TUBERCULOSE CRANIENNE
(paralysie pseudo-bulbaire), on a trouvé un gros tubercule du noyau lenticulaire gauche, un tubercule de la couche optique droite, un tubercule du lobe occipital droit.
Les tubercules du cervelet entraînent, quand ils sont volumineux, une symptomatologie spéciale : titubation, vertiges, impossibilité de se tenir debout ; aux symptômes d'ataxie cérébelleuse, il faut ajouter les vomissements, la céphalée et autres signes de compression intra-cranienne. Chez une fille de neuf ans et demi, de mon service, qui avait des vomissements, de la céphalée, des étourdissements, de l'amauros.e (œdème de la papille) avec cutiréaction à la tuberculine positive, A. Broca a bien voulu faire une craniectomie décompressive temporo-pariétale gauche qui n'a donné qu'une amélioration passagère. A l'autopsie, nous avons trouvé le lobe gauche du cervelet envahi par un tubercule caséeux gros comme une mandarine.
A côté des tubercules de l'isthme de l'encéphale, qui se traduisent par des paralysies oculaires ou des hémiplégies, il faut placer les tubercules de l'écorce cérébrale, qui, lorsqu'ils siègent dans les zones motrices, entraînent des convulsions épileptiformes, des contractures, de l'aphasie.
Le pronostic des tubercules encéphaliques est des plus graves ; cependant la guérison est moins rare que dans les cas de méningite tuberculeuse. Si la tumeur est isolée, si elle siège dans une partie tolérante (centre ovale, lobe occipital), elle peut aboutir à la régression calcaire ou fibreuse.
Le diagnostic de tumeur cérébrale est possible ; quant à affirmer l'existence du tubercule, on ne peut le faire qu'en tenant compte d'éléments étrangers à la symptomatologie elle-même : âge et tempérament de l'enfant, antécédents héréditaires et personnels.
Le traitement spécifique (mercure et iodure de potassium) doit toujours être essayé, car il offre une chance de salut.