récidives sont fréquentes.

Diagnostic. — Au début, rien de plus difficile que le diagnostic différentiel de l’embarras gastrique, car la plupart des maladies aiguës prennent le masque de cette affection au début de leur évolution. La fièvre typhoïde, la méningite tuberculeuse, la grippe, les fièvres éruptives ne pourront être éliminées qu’au bout de plusieurs jours d’observation. A chaque instant, dans la pratique, nous sommes obligés de faire les plus expresses réserves eu présence d’enfants atteints d’embarras gastrique. Quand on prend la température matin et soir, on constate qu’elle est très élevée le soir et presque normale le matin; ces fortes rémissions matinales appartiennent à l’embarras gastiâque plutôt qu’à la fièvre typhoïde.

Traitement . — Le traitement servira parfois de critérium; l’administration immédiate d’un ipéca (1 gramme ou 1 gr. 50), d’un purgatif (huile de ricin, scammonée, calomel), en faisant cesser tous les accidents, tranchera la question.

Si l’embarras gastrique se prolonge malgré l’usage des évacuants, on fera l’antisepsie des voies digestives à l’aide du naphtol (1 gramme par jour, divisé en quatre ou cinq paquets, mêlés de poudre de sucre).

LES DIARlilIÉES OU ENTÉRITES

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Cette médication, souvent efficace, cadre bien avec l’idée que nous nous faisons de la nature de l’embarras gastrique.

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