ENCÉPHALITE AIGUE ET ABCÈS DU CERVEAU
Si la fontanelle n’était pas fermée, on la voit s’affaisser, et les os du crâne se rapprochent, chevauchent l’un sur l’autre.
Quand le sinus longitudinal supérieur est oblitéré, on observe la cyanose de la face, les épistaxis, les sueurs frontales. Si les sinus transverses et pétreux sont pris, la jugulaire du côté malade se vide, s’affaisse et semble beaucoup moins apparente que de l’autre côté. Dans quelques cas, on a constaté un œdème de la région mastoïdienne.
Quand la thrombose occupe le sinus caverneux, il y a de l’exophthalmie ou de l’œdème palpébral supérieur.
La mort est en quelque sorte fatale et elle ne tarde pas; les cas de guérison sont très douteux et s’expliquent par des erreurs de diagnostic.
Traitement. — Le traitement est réduit à bien peu de chose, il ne saurait être que palliatif. On emploiera les sangsues, la glace sur la tête, les purgatifs.
On fera surtout de la prophylaxie en traitant avec soin et d’une façon antiseptique les otorrhées, les plaies de tête, les furoncles et anthrax de la face; en agissant ainsi, on préviendra l’érysipèle, cause relativement fréquente de thrombose des sinus.