DÉMENCE PRÉCOCE
Sous le nom de démence précoce, on doit entendre un affaiblissement notable de toutes les facultés intellectuelles survenant dans l'adolescence ou la jeunesse. Ce n'est pas à proprement parler une ps?/c/iose de l'enfance; nous la décrirons néanmoins parce qu'elle a ses racines chez les enfants déjà grands et qu'il y a un incontestable intérêt à en dépister les premières manifestations.
Esquirol, quand il décrit Vidiolie accidentelle ou acquise, semble avoir entrevu la démence précoce, dont Morel prononce le nom sans y insister. Plus tard, Kahlbaum (1863) et Hsecker (1871) mettent en relief Vhébéphrénie, une des formes principales de la démence précoce. Christian (1899) insiste à son tour sur la démence précoce des jeunes gens. A la même époque, Krsepelin, dans son traité de psychiatrie (6^ édition), décrit complètement la démence précoce, dont il distingue trois formes : P hébéphrénique ou maniaque ; 2^ caiaionique ou stupide ; 3^ paranoïde ou déhrante. Il en fait une maladie par auto-intoxication .