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TUMEURS CÉRÉBRALES

piration (dyspnée, irrégularités), relevant 'de la compression bulbaire ; ou bien une hémiplégie faciale complète, une paralysie alterne (tumeur du mésocéphale), l'aphasie, l'épilepsie jacksonnienne, l'ataxie cérébelleuse.

Des symptômes particuliers s'observent quand la glande pinéale est le siège d'un néoplasme. Un garçon de dix ans, vu par F. Raymond et H. Claude [La Tribune Médicale, 1910), présente depuis longtemps de la .céphalalgie, des vomissements, de l'amaurose en même temps que de l'adiposité (poids et taille exagérés) et de la pilosité génitale. A ces symptômes viennent s'ajouter de l'hydrocéphaHe avec éclatement des sutures, de la paralysie des quatre membres, une atonie générale avec somnolence. A l'autopsie, on trouve un gliome de l'épiphyse; l'hypophyse est comprimée par le plancher du 3© ventricule, les glandes surrénales sont hypertrophiées.

Chez un garçon de six ans et demi, vu par Sutherland et HoUand [Brit. Journ. of Children'sDis., mai 1904), avec céphalée, strabisme, incertitude de la marche et de la parole, dysphagie avec bave, immobilité de la face à droite, la mort est survenue par syncope. A l'autopsie, gliome de la protubérance entourant et comprimant la septième paire droite.

Dans un cas de Porter Parkinson et Hosford {Royal Soc. of Med., avril 1908), un fibro-psammome du cervelet chez une fille de quatorze ans avait entraîné de l'exophtalmie. De même chez une fille de dix ans vue par Booth (angio-sarcome du cervelet). Dans ces cas, on a relevé une hydrocéphalie par compression. M. Acuna et J. Sanchez [Arch. Lai. Amer, de Ped., mai-juin 1917) ont vu un tuberculome du cervelet chez un garçon de 4 ans 1 /2 : céphalées, vertiges, marche difficile, cécité par névrite optique, strabisme convergent, cuti-réaction positive. La craniectomie a découvert un tubercule comme une orange occupant tout le lobe gauche du cervelet.

G. Gore Gillon [Brit. Med. Journal, 2 juillet 1910) a vu une fille de 15 ans qui présentait des vomissements et de la céphalée depuis 4 mois ; troubles de la vue, douleur occipitale, raideur de la nuque. Actuellement la céphalée est frontale. L'enfant chancelle en marchant, surtout du côté gauche. Si elle ferme les yeux, elle tombe de ce côté qui est parésié. Réflexe rotulien absent, pas de Babibski, paralysie du moteur oculaire externe gauche, léger nystagmus, double névrite optique. On conclut à un kyste cérébelleux gauche ; une trépanation donne 100 grammes de liquide clair sans crochets. Guérison.

Marche irrégulière ; la durée peut dépasser deux ans, mais le pronostic est presque fatal : l'enfant meurt dans le coma ou à la suite d'une poussée méningitique.

Diagnostic. — Le diagnostic des tumeurs cérébrales est souvent impossible ; on s'aidera des notions qu'on possède sur les localisations cérébrales, on se servira de l'ophtalmoscope ; des symptômes particuhers, aphasie , hémiplégie alterne, épilepsie partielle, donneront des indices sur le siège de la tumeur plutôt que sur sa nature. La migraine, les céphalées de croissance, l'éclampsie infantile, l'épilepsie vraie, la méningite tuberculeuse, l'hémorragie méningée, devront être distinguées. On pensera au tubercule cérébral quand on verra des enfants chétifs, atteints d'otorrhée, d'adénites,^ de gommes, de spina ventosa, et dont les parents sont tuberculeux. L'examen du CoMBY. — Maladies de VEnfance. 49

fond de l'œil, en faisant voir des tubercules de la choroïde, fera pencher la balance en faveur dutuberculome; dans denxcas rapportes par L. Babonneix et R. Voisin ( Gaz. des Hop., 1909), l'ophtalmoscope a permis de faire ce diagnostic. Le syphilome sera soupçonné par les stigmates concomitants, la réaction deWassermann et les commémoratifs ; le traitement servira à ce diagnostic. Traitement. — L'iodure de potassium, les frictions mercurielles donnent une chance de salut. En présence de signes qui permettent de locaHser la tumeur, on sera autorisé à trépaner et à faire l'extirpation. Même si l'on ne peut locaHser la tumeur, se guidant sur la compression cérébrale, l'œdème de la papille, la cécité imminente, la céphalalgie, on sera autorisé à faire la cranieciomie décompressive , qui a donné de beaux succès à A. Broca, à de Martel et à d'autres chirurgiens {Arch. de Méd. des Enfants, août 1912).

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