TUMEURS CÉRÉBRALES
épinière (1). Les dimensions varient du volume d’un pois ou d’une noisette à celui d’une noix, d’un œuf.
Le tubercule est caséeux, enkysté, ramolli au centre, rarement crétacé. On relève la coïncidence de méningite, d’hydrocéphalie. Les hydatides ont été observées dans les ventricules latéraux, les circonvolutions, les méninges ; les cysticerques affectent la même distribution, sans présenter le même volume. Gerhardt a réuni. 12 cas de cysticerques du cerveau.
A côté du myxome, du névrome signalé par Barthez et Sanné, il faut citer le sarcome, qui est moins rare et qui peut venir des os ou des méninges.
Les gliomes sont des tumeurs molles, opalines, a évolution lente.
Une tumeur peut quelquefois perforer la dure-mère et le crâne, s’étaler sous le cuir chevelu f2).
Symptômes. — Les tumeurs encéphaliques, même volumineuses, peuvent rester latentes, quand elles siègent dans le centre ovale, quand elles ne lèsent pas les tractus moteurs.
Après avoir été silencieuses pendant <les mois et des années, elles peuvent se traduire soudain par des convulsions, le coma et la mort.
Damaschino a vu une fillette de six ans atteinte d’un cysticerque du quatrième ventricule resté latent (3). Parrot a vu une fille de sept ans qui portait dans le lobe occipital gauche une poche hydatique du volume du poing; après une longue période de tolérance, la tumeur se termina par des accès épileptiques et un coma mortel (4).
(1) Société anatomique, 1874.
(2) Reer {Recueil de médecine et chirurçiie mililaircs, 1871).
(3) Société médicale des Hôpilaux, 1863.
<4) Ibid., 1868.
Parmi les symptômes habituels, on note une céphalalgie opiniâtre et fixe, qui siège du coté de la tumeur, qui occupe le front ou les bosses pariétales, s’il s’agit du cerveau, l’occiput si la tumeur intéresse le cervelet. Cette céphalalgie affecte parfois les allures de la migraine.
Dans d’autres cas, on voit survenir des troubles oculaires, strabisme, ptosis, amblyopie, névrite optique; des paralysies, des tremblements, des contractures dans un membre, de la roideur cervicale, de l’incoordination motrice. Les enfants deviennent agités, irritables et présentent tout à coup des convulsions épileptiformes.
Ou bien ils ont des vomissements faciles, qui, coïncidant avec la constipation et la céphalalgie, font penser à la méningite. Les vertiges, la titubation, l’hémiplégie, l’hémichorée, s’ajoutent à ces symptômes.
Ailleurs, ce sont des troubles de la déglutition (dysphagie) ou de la respiration (dyspnée, irrégularités), relevant de la compression bulbaire ; ou bien une hémiplégie faciale complète, une paralysie alterne (tumeur du mésocéphale), l’aphasie, l’épilepsie jacksonienne, l’ataxie cérébelleuse.
La marche de la maladie est des plus irrégulières, la durée peut être assez longue et dépasser deux ans, mais, le pronostic est presque fatal : l’enfant meurt dans le coma ou à la suite d’une poussée méningitique.
Diagnostic. — Le diagnostic des tumeurs cérébrales est souvent impossible ; on s’aidera des notions qu’on possède sur les localisations cérébrales, on se servira de l’ophthalmoscope ; des symptômes particuliers, aphasie, hémiplégie alterne, épilepsie partielle, donneront des indices sur le siège de la tumeur plutôt que sur sa nature. La migraine, les céphalées de croissance.
PARALYSIE INFANTILE ATROPHIQUE
l’éclampsie infantile, l’épilepsie vraie, la méningite tuberculeuse, l’hémorrhagie méningée, devront être distinguées.
On pensera au tubercule cérébral quand on verra des enfants chétifs, atteints d’otorrhée, d’adénites, de gommes, de spina ventosa et dont les parents sont tuberculeux.
La syphilis sera soupçonnée par les stigmates concomitants et les commémoratifs ; le traitement servira à ce diagnostic.
Traitement. — L’iodure de potassium, les frictions mercurielles donnent une chance de salut. En présence de signes qui permettent de localiser la tumeur, on sera autorisé à trépaner et à faire l’extirpation.