PLEURÉSIE PURULENTE
la présence de ces loges et des cloisons membraneuses qui les limilenl.
Traitement. — Il faut toujours intervenir chirurgicalement dans la pleurésie purulente de l’enfance. On fera toujours une ponction, quelle que soit la nature du liquide. On pourra même en faire une seconde, si l’épanchement se reproduit; mais il ne faut pas aller au delà et perdre un temps précieux, sous prétexte que l’épanchement est à jjiieumocoque et qu’il peut guérir par une série de ponctions.
En elîet, ce traitement est insuffisant et n’amène qu’un soulagement momentané; il ne supprime pas le foyer infectieux et il laisse l’enfant en proie à sa lièvre, à son hecticité, à sa cachexie.
Il faut donc toujours, après une ou deux ponctions, ouvrir largement un espace intercostal (pleurotomie), en s’entourant de toutes les précautions antiseptiques usitées. La résection costale, si répandue en Allemagne, est superflue.
Après l’évacuation complète de la plèvre, il est bon de faire un grand lavage avec une solution tiède de sublimé à 1 p. 3000 ou 4000, suivie, d’une injection d’eau salée, de chloral à 1 p. 100, d’acide borique à 3 ou 4 p. 100, etc.
Quelques auteurs conseillent le simple pansement antiseptique, sans lavage. Quelquefois, on est obligé de faire plusieurs lavages (putridité de l’épanchement, retour de la fièvre).
Quand l’opération est bien faite, la guérison est prompte et l’enfant peut être sur pied au bout de quinze jours ou trois semaines.
Quand la pleurésie est enkystée, on peut la traiter par les injections interstitielles de sublimé à 1 p. 1000, de chlorure de zinc à 5 p. 100, d’eau naphtolée saturée, etc.
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