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TABES DORSAL SPASMODIQUE

a pour guides la gibbosité, les troubles vésicaux et intestinaux. La sclérose latérale amijolrophiqiie (maladie de Charcot) intéresse les cornes antérieures et se traduit par l'atrophie. L'ataxie héréditaire a pour elle le nystagmus l'incoordination motrice, l'absence des réflexes. Reste la sclérose en plaques qui a pu induire en erreur Erb et Charcot.

Traitement. — Erb aurait obtenu la guérison par les courants continus dans un cas. Charcot n'a rien tiré de l'électricité, des pointes de feu de l'hydrothérapie. Le bromure de potassium calme les spasmes, sans les vaincre entièrement. On peut donner, pour rempHr la même indication l'antipyrine. Les mouvements passifs, l'éducation des muscles, la gynmastique suédoise sont à recommander. De plus en plus il faut faire intervenir la rééducation des mouvements, d'autant plus efficace que l'enfant sera plus intelligent. Vincent (de Lyon) a insisté sur le traitement orthopédique : ténotomie simple ou multiple et immobilisation. L'anesthésie chloroformique montrera si les difformités et les attitudes vicieuses sont dues à la contracture ou à la rétraction tendineuse. Dans ce dernier cas, on sectionnera les tendons qui résistent. Il a conseillé le tricycle (1898).

La plupart des auteurs confondent le tabès dorsal spasmodique avec la maladie de Liille ; Brissaud en distingue cette dernière, qui serait une paraplégie spasmodique congénitale spéciale, curable jusqu'à un certain point et répondant à un arrêt ou à un retard de développement des cordons antérolatéraux de la moelle. F. Raymond, dans une leçon pubhée par la Semaine médicale (14 avril 1897), a donné une définition plus large que confirment nos observations personnelles.

« Le fait d'être né avant terme n'est pour rien dans le développement de la maladie de Liille. La production d'une lésion cérébrale, antérieurement à la naissance ou au moment d'une naissance laborieuse, est tout. Cette lésion entraîne ou n'entraîne pas l'arrêt du développement des faisceaux pyramidaux, suivant qu'elle siège ou non à l'origine de ces faisceaux pyramidaux : arrêt de développement des faisceaux pyramidaux et rigidité spasmodique sont des conséquences d'une même cause, la lésion cérébrale.

« La rigidité spasmodique peut exister sans arrêt de développement des faisceaux pyramidaux ; donc elle n'est pas sous sa dépendance. »

Si la maladie de Little revêt le caractère familial (cas de Raymond et de Morquio, Arch. de Méd. desEnfanls, 1901-1903; Bev. méd. del Uruguay, oct. 1903), on la décrit sous le nom de paraplégie spasmodique familiale ou diplégie spasmodique familiale, suivant que la contracture est limitée aux membres inférieurs ou s'étend aux quatre membres.

Chr. Jakob [Bev. de la Sociedad med. Argeniina, sept.- oct. 1909) a rapporté un cas intéressant de paraplégie spasmodique famihale ou maladie de Slriimpell : garçon de douze ans atteint de paraplégie spasmodique progressive comme deux de ses frères ; exagération des réflexes rotuHens, signe de Babinsk'', clonus du pied; mort par broncho-pneumonie. A l'autopsie, on trouve le corps calleux, les pédoncules, la protubérance, les pyramides peu développés (dégénérescence des faisceaux pyramidaux). Chez les trois frères, le début de la maladie s'était fait entre trois et cinq ans.

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