CORPS ÉTRANGERS DES VOIES AÉRIENNES OO.J
dans une bronche, ne donne lieu que plus tard à des u^ccidents.
Le retour à la santé parait complet 5 mais, au bout (le quelques semaines, de quelques mois, apparaissent des signes de bronchite, une toux pénible, des crachats muco-purulents ou sanguinolents, de la dyspnée. Paifois, le corps étranger est expulsé alors par les \oies naturelles. Mais il ne faut pas y compter.
On a pu prendre pour des phthisiques les enfants qui présentaient ces symptômes tardifs. Il est bien rare ■que la présence d’un corps étranger dans les voies aériennes soit compatible avec la santé et même avec la vie.
La mort presque immédiate ou prochaine dans quelques cas, la gravité des complications, la rareté de la guérison, même après la trachéotomie, tout assombrit le pronostic.
Diagnostic. — L’àge de sujets souvent inconscients, l’absence de renseignements précis, rintermittence des accès, rendent le diagnostic difficile dans certains cas. On attachera de l’importance aux commémoratifs, ■à la toux convulsive initiale, à l’intermittence des accès de sulfocation, au bruit de grelot ou de drapeau quand il existe, à l’alfaiblissement du murmure vésiculaire coïncidant avec la persistance de la sonorité, et enliii à l’examen laryngoscopique, qui permettra seul parfois de faire le diagnostic et le traitement (corps étrangers fixés dans le larynx). Le cathétérisme œsophagien, dans les cas douteux, permettra d’éliminer les corps étrangers œsophagiens. La laryngite striduleuse et le spasme de la glotte se reconnaîtront par leurs signes propres et par les conditions au milieu desquelles ils iuirviennent.
Le croup d’emblée ne tardera pas à se distinguer
TIUITÉ DES MALADIES DE l'eNFANCE
par la raucité permanente de la toux et de la voix, par l’état général, etc.
L’erreur n’est possible que lorsqu’on se trouve tout à coup en présence d’un enfant atteint de sulTocation, et qu’on manque de renseignements sur les phénomènes qui ont précédé cet état. Alors il faut attendre pour asseoir son jugement.
Traitement. — L’indication unique est de provoquer l’expulsion rapide du corps étranger, soit par les voies naturelles, soit par l’ouverture de la trachée. Les vomitifs, administrés trop souvent, ne sont pas à conseiller. La position tête en bas est plus rationnelle; elle adonné quelques succès.
L’enfant étant ainsi incliné, on lui frappera sur le dos en lui disant de tousser. Mais il ne faut pas s’attaider trop à ces moyens qui peuvent accroître la suffocation et faire perdre un temps précieux.
Si le corps étranger est sus-glottique, il peut être extrait avec les doigts ou une pince ; s’il est intralaryngé, on s’aidera du miroir.
En général, la trachéotomie s’impose ; on la fera le plus tôt possible et on maintiendra béante les lèvres de la trachée, avec un dilatateur. Si le corps étranger n’est pas chassé, on ira à sa recherche à l’aide d’une pince recourbée. La statistique nous apprend que les enfants trachéotomisés pour corps étrangers guérissent dans une proportion beaucoup plus grande que les. enfants laissés à eux-mêmes (Guyon).
bronchite aigue