A. — LES CORYZAS
Les inflammations de la membrane pituitaire, ou coryzas, peuvent être aiguës ou chroniques. Aigu, le coryza, ou rhume de cerveau, s’observe à tous les âges, aussi bien chez les nouveau-nés que chez les enfants plus âgés ; chez ces derniers, il ne dillere pas de ce qu’il sera plus tard, à l’âge adulte ; chez les premiers, au contraire, il alTecte des allures et une gravité spéciales.
Chronique, le coryza infantile mérite toute notre attention, à cause de sa fréquence et de ses particularités cliniques.
1“ Coryza aigu ou rhinite.
/üiologie. — Quand le coryza est simple, quand iî est primitif, il est dû au refroidissement: c’est le type des inflammations a frigore.
TRAITÉ DES MALADIES DE L’eNFANCE
Dès la naissance, l’enfant traduit la susceptibilité de ses fosses nasales par des éternuements répétés. Si le nouveau-né reste trop longtemps nu, dans une pièce froide, il ne tarde pas à présenter les signes du coryza ou rhume de cerveau.
Les bains, les lotions, les soins de propreté peuvent être l’occasion du refroidissement qui amène le coryza.
Si l’enfant sort par un temps froid, sans être suffisamment vêtu, il peut encore s’enrhumer. Les brusques changements de température sont les causes habituelles de la rhinite a frigore, qui ne se montre jamais plus fréquente que dans les jours variables du printemps et de l’automne, où le froid est si souvent associé à l’humidité.
Parfois, c’est l’exposition au soleil ou le passage d’un lieu froid à un lieu surchaulTé qui provoque le coryza, surtout dans les familles arthritiques, chez les enfants héréditairement prédisposés à l’asthme ou à la goutte. |
Comme cause prédisposante du coryza, il faut citer les déformations innées ou acquises du nez, les lésions des cornets, les déviations de la cloison, etc. Lasègue croyait au coryza des nez bossus. '
A côté du coryza aigu a frigore, il faut distinguer '
celui qui marque le début de la grippe, de la rougeole t
et celui qui accompagne certaines formes de diphthérie.
Tous ces coryzas aigus symptomatiques ne doivent I pas nous arrêter, car ils ne constituent qu’un symptôme ou qu’une étape de maladies infectieuses précédem- > ment étudiées ; le coryza n’apparaît alors qu à titre de ' localisation d’une maladie infectieuse générale.
Ce qui ne veut pas dire que le coryza aigu simple n’ait pas, lui aussi, à compter avec l’infection, et peutêtre n’est-il qu’une de ces nombreuses maladies infec- 'I lieuses non spécifiques, dont les microbes, qui sont nos