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BRONCHITE AIGUE

La percussion thoracique ne donne rien d anormal, la sonorité est conservée.

L’auscultation permet d’entendre des râles sonores, gros ou fins ; les premiers rappellent les vibrations d’une corde de basse, les seconds simulent le grincement du violon ou le piaulement des oiseaux. Ces râles, dits ronflants dans le premier cas, sibilants dans le second, sont disséminés et mobiles ; produits par le conflit de l’air et des mucosités bronchiques, ils disparaissent sous l’influence des accès de toux, pour revenir ensuite.

La localisation principale de ces signes, comme des lésions qu’ils révèlent, est en arrière, de sorte q.ue l’auscultation du dos peut suffire. Les régions antérieures, sous-claviculaires et pectorales, sont souvent indemnes.

Quand l’enfant respire mal, l’auscultation est difficile et le médecin peut se fatiguer â attendre un son qui ne se produit pas.

Ce résultat négatif est d’ailleurs un bon signe qui indique une maladie peu sérieuse. Aussitôt que la bronchite devient intense, la dyspnée précipite les mouvements du thorax et l’oreille entend tout, avec ou sans le consentement de l’enfant.

A côté des râles sonores, qui manquent parfois et qui sont toujours rares et disséminés, on peut percevoir des râles secs, analogues à des craquements ou à des frottements, et des râles humides, sous-crépitants, qui siègent surtout à la base des poumons. Ces râles bullaires sont plus ou moins abondants, plus ou moins serrés, suivant l’intensité de la bronchite.

Les râles ronflants, c’est-à-dire sonores et bas, existent quelquefois seuls ; ils indiquent la présence de mucosités adhérentes dans les grosses bronches, ils

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caractérisent une l'orme simple, légère, qu’on pourrait appeler bronchite ronflante.

Les râles sibilants, produits dans les bronches d’un plus petit calibre, appartiennent à une forme un peu plus intense, la bronchite sibilante.

Quand il y a des râles sous-crépitants, la bronchite, plus ancienne et plus humide, est alors plus rebelle : c’est la bronchite qu’on pourrait appeler crépitante ou bullaire. Dans tous ces cas, la bronchite peut être unilatérale, quoique la bilatéralité des signes soit ordinaire.

Mais cette échelle de gradations n’a rien d’absolu et nombreux sont les cas mixtes, dans lesquels on peut entendre toutes les variétés de râles, les uns disséminés dans les parties supérieures et moyennes (râles sonores), les autres fixés aux bases (râles bullaires), comme si la pesanteur agissait pour accumuler les exsudais les plus fluides dans les bronches les plus inférieures.

J'ai dit que la dyspnée, peu marquée dans le simple rhume ou même nulle, était parfois très accusée. Cette dyspnée se développe surtout dans les cas de bronchite spasmodique qui succèdent â la répercussion d’un exanthème. J’ai vu un garçon de dix-huit mois, atteint d’eczéma impétigineux de la face et du crâne, être pris d’orthopnée chaque fois que son éruption était supprimée ou amendée, et retrouver le calme respiratoire à chaque floraison nouvelle de son exanthème.

Le pouls, dans la bronchite aiguë, peut être fréquent, il peut atteindre 120, 140, 150 par minute; mais ses variations ont peu d’importance chez les enfants.

La température oscille entre 38° et 39® dans les cas moyens ; elle peut être normale dans les cas légers ; elle peut atteindre 40° et plus dans les cas intenses.

L’hyperthermie se rencontre surtout dans les cas où la bronchite se complique de ces congestions pul-

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