‹ Traité des maladies de l'enfanceChapitre 144 sur 342 · DÉMENCE PRÉCOCE · texte numérisé non relu

DÉMENCE PRÉCOCE

Sous le nom de démence précoce, on doit entendre un affaiblissement notable de toutes les facultés intellectuelles survenant dans l'adolescence ou la jeunesse. Ce n'est pas à proprement parler une ps?/c/iose de l'enfance; nous la décrirons néanmoins parce qu'elle a ses racines chez les enfants déjà grands et qu'il y a un incontestable intérêt à en dépister les premières manifestations.

Esquirol, quand il décrit Vidiolie accidentelle ou acquise, semble avoir entrevu la démence précoce, dont Morel prononce le nom sans y insister. Plus tard, Kahlbaum (1863) et Hsecker (1871) mettent en relief Vhébéphrénie, une des formes principales de la démence précoce. Christian (1899) insiste à son tour sur la démence précoce des jeunes gens. A la même époque, Krsepelin, dans son traité de psychiatrie (6^ édition), décrit complètement la démence précoce, dont il distingue trois formes : P hébéphrénique ou maniaque ; 2^ caiaionique ou stupide ; 3^ paranoïde ou déhrante. Il en fait une maladie par auto-intoxication .

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