‹ Traité des maladies de l'enfance (volume 2)Chapitre 85 sur 145 · GI · texte numérisé non relu

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TnAITÉ DES MALADIES DE l’ENFANCE

se rencontre un peu plus souvent dans la seconde que dans la première enfance.

Tantôt, la cause est ignorée et l’encéphalite semble primitive; tantôt et plus souvent, elle est secondaire à un traumatisme (contusion, plaie, fracture du crâne), à une otite, à une carie du rocher, à une ostéomyélite, à une ophthalmie purulente, à la pyohémie, à la variole, à la rougeole, etc.

M. llénoch a vu une rhinite chronique avec carie de la lame criblée de l’ethmoïde entraîner un abcès colossal de l’hémisphère droit. Rilliet et Barthez ont vu une pleurésie purulente se compliquer d’abcès cérébral. Toutes ces maladies agissent en ouvrant la porte à un microbe pyogène (streptocoque ou staphylocoque).

De toutes les causes, la plus fréquente est l’otite suppurée, avec ou sans carie du rocher; cette maladie provoque, soit par propagation, soit à distance, un abcès qui peut occuper le cerveau, le cervelet et même l’isthme.

Anatomie pathologique. — La collection purulente peut être précédée de la lésion décrite sous le nom de ramollissement rouge.) à cause de la faible consistance de la pulpe cérébrale et de la congestion qui l’accompagne.

D’après M. Hayem, il se fait une multiplication des cellules de la névroglie, qui s’accumulent autour des vaisseaux sanguins et lymphatiques, puis les éléments cellulaires sont frappés de dégénérescence granulograisseuse; enfin, la diapédèse des globules blancs joue un rôle important dans la formation du pus.

Quand le pus est collecté, il se loge dans une cavité irrégulière, à parois tomenteuses, ou lisse et kystiforme. Ce pus est .jauiie verdâtre, épais, bien lié, parfois fétide.

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